SCÈNE vm
Lu Mises, MAURICE, HENRIETTE, Invités ; tm cercle te forme autour de Maurice et d'Henriette qu'on observe curieuse ment ; la musique t’est arrêtée, on parle bas, on se les design* . minribttb.
Mon ami...
Ne tremblez pas ainsi... n 'êtes-vous pas h mon bras? eimuitti.
Nous sommes venus... maintenant partons.
mao aies.
Dans un instant... vous souffrez?...
b en rw m.
Je suis h la torture... ces regar.is lancés sur nous... mao uct.
Je les tarai ployer jusqu’à terre avec le mien.
DK CBAMFT1LUIR9, à M m * de /alpin.
Quelle audace!...
M** DI TALFHV.
faut avouer...
u** db CHANpmuns, à M. de Champvilticrs.
Chacun souffre ici, vous le voyez, do 1a preseaoe de cette femme.
CBAMFTILLÏIRI.
Je le sais... mais je ne puis rien.
M"* DK CIIAMPViLUERS.
Cherchez. . . trouvez uo prétexte pour quo notre soirée se continue avec dignité.
Maurice, à part.
L’orago gronde derrière nous. (Haut.) Henriette... du courage... encore une minute de supplice et nous partons... ma ▼engeance touche h sa fin.
CH A BT VI LL1BRS.
Que les danses repronnent. (La musique se fait entendre; des cavaliers offrent la main à leurs dames ; Poincelet va offrir la tienne à Henriette, il est retenu par M m * de P alpin.)
U** I* VALFIN.
Monsieur Poincelet, vous oubliez que vous m’avez invitée... fOMBIUr.
Vous croyez, madame... (A Henriette.) Pardon, madame, mille oxcuses... mille regrets.,, ce sera pour l’autro... (H s’éloigne en donnant b bras à M m * de /‘alpin. Tout U monde se retire aussi.)
srâxrc xx.
On a détourné le bras officieux d'un homme qui Tofirait I na femme... vous allez offrir votre bras à ma femme...
HtNRtKTTB.
Que dit-il!...
MAClUCt.
Et vous la promènerez aux yeux de tous.
LAKDttClL.
Monsieur, je sais que le inon-lu a été injuste, cruel, envers vous et madame, que les personnes qui sont ici ont manqué de convenance, d’humanité... Mais puis-j d»*v r. ’.t ma mère, devant celle qui sera demain ma femme, remplir l'ordre que vous nie dounez?... car c’est un ordre, monsieur...
C’est un ordre... encore une fois, décidez-vous... (A Henriette.) Dieu et vous, madame, êtes témoins que j’ai tout fait pour non? sauver tous les trois en engageant monsieur à vous rendre par un acte de réparation la place qui vous appartient dans Le monde; il ne Ta pas voulu... eh bien*, soyons perdus tous les trois. (Se retournant vers le salon du fond.) La fête est ici, messieurs, aocuurez tous !! ( Tous les personnages ret iennent, la musique est interrompue.)
BCÈWB X.
Lis Mêmes, TOUT LE MONDE.
MAURICE
Ecoutez-moi, maintenant, gens du grand monde à petits.
CRAMPViLLIMS.
Par grlco, par pitib !...
MAUFUCI.
Grâce et pitié 1 Mais avez-vous fait grâo© b cette femme? Avexvous eu pitié d’elle? Ab ! laissez-moi toute Tivrcsso do ma colère.
CnAMTVILUCRS.
Mais, monsieur, vous êtes chez moi!
macrick, à Champvilliers.
Oh ! vous m’écoulerez, vous dis-je ! vous m ‘écouterez!..
Henriette, passant au milieu.
Non, vous ne parlerez pas; non! vous ne vous abaisserez pat h vous défendre... De leur miséricorde... je n’eu veux pas ... Devant l>> tribunal do la Justice, les juges mon pardonnât... devagt le tribunal de Dieu, le prêtre qui nous a unis m a pardormee... ii m’a bénio... Vous seuls, gens du mouda, vous avez repoussé celui qui m’a tendu la main au fond de l'ablme, et vous vous êtes écriés r La voilà... la voilà... il la epousôe... ob! il l’a épousée! honte à luit... Moi, je vous crie ; Respect à cet homme qui a eu pitié de toutes les lamies que vous me faims verser... es: laves des préjugés... courtisanes de l'opinion ! (Hile jette son bouquet. Mouvement d’indignation parmi tout b monde.)
