‹ Le livre du compagnonage (volume 2)Chapitre 43 sur 67 · LE COMBAT D'ESPRIT · texte numérisé non relu

LE COMBAT D'ESPRIT

Aib : Que l'union est agréable, ou un soldat qu'une trêve.

Destin à mes voeux si contraire, Pourquoi viens-tu donc m'affliger?

Pourquoi , par un ordre sévère, A partir viens-tu m'obliger?

Il faut quitter ma tendre amie; 0 Dieu, pour moi quel triste jour!

Il faut quitter mon Emilie, le cher objet de mon amour.

Puisqu'enrln le Devoir l'ordonne, Je ne consulte que l'honneur.

O passion que Vénus donne, Eteins ta flamme dans mon coeur; Comptez sur mon obéissance.

Chers Compagnons de Liberté ; Tout soumis a votre puissance, Je fuis mon aimable beauté.

Quoi donc J est-ce là la promesse Que je faisais tous les moments, A mon idole, à ma maîtresse, Moi, le plus heureux des amants!

O belle, 6 touchante Emilie, Comment de toi me séparer P Je veux, je veux toute ma vie Te voir, te chérir, t'adocer.

Hélas! e$t-ee moi qui soupire, Esclave d'une passion?

Digitaedby G00gle

Ouelle faiblesse, quel délire Troublent mon esprit, ma-raisoirt 0b! non, je n'ai plus de courage; Mes forces m'ont abandonné, lies yeux sont couverts d'un nuage, JBt mon corps est tout enchaîné.

Grand Salomon, vois ma faiblesse; Vois mes transports irrésous, Vois mon cœur balancer «ans cesse Et pencher même vers Vénus.

Roi bon, exauce ma prière, Daigne soulager ma douleur ; Rends ton enfant dans la carrière De la sagesse , et de l'honneur.

Je sens renaître mon courage, Je sens triompher ma raison ; Je sors d'un pénible esclavage, Et je suis tout à Salemeu.

Voyageons dans la belle France, Accompagnés de l'équité, En y célébrant la puissance Du beau Devoir de Liberté.

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