BOUM-BOUM
L'enfant était dans son petit lit blanc. ; Le père
Le petit François, l'enfant de Tacques Les grand et de Madeleine Legrand, était trèsf, tr^s"" mâilàâe. . a ^f^ ^ /
H avait sept ans. Il était si vif- a utre fois ! ^ Mais maintenant n avSSl uîie fièvre, tp soir, ' 3 sëà"' amis I^àvaJent Tiûû^0 3e^*1Pécole, la
tête
Idu'rde et les mâiiis cMudes. Et '^Çuî^^^' était Ia,''(iahs 'ce lit. Quelquefois, dans Son délire.
u regamait ses petits sduïïers
iî^ Jette les souliers dir petit François! Petit - François ne les mettra plusT*' Petit François n'ira plus a 1 école , . ■^^^âîS; J3.niais ! ' j
Alors le père di^Tt. criait :
— ■'Tse^arle pas comme ^. petjt François^! .;.
Et la mère , ^^ï^r^Ue pleurait, maïs elle c^ ^mit ses iarnits. , ^ , -, ^i .j „
*eTO, nuii.-l,\, l'onf^int n^^aitBas de délire-w ntaii'' depuis deux jours il iriquiétait le m'&îedn. : Le petit était l^?3îloiii;ii.'Ux, Iri-tc. Il ne voulait' """* -riinj^^fr- ffnVvLlîl^ plu- de souriR. sur se-.' " p^'^^l(;vi't^^. et ■^(■s yi'ux li.iîîards cherchaient quelque i:tio-c. Il'l-Ii.i-: hv- loin. ^/ is
— OVliiiul ! |)Vul-0(if 1 |irn-,iU ^l<).deleine. (JuanS la mcre Jmî donnait une lisaraou un peu
deiouiUon, il refusait. ^ Il refusait tout.
— Veux-tîï qiïéique fchose, François?
— Non. je ne /veuï rien ! ' / ao Le docteur avait dit •
ir avait di^ , .
vdua-t
F çff*carps, "eour rappeler à terre cet espnt '
■ ■ ^ <JI "°^^ ^^^f le .pcre et la mère, vdua-CMUiaissez bien, votre ' enfant. ChercVee /qucTqiJè' çûpsf pour -*»
TRUrt après Jes nuages" î et iTétir^artîT* ' -CfeëtChez? .
36 , Petits Contes de France
Oui, saSS doute, ils le connaissaient bien, leur François ! tk savaient combien le petit âimail à lïfer à là'camp^^^p^dimanche et à revenir à Pa^.^ les épaulfp.^Lipêre, combien iLaîmâJt
s a alfer aux Champs Elysées voir'tujgnial. Jacques ■^,.. Legrajïd allfak achefe botir François i:^^ soldats et ^
■'^es ima&s'; il lès de^upait, les ij ffllaï U^u'r 1^ lit , ne Fçnfant, Ks faisait danser devant lés yeux du'
lo — Vôîs-tu ? ça, c'est un eêniral ! Nous avons vil Un gêiiér;il, tii sai^ au Çoîs" ^Bçylogne? bl„ lu niiiuU l)ir[i 1:l tisane, leTachèterai un iiënèral, un \ r.Li miii.Tal avec une tumquc ae drap et de& épauk'iLL'^ (l'or. Le vcux^ti^^Le TeuxHi^" le
— iNnii, rfpu]i(l)L I entant, d une j mixj i.evreuse.
— VcLix-tLi un pistolet,"te billes,?
— 'K-'u, rijpéLiiit la petite voix.. , ,-,^ i . .
■ï. . ■■ ' pAî* !-^ *** i"^ "^^ *** '%
1.1 a (."US k'«i [jLintins, a tous lesjijdlçns que ses ao parents lui prornett^nt, iTrépondait :
— Non ! Non ! Non ! , .^ . . ,
— Mais, que. veux-tu, enim, mon r rançois ?.. dénuda la inère, Vp^ons, Tf*y a*'Wênr' <^dque cnose 'queul vfeux ! |Dis-Jc à ta maman.
as 'Alors l'enfant tendit la main vers quelque chose d invisible, et d'tet accent b^rre r ^wnm t-i^ . — ^e vèujt Boum-Boum !