MAURICE
A chacune ses affronta, mesdames. . (Aui hommes.) A chacun son châtiment 1... (Tirant de dessous son habit une feuille et lisant.) « Extrait du Livre noir de h police... Henriette, néo h la
• Martinique, a été mise en jugement pour s’être trouvée sur I©
• pavé de Paris passé minuit. Même année, traduite aux assises » sons le poids d’une grave accusation... Henriette a été toup- » Çonnée d’avoir euleve des diamants dans uno tnaiaou où eilo » était parvenue à te placer en qualité Uo demoiselle de cuinpo- ■ gnie. Acquittée. »
tous , avec impatience et indignation.
Assert assez!
MAURICE
Maintenant à vous, monsieur dv I andreuil. Tournons ta feuillet du Livre noir. (71 tourne et fit ) « Il est avéré pour la police » quo c’est M. ta comte de Landreuil qui a volé les diamants do
• sa mère.»
MAURICE, HENRIETTE, LANDRFUIL.
Maurice à Landreuil qui est sur le devant à droite, tout pensif et anéanti de la présence S Henriette.
Monsieur, «oui ce qui arrive en ce moment est votre ouvrage; on m'évite, on me fait, on me honnit chez vous parce que J’ai épousé madame, et madame est méprisée, flétrie, maudite par les yeux, parle regard, parle souffle de coux qui sont ici parce qu’elle a été... parce qu elle a été perdue par un autre.
LANDMU1L.
Monsieur..,
MACRICI.
Cet autre, c’cst vous... il vous apparltep*. do la relever do oet outrage... on » luise présence... voua allez rimpuser.
LANDREUIL.
Moi!
MADRICK, bas.
M“* DK YAI.F1N.
Ciel! (Hile s'évanouit. On la fait asseoir sur un fauteuil à droite Au» fils ra se mettre à genoux devant elle; il lui lient les mains. Les dames fui font respirer des sel » , lui prodiguent des soins.)
MAURICE
Oui, c’est le comte de Landreuil qui est le voleur, et voilà son complice, le major d’Anglemire...
LE MAJOR
Touché !
POINCIUT.
Le major d’Anglrmirel...
MAiHici, montrant le papier.
Voyez... voyez...
Lt FROCURVCR DE VER'AIT-LES.
Monsieur, donnez-moi ce papier... ( Henriette U prend vite
oient et le déchire.)
■ Al' R1CS.
Quo failes-vouaî
HERR11TTB.
Il est lo p^ro de ma Ma !
poi'iesLRT, qm se troues pris du Major .
Et Josépha, misé rallie?
LS MAJOR
Elle est arec uu prince.
romcKLBT.
Pauvre femme I
if. pnnccRSoa Dt tkmaillv, s'opproeTuint du Major. Major d'Auglemire, tous avez été condamné a doux ans de
prison t
Il MAJOR.
Cest une odieuse calomnie... Je suis le baron Morelto-MoreUi. Voici mon passeport. (Il lui remet un passeport,)
LS PROCl'REl’R DR VKRIA1UB3.
En ce cas, baron MorelloMorcIli, tous Mes un forçat évadé... tous voua nommez Thiberge... vousavea fabrique un faux passeport».
LS MAJOR
Pal volé un forçat! J’aime mieux mes deux ans... renifler me fai rendre... je roua prie} Jo reste le major d'Anglemire. [Sur tm geste du procureur du ro*, le Major se tient au fond , gardé par deux domestique». Maurice et Henriette sont un peu à gauche.) de valu?» a repns ut sens ; elle regarde autour d'elle, aperçoit son (ils à ses pieds, se 1ère convulsivement, et lui dit, avec
un geste impérieux en lui montrant la porte, avec indignation.
Laisses- moi... monsieur!... laisses- moi.., uramsun.
Ma mère... je rail tou» rendre rhonneus... (H sort vivement par la fond.)
■■* ns VALPIK.
Qu’a-i-il dltî... Me rendro l’honneur... 0 mon Dieu!... Je tremble... Mes amis... arrètez-lel arrétez-le! arrêtez -le !... [On entend un coup de pistolet. M mf de Falpxn tombe à genoux en poussant un cri. On Tanfours.) Ahl ■au aies.
Ilenriettel... votre fille a un nom maintenant !... [Henriette tombe à genoux. Tabkau. Rideau.)
Kl N.
Ni <J’ invent:
THEATRE COITERPORIIA ILLUSTRÉ
RICREL LEVY PRtHES, EDIYKUR*.
■ ut 1ITIIIH. * il».