‹ Le livre--l'illustration--la reliureChapitre 42 sur 145 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

f/îegoboimt ni et ~1 , eçumçi.fiô.iii. h

tm

j ètteteia fiitttï ) furget mat

de Boccace , traduction française de Laurent de Premierfait. Comme ie remarque M. Renouvier , dans la notice qu’il a consacrée à Vérard, ses livres au début ne furent point excellents; les planches en étaient le plus souvent maladroites, et probablement même empruntées ou achetées à d’autres. En somme, cette situation s’explique très bien chez un commençant dont les ressources modestes ne permettaient point encore les entreprises trop auda-

Jit)bictcfuttccU° I tiietnce'fopÇ.iû

gtifitffaftigca tietuCabetcfiiM rectifie* gîufpen bütiffâ it) figno (Zoccifiiit(Zliïc§tïj eteïïai'eôit quia J teiafiie refurSetj

Fig. 29. — Encadrement des Grandes Heures d’Antoine Vérard.

Paris, 1498?

cieuses. Au reste, les figures servaient, dans la plu-

part des cas, à faire des miniatures ; elles étaient plutôt un canevas, un trait d’esquisse, que la vignette définitive.

Antoine Vérard prit la coutume de tirer un certain nombre d’exemplaires de luxe de chaque livre publié chez lui, soit sur vélin, soit sur papier, dans lesquels des peintres autorisés mettaient des miniatures et des ornements. Il n’est point sans curiosité aujourd’hui de rechercher ce que pouvait coûter à un grand seigneur de la cour de Charles VIII quelqu’un de ces tirages spéciaux, dans le détail même de son impression, et il se trouve tout à point un document autrefois publié dans une revue de province par M. Senemaud1, pour nous répondre et pour ainsi dire nous faire pénétrer dans l’officine d’un grand libraire français du xve siècle. Si l’on en croit ce document, Vérard ne dédaignait pas de se mettre en route lui-même, afin de porter ses œuvres à domicile lorsque le personnage auquel il les destinait était de conséquence.

C’est un compte de Charles de Valois-Angoulême, père de François Ier. Charles habitait alors Cognac, et il avait demandé à Antoine Vérard de lui tirer à part, sur parchemin, le roman de Tristan , le livre de la Consolation de Boèce, Y Ordinaire du chrétien et les Heures en francois ; il commandait des enluminures pour les planches, et des reliures. Dans son détail de frais, Antoine Vérard n’omet rien : il compte le parchemin à 3 sous 4 deniers la feuille; les images peintes et enluminées 1 écu les grandes, et 5 sols les petites.

1. Senemaud, Notice insérée dans le Bulletin de la Société archéologique de la Charente. Année 1 85g, 2e semestre, p. 91.

Page 1