Boum-Boum 37
Bqum-Boum! , k>-U.^^j^^À*j* /-. '- ''^'^ ^^-^ '^^1
tQ^^ -^^^pt^
Que disait le petit? "Etait-ce encore le défîrcT*''''^^^^^
Boum-Boum,! ^ L, \^Kii^ ' /^«v "^;'a*/
Elle ne compilait pas. . Elle giyait peur de ces 5 mots singuliers que reniant repetm:
— Oui, JBoum-3oum ! Boum-Boum ! Boum-
Q^. La, mère avait saisi ^nerveusemedt la mam de ^Jacqi^^(Jis^re^as: .^ xo
— Que dît-4r TacquesT II est oerdu !v / . ^^ r^ . Mais Tfe père avair suf son tisage un>M>unre
— Boum-Boum ! Ah ! je sais, dît le père joyeuse-
Pâques , il avait ç(mamt François /
lue le clown,
clown, a cnaque tour, poussait le. jneme
iJSr^L£^£B?^K^?Z-^^fiîC«5fâ ' accompagne par un 20 '^ulement de Porchestre: Boum-Boum! . -. . ^r . Boum-Boum ^■^.^$t^ J^^^^^j^^^S^^^ BougijBouna^lé cirque éclatait en bravos, et le peut narr^Boiim-Boum ! C'était ce Boum- Boum, c'était le clown du cirque qu'il voulait voir, 25 qu'il voulait avoir, le petit François. Mais com-
38 Petits Contes de France
ment le voir? Comment Tavoir, puisqu'il était là, sans forces dans son petit lit blanc?
Le soir, Jacques Legrand apporta à l'enfant un clown qu'il avait acheté très cher dans, un
^magasm: le pnx de quatre journées de travaiL^ L'enfant regarda un moment le joujou; puis, tristement :
— Ce n'est pas Boum-Boum ! Je veux Boum- Boum!
10 Alors Jacques alla au Cirque, demanda l'adresse du clown. Timide, il monta une à une les çaarches qui menaient à l'appartement de l'artiste à Montmartre, j^eut-être que le clown consentirait à venir voir François ! Lui, Jacques Legrand,
islè, chez Boum-Boum! Comment Boum-Boum allait-il le recevoir?
Ce n'était plus Boum-Boum! C'était M.
Moreno qui reçut Jacques dans un appartement artistique.
20 Jacques regardait, ne reconnaissait pas le clown et tournait ^tre ses doigts son chapeau. L'autre attendait. Alors le père s'excusa :
— * Pardon, exct^ge . . . mais enfin, c'est pour un petit. Un gen^l petit, monsieur. Et si intel-
2sligent! Toujours le premier à l'école! Un reyeuf, ce petit ! Oui, un rêveur ! Et la preuve ... la preuve. ... La preuve, c'est qu'il veut
vous voir, qu'il pense toujours à vous et que vous êtes là, devant lui, comme une étoile qu'il regarde. Jacques n'osait regarder le clown. Qu'est-ce qu'il allait dire, Boum-Boum?
— Vous demeurez? demanda Boum-Boum. s
— Oh ! très près ! Rue des Abbesses !
— -Allons! dit l'autre. II. veut voir Boum- Boum, votre garçon ? Eh bienj irva ^voir Boum- Boum.
Lorsque la porfes mi|raL^devant le clown, lo Jacques Legrand crui jS^u^eroent a scm mS:
T ^fTl''-^^ '*^><l' }m^^xLf^
te monsieur en redingotaa cotedesnn père ?^ 'Qm is était ce monsieur om luiswinSït çf qu il ne ctm^ n'tejJiTpas^ (^WV^M'Su'^C'^ Bouro- BoijiïjT" si^teë- éfemba'^tmîar«it si? sSii'* •*rSiîer,, ...„ „. j,^. «, i^.,,^,^^.-, ... .
malade avec unS fBiTr?Tir infinip et dit en souriant :
K^y^ Pj^tij:s Contes de France
! répétait Tegiant. Boum-Boum est
où !e petit François ira