‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 42 sur 79 · A UN BICHE · texte numérisé non relu

A UN BICHE

AiB :

Parlez sur un ton bien pompeux De vos honaemrs^ devosHcbcssi^s, De vos châteaux majestueux , Fruits de soucisiet de iMissesses , Et, sur vas pieds tvus rodnssant , Dites que du divin Ne^ne Vous tenez en m«n le tridratl l'homme, toujours aoisumulaat. Peut-Il jouir'desaifoEtufle P

Moi , je n'ai qu'un petit taudis , Où je possède en paix Lisette ; Nous y vivons eootent»} unis , Sans entrave* et 'sans étiquette , Dans ce réduit de nulle ampleur.

Non, jamais visita importune, Par des propos pleins de noirceur.

Ne vient troubler notre beniMUTy Et nous jouissonssanstetone.

Un temps vous fûtes électeur»

Puis députée-plus tard ministre.

Vous avez troqué votre faenneur Pour de l'argent et plus d'un titre.

Trompant notre érédale efiK>ir, Combien de4<jis, à la tribune.

Vos longs diseoers Bous^ont ftdt' feir

«- fô9 —

Que votre dieu c*est le pootoir, Totre déesse Infortune.

Je suis fier de ma pauvreté ,

If àVant Torgueil ni Vor pour' maître ;

Je fais en tout ma volonté ,

Aussi ne suivie iaBoaifrlrattre.

Ile reposant de lourds tnavaux ,

De^ ieaips^n temps , sans gène énÉusm» ,

Je vois aies «mis , uses^ égaux ;

Chez nova on soui^itaux' bons mots ,

Sans s'occuper de la foritine.

Tèus avez des biens , des hanneu^s ,

Mais vous en convoitez encore

Plus sur vous tombant les foveurs.

Plus rambition vous dévore.

Pour vous nen de satisfaisant!

BansTor vous sentez Tinfèrtune; Le temps fuit. Un chagrin cuisant Tous ronge et Vous traîne au néant.

Adieu, grandeur, adieu , fortune !

De mon sort je suis satisfait ,

Le bonheur doit être en iioii^Mtties ;

Dans tin daraietère Men fi&it

Est la source des biens suprêmes.

Loin ^e Tititrigue et du ft^acas.

Je méconnais toikte yanctane ;

Joyeux , je voyage icS-bâs ;

Pour mon or je ne tremoie pas ,

Bt Je me ris de «la fortune.

REMERCIEMENT A LA SOClÉtÉ.

Air : Uiim revoter le Tonnent.

Après tivt>ir pendant cinq ans^ Chers Compagnons , vopge tfaBS( Ha'Frarice , Je vi^is aprparaitre le temps De rentrer satisfait au lieu de ma naissance.

Jereyerrai bientôt, enfin, 06 bons parents et des amis sincères; Ce plaisir n*est pas sans chagrin , Quand il faut quitter tant de frères {bis),

Non . il n*a jamais existé '-,

Société plus sage et mieux basée ; >

Oui , le Devoir de Liberté ,i

Poit être apprécié comme un ceuvre ayancée.

- Le cher n'obtient de grands pouvoirs

Que du concours de nos voix populaires;

Sa place impose des devoirs

Dont il rend compte à tous ses frères, {bis}.

L'Affilié , le Compagnon , Doivent aux lois run l'autre obéissance.

Chez les enfants de Salomon .

Thémis ne quitte point sa divine balance.

Le Devoir nous rend tous égaux; Nous partageons fortunes et misères.

Mais plus de plaisirs que de maux;

L*on est si bien avec ses frères {bis).

Nous repoussons avec fierté Les préjugés , l'orgueilleuse ignorance ;

Nous chérissons Thumanité; Nous cultivons en paix les arts et la science.

Un jour viendra que nos rivaux Seront contraints d'abjurer leurs colères.

Et d'estimer dans les Gavots

Une pépinière de frères {bis).

Dans peu je serai de retour I

Au doux pays qui berça mon enfance;

Là , je penserai chaque jour A mes instants passés sur le beau Tour de France;

Je chanterai . rempli d'ardeur.

Le saint pouvoir de nos lois salutaires.

Et sentirai toujours mon cœur

Battre au souvenir de mes fr&res {bis)^

UANCIEN COMPAGNON.

Aie : Honneor aoz enfasU de la France.

Un de DOS anciens Comptagnons , Dont le cœur aime la droiture , Dont Tâme est courageuse et mire, Poussait au loin ces cris proronds :

Compagnons de tous les Devoirs , Soyez sans haine , sans colère , Et soumettez-vous aux pouvoirs D'un temps où tout se régénère , Se regénère.

REFEAIlf.

Oui , la Société chérie Du beau Devoir de Liberté , D'une voix puissante vous crie:

N'outragez pas l'humanité (bis)l

Laissez circuler les passants , N'attaquez jamais vos émules Par des grimaces ridicules , Par des cris vils et menaçants.

De quel droit, comment osez-vous , Exerçant votre affireux topage, Frapper, mutiler sous vos coups L'homme paisible en son voyage ,

En son voyage?

Oui, la Société , etc.

Si vous rencontrez en chemin Un jeune et timide adversaire , Surpris de froid et de misère , liOuvrez son corps , calmez sa faim.

Dans tous les temps , dans tous les lieux »

Un acte saint de bienfaisance Exhale un air délicieux Qui rafraîchit la conscience,

La conscience.

Oui, la Société, etc.

Dédaignant te» ppogFè» d» tevps, D*un sérieux sombre et bizarre.

Vous sijdgesi le chien du tWiave Bans ses horriblçs bqrlepne^jt^* Peut-on ainsi , se dégradant , Outrager i^otre beau langage, Et s'anaisser évideminent Au-dessçi|s d^ LafMMi aauvage y

Lapon sauvage 1 Oui ^ la Société, etc.

Etes-Yous enfin clairvoyants?

N'enseignez plus le fanatisme ; Mettez un terme au despotisqç^e Qui pèse sur vos Aspirants.

Du cbaos il faut s'arraoher, Fuir les ténèbres, fuir le vice, Et comme le siècle marcber Vers la lumière et la justice ,

Et la justice.

Oui^ la Société, etc..

Fraternité cbez tes Immalns Exerce ta douce iafluence; Fais sentir aux fils de la France Tes faveurs , tes cbarmes divins.

Que les Compagnons plus heureux^ Oubliant leurs funestes guerres»

Puissent se voir, s*aimer entre, ^ux , Comme des amis et des fpèr^ ,

Et des frères.

Oui , la Société , çic.

Les enfants du roi Salomon Prêtent l'oreille aux voix des hommes Prêchant, dans Tépoque où nous scMnmMi^ Et la concorde et la raison.

Veuillez de même , 6 nos rivaux l Prenant l'esprit d'un. nouvel âge, Concevoir que des jours plus beaux Doivent luire au Compagaonage, Gompagnonage.

Oui, la SodéU chérie Bu beau Devoir de Liberté D^uue voix puissante vous crie :

IToutragez pas rbuoiauiié.

<àam

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