‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 44 sur 79 · LE DEVOIR · texte numérisé non relu

LE DEVOIR

Sur le Devoir chacun raisonne, Mais sans pouvoir le définir ; S'il se trouvait quelque personne Qui tAchefaît d' j parreoir,

H faut qu'il montre son ouvrage.

Qu'il plaise à tous nos Compagnons, Et plus qu'il mène une conduite sage; Avec honneur il portera son nom.

Sans ces qualités, je vous le jure, Tous ne réussirez en rien; Oui , sans cela, ie vous l'assure.

Aucun mortel n y parvient.

Il faut donc suivre les manières De nos Compagnons sur les champs; Pour découvrir ce grand mystère, Il faut jurer d'être toujours constant.

Sur les lois du Compagnonage Nous sacrifions sur les champs La plus belle fleur de notre âge ; Oui, tout se passe en voyageant.' Mous sommes tous amis et frères ; Toujours les mêmes sentiments :

Jusqu'à la fin de Qotre carrière.

Nous soutiendrons ce beau serment.

Quand maître Jacques nous commande,.

Promptement nous lui obéissons; Mais, sans aucune réprimande, Jamais nous ne le contredisons.

Son autorité est si CTande Sur tous les cœurs des Compagnons, Qu*il n'en est aucun qui ne tremble Lorsqu'il entend prononcer son nom.

If attre Jacques nous estime.

Nous dit : Courage, mes enfants !

L'on a vu fléchir des empires.

Renverser des gouvernements; Notre Devoir est admirable Par ses vertus, par sa grandeur^ Mais il sera impérissable.

Puisque j'en suis le protecteur..

Dans ce saint jour, pleins d'allégresse*».

Portant nos brillaalee couleurs»

— les —

Nous assistoQB tous à la mesM, Tout en y invoquant le Seigneur.

Les règles de ce grand mystère, Jusqu'à la fin du monde entier; Nous finirons notre carrière En laissant de bons hëiî^lerjs»

Bacchus, Famour et la folie

Ont pour Fauteur quelques attraits ,

Et la belle union qui nous lie

Chez nous forme un bonheur parfait.

Je vais vous le fait<e connaître :

Va Sans Gremite, voilà son nom!

Oui, c'est Bordeaux qui la Y^naàhpe,

Vitrier est sa profession.

Par Boj^i>Ki,Ais Ta Sah9 Gbawtb.

LE& SERMENTS VAMOUB.

A peine a?ais*je atteint Tâge dequiime ans, Que je fis choix d^une maîtresse ; ^Nous n'étions encore que des enflants, Que nous nous prodiguions nos tendresses; Mais les serments que je fis en ce jour N'étaient eocor que des serments d'amour. (JUtJj

Quand on voulut me faire apprendre ua métiot.

Be choisir j'eus la préférence !

Je choisis celui de menuisier,

Dans l'intention de faire mon tour de France;

Mais les serments que je fi» en ce jour

N'étaient encor que des serments d^amoHfi

Quand mon apprentissage fMt achevé»

Je fis choix d'un Compag^onage :

Ce fut celui du Devoir de Liberté^

Fondé par Salon^on le Sage ;

Mais les serments que je fis en ce jour

'^'étaient encor que à^ sermenlt <fa«eur>

Quand on me mit âis Hm dés "Côr^a^dDb.

Oh I pour moi aoél jôUlp de èloîrte

D'être enfant du gftind rOi &I^dhi

Et d'être enfin V^m de là victoi^b;

Hais les serments qfartg je fis «h icé jour

€e n'éUient phlB mtam deé sèi'iiSeilits d'à&Mih

Le lendemaîii dé lùa rêcëijtloh , Je partis toujours ayec coui'â&é Pour Toulouse, HWt âé )té\im)èi Des Compagnons de SalomOn le Sa^e; Mais les serments que je fi^ en ce joui* Etaient encor confine d<^s sethoiiènts d'aihoti^.

Dedans Toulouse ètabt tous réiini^,

Je ne tardai pas à faire la demande,

D*être au rang des Compagnons finis,

Et Je le fus, oh! quelle louissance;

Mais les serments qu« je fis en ce joiit*

Ce n'était plus comme deé serments d'atnoiï^.

Oui est Fauteur de ces siinples couplets, Mes chers pays, ce n'est pas un poète; C'est un Compagnon inêniiisier .

Oui les chanta le jour de notre fêté.

Bordelais La Prudence est son nom ; Buvons un coup à la fin de sa chanson, (his,)

Par BoRDlniâis La PnoDiirci.

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