‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 57 sur 156 · IS · texte numérisé non relu

IS

OSi

Armoires

Plinthe

ENSEMBL

Noms des diverses

Nou-i sui»i»os. u< •,!!(. iN II. \ ili';.- i!ii' ii'ii . .-li ii - livri ^ <oiU rangés i»ar ordn.

AMÉNAGEMENT D'UXK HIlIT.IOTIlPlQUK. 169

lll|(|lT

irn N

mi " <-

i is

F 1(1 , Il 1

U iir'ii'

o iiMI

Fiir .s 'III

c li'l 1

1 imèfre 15 cent.

'iJ

ffi

. Ir' - -^l^^^^

I il ■

Lord anlérieur el sur le bord poslérieur de chacun do ces monlanls, sont fix(>es de longues bandes de bois taillées en dents de scie et placées, autant que possible, de telle sorte que les dents de ces crénïaillères soient exactement en face les unes des autres. On prend des tasseaux, sorte de réglettes de bois dont les bouts sont coupés en biseau, et on les encastre, deux par deux, à la hauteur que Ton désire, dans les crans de ces crémaillères, en ayant soin que ces crans se correspondent, se trouvent bien vis-à-vis, sur le même plan horizontal. S'il en était difTéremment, si l'un des tasseaux était plus bas ou plus haut ({ue l'autre, la tablette qu'on y poserait suivrait éviihmiment cette inclinaison. On pourrait, il est vrai, remédier à cet inconvénient en plaçant sur le tasseau trop bas un tasseau supplémentaire, — tasseau d'épaisseur variable, au besoin même taillé d'un côté en languette, — un peu moins long que les autres, puisqu'il n'a pas besoin d'entrer dans les dents des crémaillères et est toujours destiné à être soutenu par un autre tasseau, qui, celui-là, est encastré dans lesdites dents. De même, si, pour un motif quelconque, on voulait surélever un rayon sans déranger les tasseaux qui le soutiennent, on n'aurait qu'à se servir de deux tasseaux supplémentaires de même hauteur, qu'on glisserait sous ce rayon, et qu'on ferait reposer sur les deux tasseaux entrés dans les crémaillères. Ajoutons qu'il est indis-

pensable que les bandes de bois dans lesquelles les dents sont entaillées aient une épaisseur convenable, un centimètre au moins, et que ces dents soient profondes et régulières, « toutes du môme pas », comme on dit*.

Outre que la pose et la stabilité des tasseaux sont souvent contrariées par le perpétuel jeu du bois, nous retrouvons, avec ce système, le même inconvénient, voire un inconvénient pire, que dans un des systèmes précédents, où les tasseaux étaient cloués aux montants, puisque à la saillie des tasseaux s'ajoute maintenant celle des quatre crémaillères, de toute cette quantité de crans et de dents de scie, d'aspérités, disposées à souhail pour rayer ou déchirer les couvertures des volumes placés dans leur voisinage, c'est-à-dire aux extréinitésde chaque rayon. Aussi ferez-vous bien, si vous employez ce mode de support, d'appliquer à ces extrémités, contre chaque couple de crémaillères, une feuille de carton assez épais, destinée à protéger le livre menacé.

Le système des clavettes ou chevilles métalliques, que nous allons examiner maintenant, — système adopté par la Bibliothècjue nationale, — est, sans comparaison, de beaucoup préférable à celui des crémaillères.

Au lieu d'être munis, sur chacun de leurs bords

1. Cf. le Père A. Potrcelet, le Guide du hiblioihêcaire dans les collèges et les rommu)tautés, pp. 9 et 10.

::-: ltvre.

■ '.'•' - ■!i^»:r' L'iUKlr tir l»ois taillée en

- ■ .•*- :•■ :\ !ni>nlanl< de la bibliothèque

.::.:■::* rr\f>tn> d'un |xinnoau de bois

.: r. -.a rnlimèlre el demi ou deux cen-

. s --'••:r. |»*ro«'". dan-^ toute sa hauteur et

- - ! -.xU-nls. «l'une suite de petits trous,

: r- ■!- -Ti I roi-i «•entinuMi'es. et (|ui se corres-

- ■Xivlfiufnl. C'e>t dans ees trous, sou-

- : ■ !- 1 ::îv^ jM-lile ffaine ou douille de cuivre,

!".! t ••ri't'i'iTal ion. iju'on introduit les che-

.--! •■!i t'uivro. tjui doivent supporter les

• - r 'il- .■•■!;», la liMt' lit» ivs chevilles est aplatie

.■ ■■ -'irlM'»' -aillante dVnviron un cenlimèlre

■ I ■■' lui ' .iH''. 11 fa ni évidemment ijuatre chevilles

j.ii .•■!].«■] Il»' raymi. di-ux de rhaque côté. comme ilfal-

hiil t'iiil a riinire «pialre crans de crémaillère, deux

[.;ii t:i--iMii : ••I. de même qu'on devait avoir grand

"o'iu lie choisir <rs (pialre erans bien en face les uns

drs an Ires, il esl indispensable que les quatre trous

de-liiiés à reeevi>ir les elavelles se correspondent

l'ien, s()i<'nl bien sur le mémo plan horizontal '.

I. I.<'s qii.'ilrc rniiLrrcs de Iroii?^ «Icslinés aux clavettes, au lifMi <r«'ln' pcn-rcs p.'iriillMeinonl dans des panneaux de bois Id.'iiic appliiiurs (M)!!!!^ les deux monlanls, pourraient se lidMvrr — <•<' ^\lù serait peut-ôtre plus solide et vaudrait mi<'u\ ■— sur les nionlants UMMues. dans l'anpfle du fond et «lans l'an^diMlu devant, au même endroit et dans le nu'^nic sr\i^ «pu* seraient plaeées des «lenis de <'rémaillères. Les rlaxrlles seraieid ainsi, par couples, du mt'Mne coté, dispos<'«'< 1'/* /'.fic l'une de l'aulre, el le rayon, au lieu de reposer

Quoique Tépaisseur de la télé des clavcfles soit relativement minime et ne dépasse guère trois ou quatre millimètres, il est bon, afin d'empêcher la clavette d'accrocher ou d'écorner la tète des livres, de ménager dans l'épaisseur du rayon, à ses deux extrémités, quatre échancrures où viendront librement s'emboîter les têtes des quatre clavettes : le rayon n'en sera que plus solidement assis, et toute aspérité, toute saillie, sera supprimée. On remplace môme parfois les clavettes métalliques par des clavelles de bois, auxquelles naturellement on donne plus d'épaisseur et plus de longueur, des espèces de tenons^ auxquels correspondent des »?or/a/.s^'.s pratiquées deux à deux aux extrémilés et dans la surface inférieun^ <les rayons. C'est W système employé, probablement depuis longtemps, dans cerlaines sec lions de la Laurentienne de Florence : il est moins élégant que le précédent, plus primitif, mais je ne le crois pas plus soHde ni même plus économi({ue.

Il serait certainement 1res avantageux de ne pas donner à votre bibliolhèque-meuble une hauteur supérieure à celle où peut atteindre lamain, hauleur qui dispense de l'emploi des échelles ou escabeaux, et est actuellement adoptée pour les rayonnages des principales bibliolhèques publiques*. Malheureusesur elles par ses deux bouts, ses deux bords extrêmes, s'y appuierait par son bord antérieur et son bord postérieur, tout près," bien entendu, desdites extrémités.

Page 1