‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 52 sur 156 · Tome V, Usage et Knlrelien dc>i livroy · texte numérisé non relu

Tome V, Usage et Knlrelien dc>i livroy

2. Cf. le mot de Cicéron: « Si ïiorliim in hibliolheca liabcs, décrit niliil. » (Voir sw;>ra, t. I, p. 12, noie '2.]

3. L'auleur, comme nous allons le voir, s'adresse au\ membres d'un Congrès des Sociétés Savantes.

dans des maisons banales, construites par des architectes qui, pas une fois, ne se sont posé Thypothèse d'un locataire lettré ! Nos bibliothèques, où nous aimerions tant à nous promener dans la variété de nos livres et de nos pensées, sont des cabinets noirs, des greniers, où les livres s'entassent sans produire la moindre lumière.... La solitude est bonne inspiratrice, et les travaux valent en proportion du calme avec lequel on les fait*. »

Si les meubles propres à renfermer les livres peuvent différer selon l'emplacement qu'ils occupent et le degré de fortune de leur propriétaire, il est néanmoins certaines règles qu'il convient de ne pas oublier.

D'abord, c'est que, comme nous le disions il y a un instant, et comme nous le verrons encore plus loin*, dans les recommandations de l'Américain Harold Klett, « les livres, et surtout les reliures,

1. Ernest Rknan, Feuilles détaeltées, vin : Peut-oii travailler en province? — Discours prononcé en Sorbonne, à la séance générale du Congrès des Sociétés Savantes, le 15 juin 1889, pp. 103-105. « Oue chacun soigne sa propre bibliothèque comme une partie de lui-même, » dit encore Benan dans ce même discours (p. 101). Et plus loin (p. 10r>) : « Une des nécessités de l'érudition est un local vaste, commode, où l'on n'ait à craindre ni les déménagements ni les dérangements. •»

'2. Tome V; Usage et Entretien des livres.

ont luvsoiii d'air. Un livre, dit Jules Richard', est un ôtre vivaiiL il faul qu'il respire. Je suis conTaincu, . par expérience, (pi'à la longue un volume relié s'a- Ijînie moins sur un rayon que dans un meuble herméliipienicnl fermé. Nos ancêtres, qui joignaient la prudence à la connaissance des choses, mettaient souvent des portes à leurs armoires-bibliothèques, mais elles élaienl grillagées. Aujourd'hui les vrais amateurs ont des armoires ouvertes.... »

Oui, en règle générale, ni portes ni vitres à vos rayonnages.

11 est (les livres ce})endant, livres précieux, livres somplueusement habillés, éblouissants de dorures, elc, qu'on peul lenir à mettre à Tabri de la poussière, à l'abri aussi et surtout des regards curieux et des mains indiscrètes. 11 est donc bon de réserver une vitrine pour ces trésors. C'est le conseil que vous donne, avec moins d^exclusivisme et de rigueur que Jules Richard, M. Henry Havard :

« L'absence de vitrage, écrit-il*, laisse le livre à la portée de la main, ce qui est plus (commode pour les travailleurs » ; mais « il est avec les bibliothèques, comme avec le ciel , des accommodements. Les livres de luxe pourront ôtre serrés dans des casiers fermés, les livres de travail seront de préférence placés sur des rayons libres. »

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