C. Journaux, revues et annuaires français et
étrangers. Dictionnaires. Bibliographie des sciences chimiques....
s. llttéhatuhe, linguistique, polygraphie, Histoire et Géographie.
A. Grammaires. Linguistique. Philologie. Littérature française et étrangère, ancienne et moderne (Poésie, théâtre, roman, critique, etc.). Polygraphie. Pédagogie ... .
ï LE UVRE.
B, Histoire de France el des pays étrangers, ancienne et moderne. Archéologie. Numismatique. Art héraldique. Géographie.
Voyages. Ethnographie....
('.. Journaux, revues et annuaires. Almanachs. Dictionnaires français et étrangers, des langues anciennes et modernes. Dictionnaires d'histoire, de géographie, dehiographie, de bibliographie, etc. Bibliographie générale, bibliothèques (voir 7 C. Librairie)....
On pi'iil (:onsullerencore,sur ces arides questions de cliissificalion, la table systématique de la BibHoyi'apl'ie lie la France, Journal générât de l'imprimerie cl- lie la librairie; celle du Catalogue général lie la librairie française, d'Otto Lorenz et D. Jordell; tlii Mémorial de la librairie française, dirigé par M. 11. Le Soudier; du Polijbiblion, Revue bibliooraphiqiir, mensuelle; ainsi que les nombreux cadres de classement des collections et pubhcations étrangères; el l'on se convaincra de plus en plus qu'il n'y a pas de système bibliographique absolu et infaillible, pouvant cgalenient convenir à tout le monde et sur lequel tout le monde soit d'accord ' ■
1. - Il faut bien se pénétrer de rinipossibilité de créer un lijsLèinc à la sotlsfaclion de tout le monde; les habiludey lea prédilections pour certaines études, les opinions reli-
on reconnaîtra de plus en plus la justesse de la remarque de J.-Ch. Brunel, qu' « il est naturel que chaque possesseur de livres classe sa bibliothèque selon la nature de ses études, selon ses propres opinions, et qu'au besoin il rattache à sa spécialité tout ce qui, de près ou de loin, semble s'y rattacher * ».
Faisant abstraction de toutes ces complexes et interminables divisions et subdivisions encyclopédiques, des bibliographes des États-Unis ont conseillé d'inscrire simplement sous les mots du dictionnaire la liste des ouvrages qui se rapportent à ces
j<ieuses et politiques de chacun y demanderont toujours des changements et même une interversion complète de l'ensemhle. » (Constantin, op. cit., p. 105.) Signalons aussi, sur ce point, un intéressant article de M. Amhrosio L. Hamasso, dans la revue Evulucion, de Montevideo, juillet 1900, pp. 442- 444 : P(ira lai hiblioteca^ Fragmento de un estudio sobre hibliogralia.
1. Op. cit., t. VI, col. xv-xvj. — Le Congrès bibliographique (jui s'est réuni à Paris en 1878, à l'occasion de l'Exposition, avait émis le vœu qu'une réunion générale des bibUothécaires fran(;ais eût lieu l'année suivante, afin de discuter, entre autres (juci^Uons, celle de l'adoption d'un système bibliographi(iue uniforme pour toutes les bibliothèques de France. Cette réunion n'a pas eu lieu, et ce projet, par conséquent, n'a pu être discuté. (Cf. Graksel, op. cit., p. 452.) La même question d'uniformisation de système bibliographique est revenue, et sans plus de succès, devant le Congrès international des bibliothécaires, qui s'est tenu à Paris, en 1900, durant l'Exposition universelle.
