LE LIVRE, T. IV. VI
crémaillères ni avec les trous destinés aux chevilles, ou claveltes.
Voici (|U(*lques détails sur cette ingénieuse et très pratique invention.
Au lieu de crémaillères pour tasseaux ou de bandes à trous pour clavettes, deux longues tringles
Sl'PPOUT À ^.u^I,I^^^KS (j^YSTÈME fJALAXTK).
métalliques et lisses TT, TT, fixées à la base et au sommel du meuble, sont disposées parallèlement le long de chaque montant : c'est sur ces tringles que s'appuient et glissent les supports ou tasseaux dont la figure ci-dessus montre le mécanisme. Grâce aux deux guides II, II, qui surmontent la traverse métallique E, et sont engagés sur les
AMENAGEMENT D'UNE niUI,IOTHI>yUE. 179 (ringlcp, celte coiirto travi r e \i.ril il !< M mu de mêla), poiil se mouvoir i'i \ I ri I I i t | n\
(ii; cercle el i!uiil les exIri-Lniii'-s vieiiiionl-'arc-lioiilei
conin» 1rs [rin<;l(»s TT oi TT, enip^clio tout glisseinenl vers le bas. Pour faire glisser le support vers le haut, il suffit de le pousser; pour le descend re^ on se sert des anneaux I), C, fixés en dessous de la lame d'acier au ressort AH : en tirant sur ces anneaux, le ressort quille le contact qu'il a avec les tringles; le support peut alors descendre, et, pour l'arrêter, il n'y a <|u'à lAcher les anneaux.
Ainsi, sans «ju'il soil nécessaire d'enlever les livres ranj^és sur un rayon, ce rayon peut être aisément haussé (Ml baissé av(^c C(» sysléine de supports coulissanls.
Si, au lieu d'une seule rangée de livres, le manque de place nous obligeait ù placer deux rangées l'une derrière Tautre, on procéderait, avec le système (lalantc, absolument comme tout à l'heure avec les crémaillcres et les tasseaux de bois. A quelques cenliméires au-dessus des deux supports métalliques destinés au rayon des livres du premier rang, on placerait un autre couple de supports idenliques aux précédents, deslinés au rayon du second rang ou rayon du fond, rayon de même longueur, mais, bien enlendu, moitié moins large que le rayon du premier rang ou rayon du devant.
Il va sans dire que les montants delà bibliothèque, au lieu d'être des panneaux pleins, peuvent ôlre à claire-voie, de simples bandes de bois ou de métal, comme dan» le système précédent. De môme, le
lourd et inutile fond de bois est supprimé, et le meuble se trouve ainsi réduit à sa plus rudimen taire expression, àli'indispensable; il y gagne, la question d'économie à part, aussi bien en élégance qu'en solidité et en légèreté.
Ajoutons que le système des supports coulissants, le système Galante, peut s'adapter sans difficulté à tous les genres de bibliothèques, et aussi que, par suite d'un autre perfectionnement imaginé par le même inventeur, grâce à une feuillure fixée à la partie postérieure des montants, feuillure peu épaisse, en bois tendre et facile à découper, la bibliothèque peut s'appliquer exactement contre la muraille ou la cloison, en épousant toutes les moulures des boiseries.
Mentionnons encore le système des « Bibliothèques extensibles », composées d'éléments, — casiers ouverts ou fermés, — pouvant s'adapter les uns aux autres et permettant ainsi d'agrandir ou de restreindre ces bibliothèques, selon les besoins ? ^
Il existe certains petits casiers pivotants, de différentes tailles, dits « Bibliothèques tournantes »,
1. Un autre syslème de bildiolhcquc extcnsihic, dû ."j M. Jamali, se compose de tablettes trouées aux quatre angles et (ju'on engage dans des tringles servant de montants. L'esi)acement des tablettes se règle à volonté, grâce à des rondelles de bois ou de métal, évidées en leur milieu, et qu'on enfile dans les tringles-montants. Cf. Edouard Rou- VEYRE, op. cit.^ 5' édit., t. I, pp. 149-150.
iiuoii {)(*iil iiistalliT à porU'c de la main, près de la lalilr on iiiriiu» sur la table de travail, et qui vous iluiiiirnl ainsi W moyen d'alléger vos rayons et d'jHrruîln» I"es|)aee consacra'» à vos livres. On y logera n«»[nn*lh'inenl de préférence les ouvrages dont on se seil le pins : dictionnaires, annuaires, manuels, etc.
I)îinlrcs € l)il)liolhèques de table » sont plus siniplt's encore : elles se composent d'une base à conlisscs. Ionfi!"nede quelques décimètres, a\"ec mon- Ijinlsanx deux extrémités, pour retenir les volumes, cl avrc on sans séparations intérieures.
iNnir obvier à l'insuflisancede place, M. Gladstone, le <'rl(''l)r(' homme d'Ktal anglais, avait imaginé de (ii>|M»srr sa bibliolhècpie comme une bibliothèque pnhiiqnc, de diviser son cabinet de travail par de « [lelils murs de livres à hauteur d'appui, perpendiculaires aux grands côtés de la salle et y marquant de vérilahlos demi-cloisons'. Chacun de ces petits murs à labh^llcs était accessible de [des] deux côtés, (»t, par consé([nent, donnait place à deux rangées de volumes présentant chacune le dos. Ces deux cloisons formaient, en avant des fenêtres, autant de réduils favorables à la solitude et au travail; elles laissaient le haut des surfaces disponible pour les
l. (les panneaux ou « denii-cloisons ». isolés, perpendiculaires aux friands côtés de la salle, et j)résentant deux surfaces pour loteries livres, portent, comme nous l'avons dit, (p. 1 i.V), le nom dVy>/s ou dVy>/yit'.s'.
Corniche!
Bibliothèque "tournante
BiblioihècJiue dg table
taMoaiix, gravures et objets d'art; enfin, elles supprimaient l'emploi (les échelles ou des marchepieds. M. (jîlad^stone s'e^5l étendu avec beaucoup de verve sur les avantages de cet arrangement; il a démontré que, par son système, 1 8 000 à 20 000 volumes pouvaient trouver place dans une salle de lOà 12 mètres de long sur (» de large, et cela sans lui ôter Taspeci d'un salon ou lui donner celui d'un magasin de librairie'. »
Mais tout le monde ne dispose pas d'une salle de 10 à 12 mètres de long sur 6 de large, et ce procédé, si intj:énieux el élégant qu'il soit, serait inapplicable dans nos él roi tes petites pièces.
Si vous désirez ne pas laisser tous vos volumes ou documents exposés aux regards de vos visiteurs, si vous possédez des livres rares, des incunables, des manuserils enluminés, ([ue vous tenez à mettre en réserve', à abriter contre les indiscrets et contre la poussière, au lieu de la vitrine fermée dont noun