SOURCES DES ILLUSIONS SUR LA PAUVRETÉ
Les sources des illusions sur la pauvreté sont :
4. Le peu de réfleæion sur les obligations impo- ‘sées pur le vœu de pauvreté.
. Ces obligations sont les mêmes que celles },,, des vœux de chasteté et d’obéissañce. Les trois vœux de religion renferment des engagements formels qui ne peuvent être violés LL sans péché ; on le sait sans doute mais quand il s'agit de la pauvreté on agit avec une légèreté étonnante. Mu Ge
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e ou des 3 à l’état jusqu’à la cher aux coupable nité ! Il our faire es choses resse ou toujours eut aller gnatière, ordonnée
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violés s quand e légè-
petites fautes lombera peu à peu dans de plus
S'agitil du vœu de chasteté, par exemple ?
On est à cet égard d’une délicatesse qui va usqu’à redouter non seulement le péché mais encore l’ombre du péché. Nous sommes loin,
ertes, de condamner cette délicatesse qui fait honneur à la pureté de la religieuse, mais ce Qui est condamnable, c'est le peu de respeci que l’on a pour la pauvreté, soit comme vœu, soit comme vertu.
On s’accoutume petit à petit à la regarder, dans les détails de tous les jours, comme une espèce de formalité assez insignifiante ; on se
onfess des manquements qui paraissent plus graves eb encore se justifie-t-on souvent en donnant des raisons pour expliquer ce man-
quement dont on n’a aucun repentir, mais on
parle à peine de la faute de garder dans sa cellule une chose dont on n'a nul besoin,—de tenir d'une manière déréglée à un objet qu’on regarde comme sien, qu'on ne préterait que difficilement et qu'on ne remettrait à sa supérieure, si elle le demandait, qu'en murmurant beaucoup,—de laisser détériorer un objet parce
Roque on n'en est pas directement chargée, —de
passer de longs quarts-d’heure sans rien j'aire ou & s'occuper de futilités.…
Ces fautes peuvent être légères, elles ne blessent pas toujours directement le vœu de pauvreté ; mais ne compromettent-elles pas l'esprit religieux ? Maïs ne sont-elles pas cause de cette vie irrégulière qu’on vous reproche ? Et ne savez-vous pas que celui qui méprise les
andes ?=—N'êtes-vous pas obligée par 6tat À
ndre à la perfection, et tendre à la perfection »’est-ce pas chercher à éviter même les plu:
faibles imperfections ?--Ne sentez-vous pa:
que Pamour de la propriété s'insinue petit à petit dans votre esprit ? Que vous vous trou blez et vous vous irritez quand on vous enlève cet objet auquel vous sembliez ne pas tenir !