ACTE I, SGfeNH YH
POINCELET.
ïl ne me reste plus qu'à savoir son ?idrcs$e, que le major n'a pas pu me donner. Je la connaîtrai eu le suivant ce soir jusque chez lui. Il s'appelle le comte Anatole de Landreuil.
HENRIETTE, quî s'cst approchée de lui.
Le comte de Landreuil, vous le connaisseï?
voivcELEi^ saluant. Madame...
HENRIETTE
Pardon, monsieur, vous avez prononcé un nom... Vous connaissez M. de Laïuireuil?
POINCELET.
Pas moi, mais Josépha. Elle paraît même le conîiaitre beaucou p plus que vous et moi ; nais ce soiit là des affaires trop personnelles...
Il passe à droite foui en écrivant
HENRIETTE
Il est ici.
POINCELET.
Et il ne m'échappera plus; il pa3^era pour les deux autres, le médecin et l'offîcicr du génie.
HENRIETTE
Que veut-il dire?
POINCELET.
Un séducteur titré!... Allons, M^e .Josépha; mais, tant mieux, la réparation qui in'esl duc sera plu5 éclatante, et je l'obtiendrai.
HENUIETTE.
Que dites-vous, monsieur?
POINCELET.
Que M. de Landreuil ne sait pas jusqu'où peut h* conduire la vengeance d'un mari qui n'aime pas sa femme. Mais, pardon, je vous quitte; \in coup superbe... [Il s'arrête cm moment de sortir,) Cette dame n)e paraît beaucoup mieux ([ue toutes celles qui sont ici... Cet air distingué... intéressant... Elle se sera trompée de porte.
LE MAJOn, au fond.
Eh bien! M. Pomcelet! 2
18 LE LIVRB NOIR.
Me voilà, majora me voilà ! On ne dcvinit jamais fréquenter que des majors dans 8a vie... (Il 8orL)
SCSNS VIII.
HENRIETTE, seule.
Il aime une autre femme... Ne devais-je pas m'y attendre? Et que m'importe la perle d'un amour que depuis longtemps je ne partage plus! C'est une autre douleur qui m'appelle ici, dans cette maison si mystérieuse pour moi.