‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 89 sur 156 · L.-E. J. [Louis-Ernest Jeandin] : classer à Jeandin · texte numérisé non relu

L.-E. J. [Louis-Ernest Jeandin] : classer à Jeandin

dioix de petits romans de différents genres^ par M. L. M. D. P.

Londres, 1780. 2 vol. in- 18.

Ces initiales signifiant : M. le marquis de Paulmy, mettre en It^le de la fiche, au-dessus du titre précédent, reproduit in extenso :

[PAULMY (M. le marquis de)]

et classer à Paulmy.

Si le nom est inconnu, on peut: ou considérer l'ouvrage comme anonyme,^- ou le classer à la dernière initiale qui figure sur le titre comme nom d'auteur, — ou, au contraire, selon d'autres bibliographes, à la première initiale ; c'esl-à-dire que ceux-ci considèrent cette première initiale comme étant celle du nom de famille de l'auteur, l'autre ou les autres initiales étant celles de ses prénoms ; tandis que ceux-là estiment

que c'est la dernière initiale qui doit être celle du nom. Soit un ouvrage intitulé Pensées chrétiennes, par D. R. T., dont l'auteur est absolument inconnu; on classera la fiche ou comme celles des ouvrages anonymes*, ou à la lettre T, ou à la lettre D*.

Quelques écrivains, parmi ceux notamment dont les nonis de famille sont très répandus, ont imaginé, pour éviter autant que possible toute confusion, de joindre, par un tiret ou trait d'union ',ce nom à leur

i. Voir supra^ p. 280.

2. A la Bibliothèque nationale, les auteurs désignés par leurs initiales sont toujours classés parmi les anonymes, à moins qu*on ne puisse les identifler; au Musée britannique,au contraire,les initiales sont classées dans l'ordre alphabétique. — En France, les prénoms de Fauteur (ou les initiales de ces prénoms) sont joints par un trait d'union ; au Musée l)ritannique, les prénoms ne sont pas accompagnes de traits d'union. (Cf. E.-D. Grand, la Grande Encyclopédie^ art. Bibliographie, t. VI, p. 014.) Par ce que nous avons dit, il y a un instant, sur les incertitudes que présentent parfois les initiales, on voit de quelle utilité est ce trait d'union. Dans l'exemple donné ci-dessus : L.-E. J., nous sommes sûr, grâce au trait d'union entre L et E, que L.-E. sont les initiales des prénoms (Louis-Ernest), et, par conséquent, J celle du nom de famille de l'auteur (Jeandin). Cette certitude disparaît si vous écrivez L. E. J. De même, l'absence de trait d'union entre ces deux lettres : R. P. — R. P. Benoît, par exemple, — nous fait lire : Révérend Père Benoît; le trait d'union, au contraire, — R.-P. Benoît, — nous annonce deux prénoms : René-Paul Benoît. Le bibliophile Jacob (pseudonyme de Paul Lacroix) a signé un grand nombre de ses livres : P. L. Jacob, c'est-à-dire Paul Lacroix Jacob, sans trait d'union entre P et L, puisqu'on n'en met pas entre un prénom et un nom.

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