CHAPITRE II
une lettre adressée à Bessarion, aurait été achevée en 1471. Vinrent ensuite les Lettres de Bessarion, B Été-
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Fig. 12. — Rhétorique de Fichet imprimée à Paris, en 1:471.
Les ornements de la marge sont manuscrits.
gance latine de Valla, le premier livre in-folio sorti des presses de Sorbonne ; le Spéculum de Rodrigue de
Arevalo; les Tusculanes , le De officiis de Cicéron; les Comédies de Térence, trois nouveaux in-folio; plus un De officiis de saint Ambroise, le Sophologium de Magnus, sans compter d’autres, soit treize volumes en 1470-71 et dix-sept en 1472.
A la fin de 1472, l’atelier se disloque un peu. Guillaume Fichet avait dû partir pour Rome, et Jean Heinlin était allé prêcher en Allemagne. Les trois praticiens avaient suffisamment imposé leurs œuvres pour qu’on les prît au sérieux. D'ailleurs, ils avaient, dès le principe, répandu chez les grands des exemplaires de leurs livres à titre gracieux; les seigneurs, habitués à payer fort cher les manuscrits, ne furent point sans noter la différence. Les associés résolurent donc de quitter la Sorbonne et de s’établir chez eux, leurs protecteurs n’étant plus là pour les soutenir en cas de mécompte, et, si l’on en juge par l’abandon qu’ils firent de leurs presses et de leurs caractères, ils n’avaient point été sans ennuis de ce côté.
Leur plus ancien livre daté, le Manipulas curatorum de Montrocher, fut aussi le premier qu’ils imprimèrent dans leur nouvelle demeure, à l’enseigne du Soleil d’or , dans la rue Saint-Jacques. Ils restèrent là très unis jusqu’en l’année 1477, °ù Gering signa seul au Soleil d'or. Puis il reprit des associés, Georges Mainyal, en 1480, et Berthold Rembold, en 1494, qui habita avec lui dans la rue de la Sorbonne, oü il était venu s’établir en quittant la rue Saint-Jacques. Ulrich Gering mourut le 23 août i5io, après un demisiècle de travaux.
Le mouvement indiqué par la Sorbonne avait été