FERRARI
La succession doit...
Camille, t'avançant, à ifarcelly.
Vous ne m’aviez pas dit, mon ami, que vous fussiez chargé du procès d'Angèle.
marcelly, é part. *
Maladroit I
FERRARO, troublé.
Mon cousin n’y a pas pensé...
MARCELI.V.
Mais du tout... ça n’est pas eu... puisque je ne savais pas... Fernand vient do me le dire à l'instant.
CAMILLE
Ah!
MARCE1.LV.
Je lui ai même donné un galop... n’est-ce pas que je t'ai donné un galop?
FERRAND, troublé.
Hein?... Ah! oui...
camtllb, riant.
Soyez donc A votre réplique, monsieur Fernand.
MARCELLY.
Tu crois que nous jouons une comédie, n’csl-ce pas ?
Camille, s'<Msryan( à droite sur le canapé et prenant son
ouvrage d’aiguille.
Moi... je ne crois rien.
MAICSLLT.
C'est terrible çA... ça ne s'est jamais vu. (/I remonte.)
Camille, calme.
A qui en avez-vous? je ne vous dis rien.... vous sorte*?
MAICEI.LV.
Oui, je sors... il faut bien que j'aille au palais... est-ce que ’u ne veux pas que j'aille au palais ?
CAMILLE'
Qui vous parle de cela? il me semble que vous ôtes libre.
MAICELLY.
Parbleu ! ça serait gentil que je ne fusse pas libre de faire mes {flaires?... je ne sors pas pour mon plaisir.
CAMILI.lt.
Que signifie celle querelle que vous me cherchez ?..
MARCELLY.
Je ne cherche pas de querelle... mais., .je... voyons... adieu, ma petite Camille!... je serai un peu longtemps puce que, en sortant du palais, il faudra que j aille chez Bonncfoi... Bonnefoi 1 tu sais? le notaire?
camjlle, lui donnant son cam.-t.
Je croyais que vous deviez aller chez M Janodet.
MARCELLY.
J'irai après.
CAMILLE
Ah ! très-bien... c’est que vous m'avez dit hier qu'on ne trouvait M. Janodet qu’à dix heures.
MARCELLY.
Dix ou onze... quand on dit : dix heures... ça veut dire... Ah ! tiens, tu me fais tourner la tète...
Il est vrai que je ne sais à qftoi vous pensez.
makcki.lv, à part.
Ah I ma foi, j’aime encore mieux lui dire... (üfauL) Ecoute, ma petite Camille, Fernand et moi nous avons uu secret... Camille, et levant.
Je m’en doutais.
MARCELLY.
Nous avons... c'est-à-dirc que c’est lui... c’csl lui qui m’a confié un secret... et je vais le le confier à niou tour. Fernand est amoureux. { Fernand fait un signe de joie et ifincovrarjrment a Marcelly.)
marclllv, voyant que Camille a remarqué le mouvement, à Fer nand.
Qu'as-tu besoin de me faire des signes télégraphique;? (Camille sourit.)
MARCELLY.
C'est vrai, ça... tu es content, n'cst-ce pas? que je dise à Camille que tu es amoureux de son amie Angèle, et lu m'encourages...
FERRAND
Sans doute...
marcei.lt.
Eh bien... encourage-moi tout haut... 4) n’y a pas de mystère à ça.
Mon mari a raison, Monsieur, vous avez l’air tout embarrassé.