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Bibliographie musicale de la chapelle papale. — F.X. Haberl, rédacteur d'un journal de musique ecclésiastique, a profité de la permission du Souverain Pontife pour composer un catalague bibliographique des pièces de musique contenues dans les archives de la chapelle pontificale. Le manuscrit le plus ancien date de 1460. L'éditeur donne la description de 269 manuscrits.
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Bibliothèque de Palerme. — L'abbé Luigi Boglino , conservateur paléographe de la bibliothèque communale de Palerme, a publié le second volume du catalogue des manuscrits que possède cette bibliothèque (Palerme, typographie Virzi). Ce volume va de la lettre D à la lettre L. Le premier date de 1884.
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stantinople.'^ Une mission scientifique française, autorisée à faire des recherches dans la Bibliothèque impériale de Constantinople, vient d'y trouver des documents de valeur. On a découvert, notamment, une histoire inédite de la Hongrie, de Mathias Corvin.
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Pologne. — Le Commerce des livres, — M. L. de Gadon, de la Société historique et littéraire polonaise, dont la Bibliothèque a été reconnue d*utilité publique par décret du 10 juin 1866, nous communique la note suivante :
a Les vieux livres polonais ou sur la Pologne sont généralement très recherchés, mais leur trafic se fait en grande partie par les mains des bouquinistes juifs qui, tout en possédant un flair étonnant pour dénicher les c corbeaux blancs », sont presque entièrement illettrés. M. M. Stankiewicz,qui s'est déjà fait connaître par plusieurs travaux bibliographiques, vient enfin d'ouvrir, à Cracovie, le centre du mouvement scientifique polonais, une maison de librairie ancienne (Antiquariat) qu'il se propose de diriger d'après les mêmes principes que les établissements analogues en France et en Allemagne. Son premier catalogue, récemment distribué, contient, parmi ses 700 numéros, maint ouvrage rare et cu-
^Tnrquie. — Bibliothèque impériale de Con-
Catalogues. — La maison Brockhaus, de Leipzig, vient de publier plusieurs catalogues sur lesquels nous appelons l'attention de nos lecteurs : 1» Histoire du moyen âge; 2° Orientalia (bibliothèque de feu Bertheau); 3" Égyptologie langues, géographie, ethnographie de l'Afrique; 4° Bibliographie (bibliothèque de Louis Mohr, de Strasbourg), et collections de revues et de publications de Sociétés savantes ; 5® Botanique (bibliothèque de C. et Ed. Morren, de Liège).
Nous donnerons aussi une mention particulière au beau Portrait Catalogue que publie annuellement, depuis 1882, la maison Houghton, MifHin et C**, de Cambridge et Boston, États- Unis. Ce volume, de i32 pages in-8*, ne contient pa§ moins de 35 portraits des célébrités littéraires d'Amérique. Il est muni d'un index qui rend les recherches très faciles.
Parmi les catalogues français que nous recevons régulièrement, nous citerons en courant ceux de MM. Th. Belin (29, quai Voltaire), A. Chossonnery (47, quai des Grands-Augustins), et L. Clouzot, de Niort.
Mais il faut s'arrêter un instant sur une publication de luxe (64 pages in-4<^) sur grand papier à la forme, ornée d'une curieuse estampe, et mise en circulation par Mr. Thomas Marvell, libraire a Londres, 98, Great Russell Street, sous ce titre compliqué : a Thésaurus Incantatus. — The Enchanted Treasure ; or, the Spagyric Quest of Beroaldus Cosmopolita, in which is sophically and mystagorically declared the First Matter of the Stone. With a List of Choice Books on Alchemy, Magic, Talismans, Gems, Mystics, Neoplatonison, Ancient Worships, Rosicrucians, Occult Sciences, etc., etc. » L'ouvrage commence par la Recherche spagyrique de Béroalde le Cosmopolite tissu amusant de divagations alchimistes et mystagogiques, et, à partir de la page 1 7, se déroule une liste raisonnée, fort bien rédigée et très inté ressante, de livres rares et curieux sur les sciences occultes, avec les prix marqués. Cei prix sont, en général, modérés ; mais ce qui n Test pas, c'est l'excentricité luxueuse de la pu blicité que pratique Mr. Thomas Marvell.
