‹ Le livre des professes [microforme]Chapitre 94 sur 222 · t se Serprécepte ndements evoirs dt · texte numérisé non relu

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dées et multiplier le nombre de ses prières.

Quelle que soit la ferveur d’une religieuse, elle ne doit rien entreprendre au delà de ce qui est ordonné par sa règle, sans une permission de sa supérieure et, dans certains cas, de son confesseur.

V. “ Les auteurs conviennent, dit Craisson, qu'une religieuse qui garde ses vœux et est fidèle à tout ce qui lui est prescrit sous peine de péché grave, tend vraiment à la perfection. — Si elle avait seulement la volonté d'éviter les fautes graves et la disposition formelle de commettre les fautes vénielles qui se présenteraient, plusieurs auteurs pensent que cette disposition serait mortellement criminelle, parce qu’elle renfermerait le mépris du précepte ; mais, d’après $. Liguori, il est plus probable et plus communément reçu que, même dans ce cas, il n’y a pas toujours faute grave contre l'obligation de tendre à la perfection ; puisqu’on y tend par là-même qu’on observe ses vœux et que la disposition dont nous parlons peut venir d’une autre cause que du mépris formel du précepte et peut avoir sa source,

par exemple, dans l’idée qu’on s’est formée |

qu’il n’est pas nécessaire au salut d'éviter les

fautes légères, — ou dans l’amour de ses aises Bi

et la crainte de trop se mettre à la gène.

“ Toutefois, dit le même saint, si la religi. euse en question ne pèche pas grièvement contre le précepte formel de tendre à la perfection, elle pourra difficilement être à l'abri de faute grave sous d’autres rapports, tant à

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cause du danger où elle s'expose souvent de tomber en péché mortel, que de celui de nuire considérablement à la religion et porter coup à la discipline régulière par ses mauvais exemples et ses infractions continuelles aux règles de son institut.” (De: communautés à vœux simples, n° 478-479.)

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