Cf. supra, pp. 226 et
« Pour que la classiflcation décimale abrège autant que possible la tâche du bibliographe et le travail de classement des livres, il serait fort commode que le nombre classificateur fût inscrit d'avance sur les livres et les divers documents. Pourquoi laisser à chaque possesseur d'un livre la peine de rechercher ce nombre, de l'inscrire avec des chances d'erreur inévitables ? On sait combien il est difficile, dans certains cas. de juger du contenu d'un livre à la simple lecture du titre. Imprimé à l'avance sur le livre, le nombre classificateur en permet le classement sans recherche et sans erreur possible.
« Dans cette voie, on peut aller plus loin. Dans toutes les bibliothèques bien tenues, les livres sont représentés par les fiches du catalogue ; ces fiches sont établies au moins en double, une pour le classement méthodique, l'autre pour le catalogue alphabétique des noms d'auteurs. La rédaction de ces fiches est longue ; elles risquent d'être incomplètes ou entachées d'erreurs. Il serait bien facile de généraliser une méthode déjà adoptée par certains éditeurs*, et d'imprimer à l'avance, en double ou en triple, sur une feuille spéciale, la mention que doii porter la fiche ; il suffirait de découper ces mentions et de les coller sur fiches. Ce procédé serait extrêmement commode, surtout pour les particuliers.... Il est clair qu'on pourrait aller plus loin encore, en 1. C'est ce que nous avons déjà vu, pp. 252-253.
livrant avec le livre les fiches elles-mêmes imprimées suivant un format uniforme *. •
Le système de classiGcalion décimale, qui paraît si séduisant, n'a cependant pas séduit tout le monde, tant s'en faut : nombre d'objections y ont été faites, et par des érudits et spécialistes des plus compétents et des plus autorisés, nommément par MM. Léopold DelisIeV F. Funck-Brentano', Ch.-V. Langlois*, Henri Stein% l'éditeur H. Le Soudier*, Ci. Fumaf^alli, l'éminent J)ibIiographe italien"; etc.