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GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE
* Le dernier article de ce catalogue^ d'espèce peu commune, est un exemplaire de la traduction anglaise des Mille et une Nuits ^ en seize volumes,
par sir RicTiard F. Burtôri, Il est; coté !3o Hvres sterling, c'est-à-dire plus de 7 5o francs. U'tHiYrage est de ceux dont la valeur ne peut qu'augmenlen
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PUBLICATIONS NOUVELLES ET ANNONCÉES
en France. et à FÉtràngef
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FRANCS
Les Juvenilia de M, Zola. — Avant de faire paraître le nouveau livre d'Emile Zola : la Bête humaine, l'éditeur Charpentier a obtenu de lui Tautorisation de republier le premier roman qu'il ait écrit : le Vœu d'une morte.
Ce roman, qui vient de paraître, avait été demandé à Emile Zola par M. dé Villemessant, en i866, alors qu'il était directeur de VÉvénementy et c'est dans sa propriété de Seine-Port que le futur auteur de V Assommoir vint lui lire le scénario du Vœu d'une morte.
En guise de préface de sa première œuvre, Emile Zola a écrit les lignes suivantes :
« Ce roman de ma jeunesse, publié en 1867, était le seul de tous mes livres qui restait épuisé, et dont je refusais de laisser paraître une nouvelle édition.
« Je me décide à le rendre au public, non pour son mérite, certes, mais pour la comparaison intéressante que les curieux de littérature pourront être tentés de faire un jour entre ces premières pages et celles que j'ai écrites plus tard.
a Emile Zola.
• Médan, le i*' septembre 1889. *
Le ti Larousse m. — Le fascicule 41 du Deuxième supplément au Larousse se signale par sa richesse en comptes rendus de livres célèbres. La philosophie et l'histoire sont représentés par des ouvrages de Schopenhauer , Spencer, Secrétan, Guyau, Buchner, Tolstoï, Popof, etc.; la science par VOrigine du monde ^ de M. Paye ; le roman et le théâtre par Mon frère YveSy le Monde oîi Von s'ennuie^ Monsieur Isaacs, Monsieur Jean, Monsieur le ministre^ Monsieur Scapin^ les Mousquetaires au couvent^ avec musique, le Nabab, Namouna^ Nana, Nana-Sahib^ etc.; la poésie, par Nerto^ de Frédéric Mistral, les Névroses, de Maurice Rollinat, etc.
La Grande Encyclopédie, — Le huitième vQt lume de la Grande Encyclopédie vient de paràîf tre; il comprend la fin du B et la première 'pa^^ tie du C. Nous avons déjà maintes fois signalé à nos lecteurs Tabondance exceptionnelle, et .la précision des renseignements qu'ils sont sûrs de trouver dans cette œuvre qui fait honneur àiiotre pays. On se rappelle avec quel enthousiasme lés Anglais fêtaient, récemment, l'achèvement de leur Encyclopœdia Britannica, laquelle peut riva»liser avec la Grande Encyclopédie pour les arti* clés d'ensemble sur les grands problèmes scient> tifiques, historiques ou philosophiques, mais qui ne contient pas le quart des informations de dé«* tail accumulées dans l'ouvrage français. Parmi les milliers de biographies, nous relèverons dans le nouveau volume celles de la famille de Broglie, du poète Calderon, de Caligula, de Camoôfis ; aux savants nous signalerons les articles Calorie mètre et Calorimétrie, de M. Berthelot; Calcaire^ de M. Vélain; aux industriels, les monographie^ de M. Ch. Girard sur l'industrie du Bronje, leà couleurs Brunes, les Cacao et le Café; aux historiens, les substantielles études de M. Bayet sur V Empire et l'art bys[antin, de M. Lœb, sur la Cabbale juive ^ de M. Champon, sur les Cahiers des États généraux; une série d'étudeS très com* plètes sur tous les Calendriers ; aux ^artistes, les monographies de Brunellesco, par M, Muntz; de Callot, par M. Tourneux; des Campagn'ola,, par M. Paul Mantz. Les personnes de plus en plus nombreuses qui s'intéressent à l'histoire religieuse liront avec fruit, outre les articles Cabbale et Calendrier, celui de M, Hild sur les Cabires, les biographies de Brigham Young, le prophète des Mormons, et de Calvin,
On sait avec quel soin sont rédigés les articles consacrés aux dififérents pays ; les notices Bulgarie, de M. Léger, Cambodge, de M. CovdïetyCa^ nada^deM. Salone, seront remarquées. Pour l'administration et la politique, le nouveau volume renferme des études du plus vif intérêt sur des questions bien moins connues qu'elles ne de»-
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vraient Têtre : un véritable traité du Budget, signé C. Dreyfus; un grand nombre de pages consacrées aux acceptions variées des mots Bu'reau et Caisse, et au Cadastre,
D'amusants détails sont donnés aux mots Brigandage, Cabaret. Café; ces articles, de variété historique, contribuent avec les nombreuses illustrations, d'une exécution très soignée, à égayer la Grande Encyclopédie. Pour celui qui ne se laisse pas effrayer par le titre, peu de lectures sont plus attrayantes que celle de ce gros volume.