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iin)ls. An ino) Amk, par exemple, vous trouvez les lilres clos ouvrages qui Irailent de l'âme; au mot AifiicNT, ceiisqiii traitent de largcat; à Astronomie, ceux ([ui traitent de cette 8ciencc;etc. C'est ce qu'on apjielle le I>icliontir!/-Catalo)jiie\el aussi Classement par innls-KOïu:hes, — en allemand, au singulier, Hchlaijworl {fchltii/en, frapper; Wovt, mol : mot frappant) : en anglais, ^iibject, sujet, matière en question. Avec celte méthode disparaissent radicalement et d'emlili'O les exlrfimes et innombrables diffîcullés <Iiie présente tout essai de classification biblio^raphi<]iie, tout système de filiation et d'enchaînement des connaissances humaines, puisque de prime abord cette classification ou Gliation se trouve ellemfinic supprimée.
A vrai dire, les Américains ne sont pas les inventeurs de ce mode de cataloguement : dès 1839, dans son petit traité de Bibliotliéconomie^, Constantin le signalait et l'expliquait en ces termes : ■ Classer mélliodiquement tous les écrits sur un même sujet, et réunir ensuite ces catalogues spéciaux dans l'ordre alphabétique de la matière qu'ils renferment, sans établir ui classes, ni divisions, ni subdivisions, c'està-dire : Bible, non à Théologie, mais à la lettre B...; È" Code, non à Juhispiiudence, maisâlalettreC... ; Lof- gique, non à PmLOSOPHiE, mais à la lettre L. . . » ; etc.
M. Léopold Dclisle écrit, de son côté, et on ne lira pas sans intérêt ces lumineuses considérations :
« Combien de fois n'est-il pas arrivé aux meilleurs bibliothécaires de ne plus savoir exactement, quand ils reçoivent la suite d'un ouvrage, dans quelle case du catalogue méthodique ils en ont, peu d'années auparavant, placé les premiers volumes? Comment les différents employés qui travaillent simultanément ou successivement dans une bibliothèque peuvent-ils s'astreindre à suivre, avec une rigoureuse uniformité, des règles qui n'ont rien d'absolu, qui reposent parfois sur des idées vieillies et dont la raison d'être a disparu dans les évolutions ou les révolutions qui, de temps à autre, viennent transformer le champ des sciences et des arts comme celui des institutions? L'expérience n'a-t-elle pas d'ailleurs suffisamment démontré que très peu de lecteurs sont en état ou prennent la peine de s'orienter dans le dédale des catalogues méthodiques les plus perfectionnés? De là le discrédit dans lequel sont tombés les catalogues méthodiques, auxquels tendent de plus en plus à se substituer des bibliographies spéciales, dans lesquelles celui qui étudie un sujet déterminé trouve l'indication de tout ce qu'il a intérêt à connaître, non seulement en fait d'ouvrages proprement dits et de mémoires publiés à part, mais encore en fait de travaux ou de communications insérés dans des recueils de tout genre.
« Mais, si roii peut renoncer à un catalogue méthodique, ou du moins en ajourner Texéculion, il ronvien! d't^lre toujours à même de connaître les ress()ur<*es qu'une bibliothèque présente pour l'étude d'une question, et de trouver une publication dont on ignore le nom de Tauteur. On atteindra ce but à Taide d'un répertoire dans lequel les ouvrages seront enregistrés suivant Tordre alphabétique des mots qui caractérisent les sujets traités dans ces ouvrages. Pour établir ce répertoire, il faut relever chacun des mots caractéristiques que renferme le titre du livre, en prenant soin, autant que possible ; 1° de traduire ces mots on français, quand le livre est écrit dans une langue étrangère, morte ou vivante; 2« de ramoner à un type unique les diverses formes sous losquellos se présentent les noms d'hommes et de lioux; T)^ d'adopter toujours le même mot pour répondre à la même idée, quand cette idée peut être oxpriniéo par plusieurs synonymes*. »
C'est là, en elîet, on le devine aisément, le point délicat et difficile : adopter toujours le même mot, — le môme mol-souche^ — pour répondre à la môme idée ou à dos idées de môme genre, quand surtout les litres des ouvrages « renferment des mots très différents pour exprimer des idées semblables ou analogues^ ».