‹ Le livre noir drame en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 83 sur 91 · CK&MAIN · texte numérisé non relu

CK&MAIN

Madame...

cahillb, avec tmpatienoa.

Sortez.

germain, à pari.

Ahl c’était pour ça... c>sl clrél.'. [Il rmontt; au mamttl * •ortir.) Ab ! voilà madame de Férieux. ( Anaile parait.)

MIDI A QUATORZE HEURES

AKCkrr arment.

Ce n’est que moi... (El.* *nlr>\)

otuMAiM, txwi fanf annoncer.

Madame de...

Laissez-nous.

ancele, embrassant Camille.

j’ai mes grandes entrées, moi, n’esl-co pasî cernai*, à part.

Ce n’est pas la peine d’avoir un domestique. (En t'en allant.) Quelle drôle de maison. (Il tort.)

SCEXE JL.

CAMILLE, ANGÈLE, Angèle tient un gros bouquet de violette» à la main.

ANGÈt I.

H y a un siècle que je ne l'ai vue.

CAMILLB.

Que vcux-tu?... ce n'est plus aujourd’hui comme autrefois... nous ne nous appartenons plus... moi, j'ai un mari.

ANGÈt.B.

Et moi j’ai un procès... monsieur Marcelly n'est pas IA?

CAMILLE

Tu le sais bien?

ANCÈLB.

Comment?

Camille, avec un ton singulier.

Quel joli bouquet lu as là !

MOkUL

Ce sont des violettes de Parme... je viens de les acheter à ta porte.

camillb, d’un ton d'incrédulité.

Ah f tu viens de les acheter?

ANGÈLE

Qu’as-tu donc? lu parais triste, préoccupée... confie-moi tes petits chagrins.

Camille, oiwmcnt.

Mais je n'en ai pas.

ANGÈLE

Tant mieux... je craignais que tu n'eusses à te plaindre do ton mari.

camillb, vivement et appuyant.

Par exemple! mais mon mari est un homme charmant... rempli d'attentions, de prévenances; aujourd’hui, H me donne un cachemire magnifique.

ANGÈLE

Ah!

camillb, à part.

On dirait que ça la contrarie... (zf/>j>uyant.)un cachemire de 3.000 fr. au moins!... ohl Marcclly m’aime bien! il me le prouve tous les jours...

asg Ile, souriant .

Tu es bien heureuse.

CAMILLB.

Très-heureuse... il me trouve jolie...

ANGELE.

le le crois bien.

CAMILLE

Plus jolie que toutes les le m mes que nous connaissons. ancèle, riant.

Ah! ménage mon amour-propre, je t’en prie.

camillb, se reprenant.

Toi exceptée... Du reste, tu dois être contente, si tu m’aimes.

A s cèle, l'embrassant. *

Mais certainement...

camillb, à part.

Elle est furieuse...

ANGÈLE

le regrette que ton mari ne soit pas là... je voulais lui parler de...

CAMILLB.

De ton procès? Eh bien, mais jo vais faire venir monsieur Fernand.

ANGÈLE, vivement.

Non... ce n’est pas la peine... je reviendrai.

CAMILLB.

Quand mon mari y sera.

ancèle.

Comme tu me dis cela?

CAMILLE

Angèle, est-ce que lu ne songes pas à te remerier?

ANGÈLE

Moi, non.

CAMILLB.

Veuve!... c’est une position Crusse, tu ne peux pas éternellement dans cet élul-lâ.

AXlklJ.

Cet état-là... mais c’est un état libre.

CAMILLB.

Tu finiras par aimer quelqu’un.

ancèle, étourdiment.

Oh ! j'ai commencé.

CAMILLE

Ah ! et cependant tu ne songes pas à te remarier?

ABCELE.

Non, car je ne puis épouser celui que j’aime.

CAMILLE

Pourquoi?

Angèle, gravement.

Cela tient à de hautes considérations politiques.

camillb, à part.

.Elle se moque de moi. (Haut.) Gageons que je devine. ancèle.

Voyons.

CAMILLB.

Cet amant mystérieux n’est nas loin, n est -ce pas?

ABCELE.

C’est vrai.

CAMILLB.

Il est ici.

ANGÈLE

Oui.

Camille, d’une voix troubU !e:

le le nommerai si lu veux.

ANGÈH.

Nomme-le.

camillb.

Tu m’en défies ?

ANGÈLE

Oh ! mon Dieu ! si tu y tiens, je puis te dire son nom, c’est monsieur Fernand.

CAMILLB.

Eh bien t mais U l’aime aussi.

ANGÈLE

le le sais.

Et tu ne poux l'épouser, dis-tu? il est libre, cependant!

ANGÈLE

Il est libre... et il ne l'est pas. Bientôt je l’en dirai davantage...

Camille, se contenant.

01) !ce n’est pas nécessaire.

ANGÈLE

Comment?

CAMILLB.

Tu vas ce soir aux Italiens ?

ANGÈLB.

Non.

CAMILLB.

Monsieur Grégoret nous l’a dit.

ANGÈLE

le devais y aller en effet... mais j’ai changé d’avis. [Elle va à la glace et rajuste ton chdle.)

Camille, à part.

Elle sait que Marcclly doit me conduire au théâtre, et elle no veut plus y aller.

ANGitLt, Jet ant la glace.

Mu lionne Camille je te laisse... puisque mon avoué n’y est pas, je vais chez mon avocat... Est-ce vrai que les anisés r* me vont pas bien?

Est-ce mon mari qui t’a dit cela ?

ANGÈLE

Ton inari ?

Camille.

Ab! c’est qu’il n’aime pas relie coKTuro-Hî ancèle, riant .

Vraiment? oh l alors j’en changerai.

Camille, wevmeiil.

Oh! c’est inutile!

MIDI A QUATORZE HEURES

ANfltLE

Ah ! ah ! ah! tu as bien dit cela... adieu ma bonne... recommande à ton mari de penser à moi.

ENSEMBLE

An : Le voilà tout interdit (Roger Bootcap)^ angAlz, d Camille.

Ma bonne amie, au revoir,

Tâchez que votre devoir Vous permette quelquefois.

De m'aimer comme autrefois^

A la veuve, par pitié,

Donnez un peu d'amitié,

Ou bien, chargez votre époux.

Du soin de Paimer pour vous.

Camille, d part.

Hélas ! je crois entrevoir,

Quel est ici sou espoir,

El mon époux, je le vois.

Va se soumettre à ses lois,

Déjà sa froide pitié,

Vient m’offrir de l'amitié,

En échange de l'époux Qu’elle jette à ses genoux.

( Angilcsort par U fond après avoir embrassé Camille .)

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