Les livraisons continuent à se succéder régulièrement. Dans les trois dernières (2o3-2o5) nous remarquons particulièrement une notice très complète sur le département du Cantal^ avec une belle carte en couleurs hors texte. Un travail scientifique important sur le Caoutchouc (botanique, horticulture, chimie, industrie) avec un grand nombre de figures explicatives, une étude sur la Capitation, où M. Fournier de Flaix trace l'historique de cet impôt chez les Perses, à Carthage, en Egypte, dans Tlnde, en Chine, à Athènes, à Rome, et le suit dans la société féodale, puis dans les divers États de l'Europe, une intéressante monographie de la colonie anglaise du Cap, par M. C. Delavaud, avec carte en couleurs hors texte, et un article de M, A. Joannis, sur la Capillarité,
, Arithmographe Troncet^ calculateur mécanique instantané. — Ce merveilleux appareil (V. Exposition universelle, palais des Arts libéraux) fait instantanément les additions et les soustractions les plus longues; il a, dans son enveloppe, la forme d'un petit livre de luxe doré sur tranche. (Prix : 2 fr. 5o. V» P. Larousse et C'*, éditeurs, 19» rue Montparnasse, Paris.)
ETRANGER
Allemagne. — Le professeur J. von Dœllinger va publier un travail historique sur les Vaudôis et les Cathari, intitulé Beitrcege ^ur Ket^ergeschichte des Mittelalters.
— Les archives privées de la province de Brandebourg préparent un ouvrage sur le roi Frédéric-Guillaume 1«'.
Cet ouvrage contiendra un grand nombre d'ordres de cabinet du roi, politiques et non politiques, qui donneront un portrait complet et détaillé de ce souverain éminemment pratique et curieux de détails.
Voici un de ces ordres de cabinet non politiques. Il est adressé à un marchand de vin de Berlin :
a J'ai dernièrement bu à Berlin, en divers lieux, un vin de 1719, vraiment excellent, qui ne se vend pas plus de 60 thalers le muid ((40 litres environ). Si donc nous devons faire affaire ensemble, vous verrez à ne pas me faire un prix exorbitant 0 Et voilà comment se font les bonnes maisons!
— Le romancier Gustav Freytag publiera incessamment un petit ouvrage sur l'empereur Frederick, rédigé d'après des notes pendant la guerre et d'après sa correspondance, jusqu'à l'élection de l'empereur allemand à Versailles.
— On annonce une nouvelle biographie de Jean-Paul Richter, due au D* P. Nerrlich, et contenant beaucoup de documents inédits.
— Le D' Albert Hermann Post, juge au tribunal provincial de Brème, vient de publier, souâ le titre de Studien !jfur Entwicklungsgeschichte des Familienrechts (Oldenbourg et Leipzig, A. Schwartz, 1890, 1 vol. in-8% vni-368-vn p. Prix : 6 marks), un essai sur l'évolution du droit familial à travers les âges et chez tous les peuples. Cette étude que le D' Post déclare lui-même n'avoir pas la prétention de présenter comme complète, mais seulement comme une contribution (Beitrag), comme un apport de matériaux pourla construction d'un édifice parfait, n'en est pas moins un livre qui atteste des recherches assidues et un grand labeur. En voici les divisions principales : I. La parenté. — II. Les liens de l'association des sexes. •— III. Les modes de relations légitimes entre les sexes. — IV. Les mariages consanguins. — V. La communauté légale dans l'association des sexes. — VI. — La vendetta {die Blutrache), —VIL Le rapt des femmes. — VIII. Les Fiançailles. — IX. La célébration du mariage. — X. La dissolution du mariage. — XI. Le régime de la propriété dans la famille. — XII. Lés relations des membres de la famille entre eux. — XIII. Rapports sexuels en dehors du mariage. — Un index (Regisler) des noms propres cités termine cet important travail.
