Tome XV, i** partie : Galba; — 2* partie : Othon, et la Table
Dubois ou Duboys, rëditeur de cet ouvrage, avait également publié la Henn'aie; c'était un ex-officier de la garde royale et le gouvernement de la Restauration lui avait alloué pour son Plutarque une subvention de 1 5o,ooo francs ; restaient 620,000 francs à faire rentrer. Chaque exemplaire complet, paraît-il, se vendait environ i,3oo francs. — Le bouillon dut être formidable.
— Nous recevons de notre savant collaborateur Gustave Brunet, de Bordeaux, les détails suivants sur le Bibliomane Boulard. Il nous semble que maintenant la question est épuisée et que chacun se déclarera satisfait :
Vous réclamez, dans la dernière livraison du Livre^ p. 1 20, quelques renseignements sur le bibliomane Boulard, «si peu connu de notre génération».
Antoine-Marie-Henri Boulard, né à Paris le 3 septembre 1754, mourut dans la même ville le 6 mai 1825. Il fut notaire, maire du 10* arrondissement, député au Corps législatif. Il traduisit de l'anglais divers ouvrages, il publia quelques écrits oubliés aujourd'hui. Quérard les a énumérés dans sa France littéraire. Consulter également la Biographie nouvelle des contemporains, par Arnault, Jouy, etc., V Annuaire nécrologique de Mahul, 1825, la Nouvelle biographie générale (Didot frères), t. VI, p. 640.
Ce qui a sauvé Boulard d'un oubli complet, c'est sa passion excessive pour les livres. Il les achetait en masse et sans choix ; tout ce qui était imprimé était bon pour lui. Après r>a mort, on fît de ce qu'il y avait de mieux dans ces entassements de volumes une vente publique dont il fut imprimé un catalogue qui remplit cinq volu mes in-8% et on adjugea en lots d'innombrables paquets. Il y avait bien peu de livres précieux ; le Manuel du libraire indique (article Claude Dupin) un exemplaire des observations de ce fermier général sur l'esprit des lois, 1749, 2 vol. 8*^ (tirées, dit-on, à six exemplaires seulement), comme s'étant trouvées «parmi les 200,000 ou 3oo,ooo volumes amassés par M. Boulard, ancien notaire.
On ne connaît, ce nous semble, qu'un seul autre bibliomane qui ait connu Boulard et ait réuni, sans trop choisir, une énorme quantité de volumes; il s'agit de Richard Geber (voir le Manuel^ I, 928); mais celui-ci avait du moins rassemblé un grand nombre de livres précieux.
Le British Muséum vient de faire l'acquisition de manuscrits bibliques et orientaux qui sont de la plus grande importance pour la critique et l'exégèse de l'Ancien Testament.
Cette collection, qui a été fiaite dans l'Arabie méridionale, comprend quarante manuscrits, dont quinze sont des portions des Écritures hébraïques, et deux, problablement les plus anciens qui existent des textes de l'Ancien Testament.
Un troisième contient l'Hagiographa, et donne une revisiondu texte hébreu; il vient s'ajouter aux deux autres parties déjà possédées par le British Muséum, et complète ainsi toute la Bible hébraïque.
Plusieurs de ces manuscrits ont la traduction arabe de Suadiah, en vers alternant avec l'hébreu, tandis que d'autres ont les points de voyelle assyriens ou au-dessus des lignes.
Les vingt-cinq autres manuscrits sont des midrashim ou c méittiques et des liturgies.
FIN OE LA BIBLIOGRAPHIE ANCIENNE
TABLE DES MATIERES