LE DEVOIR
Sur le Devoir chacun raisonne, Mais sans pouvoir le définir ; S'il se trouvait quelque personne Qui tAchefaît d' j parreoir,
H faut qu'il montre son ouvrage.
Qu'il plaise à tous nos Compagnons, Et plus qu'il mène une conduite sage; Avec honneur il portera son nom.
Sans ces qualités, je vous le jure, Tous ne réussirez en rien; Oui , sans cela, ie vous l'assure.
Aucun mortel n y parvient.
Il faut donc suivre les manières De nos Compagnons sur les champs; Pour découvrir ce grand mystère, Il faut jurer d'être toujours constant.
Sur les lois du Compagnonage Nous sacrifions sur les champs La plus belle fleur de notre âge ; Oui, tout se passe en voyageant.' Mous sommes tous amis et frères ; Toujours les mêmes sentiments :
Jusqu'à la fin de Qotre carrière.
Nous soutiendrons ce beau serment.
Quand maître Jacques nous commande,.
Promptement nous lui obéissons; Mais, sans aucune réprimande, Jamais nous ne le contredisons.
Son autorité est si CTande Sur tous les cœurs des Compagnons, Qu*il n'en est aucun qui ne tremble Lorsqu'il entend prononcer son nom.
If attre Jacques nous estime.
Nous dit : Courage, mes enfants !
L'on a vu fléchir des empires.
Renverser des gouvernements; Notre Devoir est admirable Par ses vertus, par sa grandeur^ Mais il sera impérissable.
Puisque j'en suis le protecteur..
Dans ce saint jour, pleins d'allégresse*».
Portant nos brillaalee couleurs»
— les —
Nous assistoQB tous à la mesM, Tout en y invoquant le Seigneur.
Les règles de ce grand mystère, Jusqu'à la fin du monde entier; Nous finirons notre carrière En laissant de bons hëiî^lerjs»
Bacchus, Famour et la folie
Ont pour Fauteur quelques attraits ,
Et la belle union qui nous lie
Chez nous forme un bonheur parfait.
Je vais vous le fait<e connaître :
Va Sans Gremite, voilà son nom!
Oui, c'est Bordeaux qui la Y^naàhpe,
Vitrier est sa profession.
Par Boj^i>Ki,Ais Ta Sah9 Gbawtb.
LE& SERMENTS VAMOUB.
A peine a?ais*je atteint Tâge dequiime ans, Que je fis choix d^une maîtresse ; ^Nous n'étions encore que des enflants, Que nous nous prodiguions nos tendresses; Mais les serments que je fis en ce jour N'étaient eocor que des serments d'amour. (JUtJj
Quand on voulut me faire apprendre ua métiot.
Be choisir j'eus la préférence !
Je choisis celui de menuisier,
Dans l'intention de faire mon tour de France;
Mais les serments que je fi» en ce jour
N'étaient encor que des serments d^amoHfi
Quand mon apprentissage fMt achevé»
Je fis choix d'un Compag^onage :
Ce fut celui du Devoir de Liberté^
Fondé par Salon^on le Sage ;
Mais les serments que je fis en ce jour
'^'étaient encor que à^ sermenlt <fa«eur>
Quand on me mit âis Hm dés "Côr^a^dDb.
Oh I pour moi aoél jôUlp de èloîrte
D'être enfant du gftind rOi &I^dhi
Et d'être enfin V^m de là victoi^b;
Hais les serments qfartg je fis «h icé jour
€e n'éUient phlB mtam deé sèi'iiSeilits d'à&Mih
Le lendemaîii dé lùa rêcëijtloh , Je partis toujours ayec coui'â&é Pour Toulouse, HWt âé )té\im)èi Des Compagnons de SalomOn le Sa^e; Mais les serments que je fi^ en ce joui* Etaient encor confine d<^s sethoiiènts d'aihoti^.
Dedans Toulouse ètabt tous réiini^,
Je ne tardai pas à faire la demande,
D*être au rang des Compagnons finis,
Et Je le fus, oh! quelle louissance;
Mais les serments qu« je fis en ce joiit*
Ce n'était plus comme deé serments d'atnoiï^.
Oui est Fauteur de ces siinples couplets, Mes chers pays, ce n'est pas un poète; C'est un Compagnon inêniiisier .
Oui les chanta le jour de notre fêté.
Bordelais La Prudence est son nom ; Buvons un coup à la fin de sa chanson, (his,)
Par BoRDlniâis La PnoDiirci.