— Sous le titre de Amateur, paraît depuis le mois d'octobre, chez l'éditeur Schœner, Vienne- Doebling, Mariengasse, 27, en français, anglais et allemand, MtiQ Revue internationale des
Collectionneurs en tout genre et qui s'occupe surtout de timbres -poste, livres, ethnologie, sciences naturelles, etc. Cette revue mensuelle, qui promet de devenir l'organe des collectionneurs de tous les pays, ne coûte que 6 marks (8 fr.).
Angleterre. — MM. Macmillan annoncent un nouveau volume de poésies par le poète lauréat, lord Alfred Tennyson.
Autriche.— Le professeur Minor, devienne, va commencer la publication d'une Vie de Schiller en quatre volumes, à laquelle il travaille depuis longtemps.
États-Unis. — Parmi les nombreux ouvrages mis en vente depuis deux mois par la maison Houghton, Mifflin et C'*, de Boston, nous citons les suivants comme les plus propres à intéresser nos lecteurs : Racollections of Mississippi^ par rhonorable Reuben Davis (i vol. in-S*, i5 fr.); le sixième fascicule des English andScottish Popular BalladSj éditées par le professeur Francis J. Child, de Harvard University (édition de luxe tirée à i,ooo ex., gr. in-40, 23 fr. pour les souscripteurs) , the Héritage of Dedlow Marsh and oiher TaleSy par Bret Harte (i vol. in- 16, 6 fr. 25) ; Our Cats and ail ahout Them^ monographie très complète du chat domestique^ par Harrison Weir, avec illustrations (i vol. in- 12, 10 fr.), et une nouvelle édition de l'ouvrage si populaire de Mr. Olivier Wendell Holmes, the Autocrat of the Breakfast Table (2 vol. in- 16, î2 fr. 5o).
— Le mois de septembre a vu naître à Bobton une nouvelle revue : le New England Maga- \ine, public sous la direction de MM. Edward Everett Haie et Edwin D. Meal, et surtout, mais non exclusivement, consacré au passé de la Nouvelle-Angleterre.
— Une autre revue. No Name Magazine^ que la Compagnie de la presse américaine de Baltimore publie à partir du mois d'octobre, ne recevra les articles qui lui seront envoyés que sur le mérite qu'ils présenteront et non sur le nom d'un auteur connu. Elle fait ainsi appel à tous les talents ignorés qu'elle se propose de produire*
au grand jour. Les incompris n'ont qu'à se bien tenir 1
— Signalons enfin une revue exclusivement écrite par des femmes et pour les femmes sous le titre significatif : She. Est-ce par imitation qu'une Française vient d'annoncer, à Paris, une publication analogue intitulée ; VEsprit des femmes ?
Pologne. — M. de Gladon nous écrit : a La Pologne possède un savant numismate de premier ordre, Lelewel, l'auteur de la Numismatique du moyen âge^ parue à Paris en i835 ; mais jusqu'ici elle n'avait pas d'écrit périodique spécialement consacré à la science des monnaies. Cette lacune vient d'être comblée. Depuis juillet dernier ont commencé à paraître, à Cracovie, les Informa* tions numismatiques et archéologiques (« Wiadonosci Numizmatyczno-Archeologiczne»), organe de la Société numismatique polonaise, rédigé par M. Bartynowski. Cette publication est trimestrielle et illustrée; à côté des objets indiqués dans le titre, elle promet de s'occuper aussi de sphragistique, de la science héraldique et de paléographie.
Suisse. — La maison Orell FUssli et C*<, de Zurich, vient d'ajouter à la collection, déjà importante, de guides qu'elle publie sous le titre de l'Europe illustrée, une nouvelle brochure : le Chemin de fer du Pilate, par J. Hardmeyer, avec 32 illustrations par J. Weber, et une carte. Cette livraison a toutes les qualités de ses aînées et sera précieuse pour le touriste, qui peut aujourd'hui gravir le Pilate, comme le Righi, en chemin de fer.
