‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 79 sur 156 · Cf. sxqmi, pp. 20 i · texte numérisé non relu

Cf. sxqmi, pp. 20 i

i\r rnnihnfi' doiinr à colle opération *), que roii colle an <lf>s i\c (*luH|nr livre*.

Mais vous, (loul les volumes n'ont pas à redouter (les niaiiis élranf(ères et ne doivent pas sortir de votre eal)in«»l de travail, gardez-vous bien de souiller et fléshonorer «le la sorte vos chers trésors: pas de rondelles sur leur dos, pas de limbres sur leurs feuilles de ij^anle ou de litre, pas de cachets gras sur leurs pa<^es, pas fTinscriplions à Tencre, si ce n'est des dédicaces (Fauteurs étalées en belle place sur le recto (lu lanx litre, un ex (hmo aurtoris qui spécialise Noirc* cxoniplîiin» (M en augmente le prix'.

I. ( ' r. l'i flfiiflr /:nrifrlitpêd(i', art. Hibliolh(»qii(% 1. VI, I». r,r»I.

'2. Mil liaul (lu «los, cl non an l)as, comme le conseille N.vMi i; [Mnnnd ihi hihlinfhôiuiire, p. (m). Il est évident (ju*en roll.'iiil !«'> i''li(|iieltes au bas du dos des livres, elles ne suivciil pas 1rs rcssauls produits par les difT(5rences de formais cl -;<• Irouvcnl toules align('»es au nuhne point, ce cjui doiiiH' à Wnr enscinhle un bien meilleur aspect. Mais il est à l'cinaïqucr aussi cpi'on peut ètn» oblij^é, faute de jilace, de niellrc les livres sur deux rangs : dans ce cas, les livirs <iii pi'<Mnier rang, si petits (pi'ils soient, cacbent les élitjuelles di'yi livies du second rang; en outre, coranie, en lisniit un li\ n», on le lient d'ordinaire par la partie inftM'ieure du dos. il y a grande cbance, si lï'ticpiette est collée au bas, (''(»sl-à-(lii*e se trouve sous les doigts, pour qu'elle se d<>cbire ou sr décolle rapidement.

."). A propos des rx-dona, des dédicaces manuscrites, il esl très im]>ortant de ne pas les mettre trop en liant de la l>age el de toujours laisser du blanc au-dessus d'elles, plusieurs cenlimclres de blanc; aulremenl, elles courraient grand risfpie d'être i)lus ou moins rognées cl endommagées par le relieur.

Les aristocrnliquos amateurs crautrefois l'aisaiont graver, jwusscr, leurs armoiries sur les plats de leurs reliures. A défaut de celte somptueuse marque de propriété, vous avez de très artistiques vignettes destinées à ^er\iv d'ex-Ubris^ et vous pouvez encore,

1. Quoique je m'occupe du Livre au point de vue pratique, au point de vue des lecteurs studieux et des travailleurs, plutôt que des bibliophiles et amateurs, cpielques mots sur les ex-Ubris, dont on parle tant aujourd'hui, ne sembleront pas déplacés ici. L'ex-libris est, comme on le sait, une étiquette, d'ordinaire gravée ou imprimée, de diniensions variables, qui, régulièremenl, « doit se coller sur le premier plat intérieur de la reliure » (Edouard Rouveyiœ, op. cit.^ t. X, p. iil). Il sert à indiquera ([ui appartient le volume qui en est revêtu, de quelle bibliothèque, de quelle collection de livres {rx /Unis] il soit. L'ex-libris est né en Allemagne, probablement à Nureniberg, au commencement du XVI' siècle. Il revêt des foriru's 1res variées. Au début, il représente le plus fré(piemment le blason du propiiétaire : c'est Vex-Ubri!i héraldique -, il se transforme ensuile en emblèmes, en allégories, monogrammes, initiales, etc. : c'est Vexllhris fauta i-iititt*; souvent même l'étiquette ne porte que les nom, titres et (lualités du maître. Peu usité en France jusque vers le milieu du xvir siècle, l'ex-libris acquit, sous le burin des vignettistes du xviir siècle. Boucher, Cochin lils, Eisen, Gravelot, etc., une élégance et une grâce charmantes, et devint un véritable bijou d'art. Retombé depuis lors dans la banalité, « l'ex-libris s'est relevé de nos jours sous la pointe spirituelle de quelques acpiaforlisles ». {La Graude EnrAjchtpédic.) Cf. Joaflnis GuiGAun, Nouvel Armoriai du Inhiiopliile, nouv. édit., Paris, Rondeau, LSOO, 2 vol. in-8; — Aglai'is Rolvenne, /r.-? Miunxjranuues histariqiiea daprès les mouanwnls nriijinaax. Pai'is. Académie des bibliophiles, 1870, in-lS; — Poulet-Malassis, les J:x-IJhris franraU depuis leur origine jusqu'à nus jours, nouv. édit., Paris, Rouquette, 1875, in-8; — Henri Boitchot, les Ex-LUwis et les Marques de possession du livre,.. Paris, Rouveyre, 1801 ;

CATALOGUES ET CLASSll-'lGATION.

rATALOUUES ET CLASSIFICATION.

r.iLOGDES ET r.LASSlFlCATIOH.

fïgwNçisiwïïISlIj

pour comble de précaution et à Texemple du président Auguste de Thou', faire pousser vos initiales

in-IK: — rinlennéiiiaire des chercheurs et cuneuXf passim; etc. Lo poète Houchcr (1745-1794), Tauleur des MoiSj avait, dans sa bibliothèque, trois espèces de livres : les brochures, sur lesquelles il mettait sa signature; — les livres qu'il achetait tout reliés et où il collait, en guise d'ex-libris, une bande de journal portant son nom et son adresse; — enfin les volumes qu'il faisait relier lui-même, avec son nom • imprimé en or, en toutes lettres : M. Roucher, tout à la fin de l'ouvrage, dans le haut de la dernière garde, sur le revers intérieur même du veau de la reliure. Pour arriver à l'y placer ainsi, ce nom, le lelieur était obligé de couper légèrement, aux ciseaux, en cet endroit, le bord delà feuille degarde, en vieux papier iW couleur, à escargots. » (Ij' Intermédiaire des chercheurs et rnrirn,i\ 20 octobre et 20 novembre 1905, col. 558 et 730.) Au lieu (rt^x-libris, certains possesseurs de livres se sont servis de devises pour attester leur propriété. Le chansonni<*r OA\v (1709-1787»^ inscrivait ce distique sur ses volumes ;

A Collé ce livre appartint Auparavant qu'il te parvint.

(Cf. Gustave Brunet, Fantaisies bibliographiques* y. 266.)

L'imagination des écoliers s'est donné carrière à ce sujet, et Tcm connaîl les sentences et macaronées classiques :

Aspire Pierrot pendu, Quod lihi'um n'a pas rendu.

Ktc.

Ce livre est à moi Comme Paris est au roi.

Si, tenté du démon, lu dérobes ce livre, Apprends que tout fripon est indif?ne de vivre.

Sur un ancien volume, qui est en ma possession, on lit ce (juatraiii manuscrit :

Hic liber est meus;

Posl mortem nescio cujus.

Si forte reperias,

De Proftmdis pro me dicas.

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