SCENE XX
M- DE CHAMPVILLIERS, M« DE VALPIN, CLOTILDE, fond les invités.
M** DB CHAMPVILLIERS.
Il n'y a vraiment que voua, ma chère mtdarno de Valcin pour avoir de pareilles idées.
r K"* DE VALPIN.
Vous faites beaucoup trop d'honnour h mon esprit. Je vous assure que le hasard seul en tout ceci mérite vos éloges.
CLOTILDE
Mais de quoi parlez-vous?
M“* DB CHAMPVILLIERS.
Le hasard !... Figure-toi, Clotilde, quo madame de Valpin , qui a bien quelques raisons pour partager l’inimitié que nous n forcées d’avoir contre lui monsieur Maurice, a imaginé, et c’est charmant comme polite vengeance, de nous faire donner ton bal de noces le même jour qu’il douno sa soirée. Elle a dû, par ce moyen, nuire à ses invitations.
M*“* DB VALPIN.
Encore une fois, je vous afflrmo...
CLOTILDE
Je serais fâchée d'être la cause du moindre déplaisir éprouvé par monsieur Maurice. Je voudrais quo tout le moude fût heureux aujourd'hui.
M a * DE CHAMPVILLIERS.
Rassure-toi. Ses salons sont on ce moment un pou moins pleins, un peu moins brillants que les nôtres, voilà tout. D’ailleurs quel mariage t
M«" DE VALPIN.
Ah ( celui de nos chers enfants no peut so comparer b aucun autre. Comme il est fâcheux, convenons-en, qu’il n'y ait pas dans notre langue française un mot affectueux pour qualifier le degré de parenté qui s’établit entre deux belles-mères! Comment nous appeler entre nous?
M"* DB CHAMPVILLIERS.
C'est vrai... deux belles-mères... ça n’a pas de nom.
clotilde, qui estremonice vers le fond.
Il me semble apercevoir monsieur de Landrcuil dans l’aulre salon.
M®* DB VALPIN.
II doit nous chercher; venez, ma fille.
le domestiqüb, au fond, annonçant.
âlonsiour de Versacl monsieur de Croissyl m"* db eu ampvii, librs, à M mt de l’alpin, tout en remontant. Deux amis intimes de mon mari... deux procureurs du roi.
M aB DE VALPIN.
Votre bal ne manque pas d’originalité. Le barreau de Paris tout entier s’y est donné rendez-vous. On dirait une rentrée des cours après les vacances. Je crois voir circuler les cinq Codes dorés sur tranche. (Les deux procureurs du roi, en eenanf sur le devant du théâtre, saluent M n * de y alpin , M mt de Champvilliers et Clotilde, qui passent dans f autre salon.)