SCENE IX
MAURICE, HENRIETTE, LANDREUIL.
MAURICE, à Landreuil qui est sur le devant à droite, tout pensif et anéanti de la présence d^ Henriette* fllonsieur, tout ce qui arrive en ce moment est votre ouvrage; on m'évite, on me fuit, on me honnit chez vous parce que j'ai épousé madame, et madame est méprisée, flétrie, maudite par les yeux, parle regard, parle souffle de ceux qui sont ici parce(|u'elleaété... parcequ'elle a été perdue par un autre.
LANDREUIL. Mousieur...
MAURICE. Cet autre, c'est vous... il vous appartient de lj relever de cet outrage... on a fui sa présence... vous allez l'imposer.
LANDREUIL. Moi!
MAURICE, bas. On a détourné le bras officieux d'un lîomme qui l'ofl^rait à ma femme... vous allez offrir voire bras a ma femme...
HENRIETTE. QuC dît-il?
MAURICE. Et vous la promènerez aux yeux de tous.
LANDREUIL. Mousicur, je sais que le monde a été injuste, cruel, envers vous et madame, que les personnes qui sont ici ont manqué de convenance, d'humanité... Mais puis-je devant ma mère, devant celle qui sera demain ma femme, remplir l'ordre que vous rae donnez?... car c'est un ordre, monsieur...
MAURICE. C'est un ordre... encore une fois, décidezvous... {A Henriette.) Dieu et vous, madame, êtes témoins que j'ai tout fait potir nous sauver tous les trois en engai^eant monsieur à vous rendre par un acte de réparation la place qui vous appartient dans le monde ; il ne l'a pas voulu... eh bien ! soyons perdus tons les trois... (5<? retournant vers le salon du fond.) La fête est ici, messieurs, accourez tous!... (Tous les personnages reviennent, la musique est interrompue.)
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