‹ Le livre noir drame en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 81 sur 91 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

UJ aluu. ÜUÉGORHT.

i crAcorict, entrant .

Ah! le voilà (saluant) madame!... (A Maretlly ) Comment? tu déjeunes, mais je croyais que nous déjeunions ensemble chez...

cahillb, vivement.

Chez...

rariooRST.

Chez de Juzard.

camtllb, regardant son mari.

Ah!

HARCBLLT.

Tiens, c’est vraf... ah! ce pauvre de Juzard! je l’ai oublié.... {A Camille qui le regarde.) Ma parole d'honneur! et la preuve c’est... tu sais? [Il lui montre son costume. A Grégoret.) Prends donc un verre de madère.

autour.

Volontiers. (lise verse.)

marcklly, à ta femme qui est sérieuse.

Tiens, regarde-le, lui... il n’cst pas si simple que moi... habit noir, cravate blanche! voilà un homme bien mis... Es-tu assez bien mis... G régoret?

CRBCORRT.

Ah l à propos !... il faut que je le raconte.-

HAKC81.LT.

Encore une histoire !... Tu sais donc toujours des histoires? C'est toi qui aurais fait tes affaires si tu avais été l’avoué de Schaabaam.

CRBCORRT.

C'est un nouveau tour de ce diable de de Jux&rd.

HARC8LLT.

Bah t quoi donc?

CRéconrr.

Il a imaginé quelque chose de très-ingénieux... Ah ! ah 1 ah ! J’en ris encore.

HARCBLLT.

Et moi, j’en ris déjà- ( Frappant sur l'ipauG de Gré goret.) U est très-amusant.... (A Camille. ) Écoute bien l’histoire de de Juzard.

CRÉCORBT.

Vous saurez d’abord que sa femme est jalouse.... oh ! mais jalouse !...

CAMILLE

Vraiment !

CRRGORET.

Que c’en est insupportable...

HARCBLLT, <OU5*anf.

Hem! hem 1^.

cateotBT.

Et comme... ah! mais... pardon, madame n’est pas jalouse?

Camille, vit etnenl.

Pas du tout.

HARCELLY,

Oh ! mon Dieu non, pas du tout... Si nous portions?

CAMILLS.

Un instant... (4 Grégoret.) Continuez donc...

harcellt, à part.

U va dire quelque bêtise.

mJmmt.

Ce gredin de de Juzard a des intrigues... et pour détourner les soupçons de sa femme, savez-vous ce qu’il fait ?

CAHILLB.

Non, et je brûle de le savoir.

HARCBLLT.

Si nous partions?

OUtoRtV.

11 se donne des allures de vieux docteur, il s'habille comme un savant... Cravate négligée, habit sans nom, chapeau impossible... bottes à doubles semelles et gants en peau de lapin... 11 entre râpé dans sa voiture et en sort éblouissant, frac, bottes vernies, gants frais, etc... 11 a un cabinet de toilette dans son coupé... Ab ! ah ! ah !

marcilly, riant tout en regardant sa femme avec inquiétude.

Ab ! ah ! ah !

Cahtlli, à part en regardent ton mari.

C’est bon à savoir.

marcklly, à part.

Que le diable t’emporte. [Haut.) Mon ami, je te demande pardon, mais il faut que je te quitte.

CRROORR.

Je sors avec toi. Avant de me rendre chez de Juzard U faut que je passe aux Italiens pour retirer le coupon de madame de Périeux.

Camille, Vivement.

Ah ! Angèle va aux Italiens?

HARCBLLT.

Allons, Vlan... autre chose à présent.

Camille, avec une intention marquée.

Quel heureux hasard! mon mari veut justement m’y conduire... *

Ah! vraiment!

eaicourr.

HARCBLLT, à part.

Décidément si j’étais Schaabaam je lui ferais couper 1a lanpue ou au moins la téta.

CKKHAiN, entrant en livrée. — Bottes à revers.

Monsieur, Nabuco s’impatiente.

HARCBLLT.

Je descends. (Par réflexion, en regardant sa femme.) CVst-à dire... (A part.) Celte sotte histoire de coupé... (Haut.) On peui dételer, j’irai à pied.

GERMAIN

Ah ! (A part.) Ce n’est pas la peine d’avoir une voiture... cbBgorbt, saluant.

Madame.

HARCBLLT.

A bientôt, Camille. ( Camille ne répond rien. — A part.) Là !...

ENSEMBLE

Air de Couder.

cahillb, à pari.

J’en suis sûre, quand il me quitte.

Vers une autre il porte ses pas,

Je «ois, au trouble qui l'agite,

Que mon coeur ne me trompe pas.

harcrllt, à Camille.

Calme le trouble qui t’agite.

Et de mon cœur ne dout - ,'m,

Vers toi je reviendrai bien vite,

Car l'amour va presser mes pas, orXgorkt, à part, en désignant Mc ircellf.

Près d’elle, à l’émoi qui l'agile.

Je juge que le scélérat

S’en va donner, quand il la quitte.

Un coup de canif au contrat.

orrhaih, d pari.

D’ici je sortirai bien vite.

S’il faut toujours s’ croiser les bras,

Ces mallrcs-là, si je les quitte,

Je T sens, je n* les regrelt’rai pas.

(Marcelly et Grigorel sortent par le fond.)

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