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néanmoins, de mettre sous les yeux du lecteur une officine au temps de Robert Estienne et de Geoffroy Tory. Pour ce qui est de la décoration du Livre, Robert
Estienne ne paraît
point sVn être in-
L'essentiel
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^^'^^ mÈ^l^-U.,^j^:T^M pour lui, c'était la
Fig. 49. — Atelier de Josse Bade XI commencement du xvi' siècle.
pureté des textes et des caractères, l'érudition et non pas Part 1. Aussi a-t-il publié plusieurs ouvrages en latin et en grec, et entre autres le Thésaurus , gros dictionnaire latin paru en i532, puis une Bible avec des notes de Vatable, revues par Léon de Juda.
De là des colères !
Léon de Juda étant partisan de Zwingle, la Sorbonne accusa la Bible de sentir un peu le huguenot. François I" défendit Estienne; mais, quand ce prince fut mort, Estienne s'enfuit à Genève, où on le soupçonna d'avoir emporté les types royaux. La vérité, c'est qu'il avait simplement emporté les matrices.
I. Robert Estienne était le successeur de Conrad Neobar, nommé imprimeur royal pour le grec en janvier i538. Il était le beau-frère de Michel Vascosan, marié aussi à une fille de Josse rade.
CIÎAPiTaE I.I.
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Au temps dont nous parlons, tout sert à la décoration du Livre. Il y a les portraits, les blasons, les planches de topographie, les costumes, les emblèmes. Les petits portraits gravés sur bois ornent d'ordinaire les œuvres des poètes, comme celui de Nicolas Bourbon, par exemple , merveille de vérité et d'adresse. On multiplie les clichés de frontispices dans les in-folio ; on emploie les grandes lettres initiales ingénieusement gravées et pointillées, dans le genre de celle qui commence ce chapitre.
Jacques Kerver reproduit, en i545, pour son usage et avec des planches faites pour lui, le fameux Songe de Poliphile, publié chez Manuce en 1499. La veuve de Denis Janot le libraire, .Teanne de Marnef, publie une des plus ravissantes choses d'alors, l'Amour de Ciipidon et de Psyché, d'Apulée, avec de délicieuses figures en bois, d'après des tailles-douces italiennes. Que d'autres ne pourrions-nous pas nommer encore dans la profusion extraordinaire des livres charmants!
Sans vouloir entrer dans le détail, il faut bien parler
Pig. 50, — Portrait de Kicolas Boni bon. Gravure sur bois du commencement du xv!*^ siccle.
un peu de Lvon qui était alors un centre de librairie des plus e'tendus et des plus prospères. C'est Lyon qui eut rhonneur insigne de publier avant tous autres, en
France, les célèbres
bois de la Danse des Morts d'Holbein, le peintre de Bâle. Sans ^ doute rimprimeur Treschel n'en eut point la primeur , bien qu'on n'en connaisse pas d'édition allemande, car, dans celle de Lyon , ils sont déjà fatigués et écrasés; toutefois, il existe au Cabinet des estampes de Paris des ligures de la
fig. S'- — Le roi et la mort. Vignette pour DaUSe portant unC la Danse des Morts d'Holbein. i ^ i ,, j
légende allemande vraisemblablement composée avec les caractères de l'atelier de Froben à Bâle. Le titre de Treschel était : les Simidachres et historiées faces de la mort autant élégamment /pourtr aides que a^tificiellejJient imaginées, et le volume in-4° avait été imprimé par Frelon.
Les Icônes veteris testamenti, qui précédèrent chez Treschel la publication de la Danse des Morts, eurent aussi des tirages faits à Bâle avant ceux de Lyon; M. Georges Duplessis l'indique dans une notice sur les différentes éditions de cet ouvrage (Paris. Extrait