Uruguay. — Nous avons reçu les trois premiers numéros (août-octobre) de la Revista de la Liga patriôtica de Ensenan^a, publication nouvelle scientitique, pédagogique et littéraire, qui paraît à Montevideo, sous la direction de MM. Ramon Ldpez Lomba et Evarista G. Ciganda. Cette revue répond fort bien à son titre et servira certainement avec efficacité la cause de l'enseignement, non seulement dans l'Uruguay, mais dans toute l'Amérique portugaise et espagnole.
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FRANCE
Missions, — Le ministre de Tinstruction publique vient de confier à M. Charles Salomon, docteur en droit, une mission en Orient. M. Salomon est chargé d'étudier les institutions juridiques de rinde, de Tlndo-Chine, de la Chine, du Japon et de la Sibérie*
Concours littéraire de l'Académie des beauxarts, — Dans sa première séance d'octobre l'Académie des beaux-arts a choisi le sujet suivant pour le concours Bordin de 1891 :
. Démontrer Terreur ou la vérité contenue dans l'exclamation suivante de Pascal :
« Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire pas les originaux. »
Les mémoires devront être déposés à l'Institut avant le i«' janvier 1891.
' L'Académie rappelle que le sujet proposé pour 1890 est :
« De la niusique en France et particulièrement de la musique dramatique, depuis le milieu du 'xviii' siècle jusqu'à nos jours, en y comprenant les teuvres des compositeurs étrangers exécutées du représentées en France. »
Rectifications» — M. Aimé Vingtrinier, de la grande Bibliothèque de la ville de Lyon, nous écrit :
« Il n'y a pas de petite erreur. Telle assertion, donnée légèrement et sans preuve, peut être relevée par un érudit, un curieux, un chercheur, et donnée comme une opinion sérieuse, un avis certain, une vérité.
« C'est un danger à combattre ; élevons-nous contre lui, quand nous le pouvons.
a Le Bibliophile de Guienne, dans son numéro de septembre 1 889, annonce l'ouvrage suivant :
ft Le voyage et les aventures de François Le a Guaty gentilomme bressan; deux tomes in-12, « en un volume... »
Puis, il fait suivre ces trois lignes de la réflexion suivante :
a François Le Guat serait un auteur supposé, L'ouvrage est attribué à Maxime- Misson. »
Il résulterait de là que François Le Guat, pu de Le Guat n'a jamais existé.
a N'en déplaise à la sympathique et savante directrice du Bibliophile de Guienney le croire serait une erreur.
a Le Guat a existé et .il a écrit.
a Né, en i638, à Saint-Jeux-sur-Veyle, près de Mâcon, de parents protestants, il fut obligé d'émigrer, lors de la révocation de TÉdit de Nantes. Réfugié en Hollande, il fit partie d'une petite colonie de coreligionnaires français qui se rendait à l'île Bourbon. Les fugitifs ne purent s'y établir à cause de leur croyance. Ils furent débarqués, au nombre de onze, dans Itle Rodriguez et abandonnés avec d'assez médiocres provi* sions.
« Au bout d'un an ou deux, s'y trouvant mal, ils la quittèrent et abordèrent à l'île Maurice, corn* mandée alors pour les Hollandais par un Genevois nommé Diodati qui les dépouilla, les fit jeter sur un îlot brûlant puis les expédia sur Batavia, où ils furent aussi maltraités.
« Voulant se faire rfendre justice, ils revinrent en Hollande, mais ils n'étaient plus que trois; les autres étaient morts de chagrin, de fatigue et de misère. Le Guat, plus robuste que ses compagnons, avait survécu. Les trois malheureux réclamèrent, ce fut en vain; on ne les écouta pas.
« Le Guat vécutcommeilput, en Hollande, où il resta de 1698 à 1707. Cette année-là, il se rendit en Angleterre et y publia ses Mémoires qui parurent en 170S. Il mourut à Londres, en lySS, presque centenaire.
« Ses voyages ont eu plusieurs éditions, et ont été traduits en plusieurs langues. Sa famille n'a jamais douté de leur authenticité. — C'était notre arrière-grand-oncle.
« Autre erreur.
« Une Maison de librairie a publié aussi son