‹ Le livre du compagnonage (volume 2)Chapitre 5 sur 67 · TAILLEURS DE PIERRE · texte numérisé non relu

TAILLEURS DE PIERRE

Les tailleurs de pierre, Compagnons du Devoir ou Compagnons passants, dits les Loups- Garoux sont, dit-on, moins anciens que les Compagnons étrangers, dont la Société existait seule dans le vieux temps.

La division se mit au sein de cette Société. Il y eut scission. Ceux qui se retirèrent fermèrent une association particulière, et se dirent Compagnons passants. Ces deux noms, étrangers et passants, Tiennent de ce que presque tous les tailleurs de pierre qui travaillèrent au tem-

Sle de Salomon n'étaient pas de la Judée, mais e Tyr et des pays environnants: ils étaient donc étrangers dans Jérusalem. Ils étaient passants aussi, car ils ne prétendaient pas y demeurer toujours.

Cette Société de tailleurs de pierre se divise en deux classes, les Compagnons . et ceux qui aspirent à l'être, et que Ton appelle Aspirants* Les Compagnons portent de longues cannes et des rubans fleuris de couleurs variées, attachés autour du chapeau, et tombant jusqu'au bas de l'oreille. Ils s'appellent Coterie, et portent des surnoms comme les autres tailleurs de pierre; ils topent9 ils ne hurlent pas. Leur rigueur envers les Aspirants est excessive.

Les Loups et les Loups-Garoux sont à peu près égaux en nombre; ils sont ennemis jurés, et se livrent souvent des combats sanglants. Quand ils travaillent à un même pont, il est

dangereux de les placer sur la même rive; la ri y ière est quelquefois trop étroite pour les séparer. Dans Pans cependant ils travaillent fréquemment ensemble, et il n'en résulte rien de mauvais.

Page 1