Voir, dans le présent tome, cliap. m, pj
des plus petits formats : in-12, in-16, iii-18. Les titres, généralement peu apparents, du dos de ces volumes pourront ainsi être lus avec facilité. Sur le rayon au-dessus, on placera les volumes d'un format un peu plus grand.... Au-dessus se placeront les grands in-8*; » etc.
Il y a là une singulière inadvertance. La force des caractères d'un titre de livre, la lisibilité de ce tilre, en d'autres termes, ne dépend nullement du format de ce livre, mais de son épaisseur, de sa largeur de dos. Un petit in- 18 ou in-r)2 de 500 pages pourra recevoir une inscription, faite dans le sens ordinaire, le sens horizontal, bien plus grosse, bien plus apparente que celle d'un in-8 de 50 pages ou d'une plaquette in-4! ou in-folio. Dans ce dernier cas même, on est obligé, faute de place horizontale, d'inscrire le titre verticalement sur le dos du volume, ce qu'on pourrait faire d'ailleurs aussi pour un petit in-18 ou un in-o2; mais ces inscriptions mises en hm(jueur ne
1. Guyot-Daubès, op. cit. y pp. 92-93. Consignons ici, dans ce bas de page, une plaisante comparaison, qui n'est pas aussi paradoxale qu'on pourrait le croire : « Les livres sont comme les hommes : les plus hauts perchés sont les moins utiles » ; ou, en nous restreignant à une catégorie sociale : « Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèciue : les plus hauts placés sont ceux qui servent le moins. » D'après M. Henri Mazel {Ce qu'il faut lire dans sa vie, p. 123), la paternité de cet ingénieux ai)ophtegme ou apologue appartiendrait à Icu Paul Masson, l'inlassable mystificateur qui avait pris pour pseudonyme et signait Lemice-Téiuelx.
sont jamais bioii lisibles ni bien commodes. C'est liorizontalemenl (jue doivcMit s'inscrire les litres au dos des volumes, el, plus ce dos sera large, plus grosse el plus visible pourra <Hre et sera celte inscription : cela esl de toute évidence, et vous n'avez qu'à le conslater sur vos volumes.
Il y a un aulre motif pour ne jamais placer au sommet de voire bibliothèque vos plus grands formats, et c'est noire cher La Fonlaine qui vous l'enseigne dans sa fable le Gland el la Citrouille : un livre, tout comme un gland qui se détache de l'arbre, peut choir de sa labletle, el mieux vaut recevoir sur la tête un mignon elzevierou un minuscule cazin qu'un énorme potiron.
liabriel Peignot conseille, lui, de ranger les livres, non par ordre alphabétique, mais par ordre chronologicjue. « Pour (ju'une bibliothèque flatte l'œil et que Ton puisse y Irouver sur-le-champ ce dont on a besoin, écrit-il ', il faut avoir l'attention de réunir d'abord lous les formats de même espèce, c'est-àdire metire lous les in-folio ens(MnbIe, lous les in-i-, lous l(»s in-S, etc. ; ensuite il faut classer les ouvrages dans la séri(^ de chaque formai, selon les cinq grand(*s divisions (pie nous venons (Texposér [Religion, Jurisprudence, Sciences el Arls, Belles-Lettres, llisloire], el enfin ranger par oidrc chVonologicjue, dans chafine division ou sous-division, les auteurs