‹ Le livre (volume 4)Chapitre 82 sur 129 · PU · texte numérisé non relu

PU

j ^00. )Varsoviae, typogr. C. Kowalenski, in-8» de ix-3o4 p.) Il faut avouer que Fauteur ne donne point tous les livres imprimés; mais il faut dire aussi que, tel qu'il est, ce livre est d'une valeur considérable pour les bibliographes. On y trouve à peine 800 numéros; encore faut-il déduire 39 œuvres dont les originaux ne sont point à Varsovie, et l'ouvrage de L. Rzyskiewicz : Quaestio Iheologica (n..772), édité vers 1627. La première partie de l'œuvre porte le titre: Descriptio operum ordine chronologico disposilorum (p. i- 168.) La seconde partie se compose de diverses tables, il faut remarquer enfin que quelquefois la -description des ouvrages pourrait être plus complète. Ainsi, n* 76 : Ordo missae, l'auteur place cet ouvrage dans l'année 1 5 19 ; en réalité, il a été composé en i5o2 par le D*" Jean Burckhard et

corrigé par St. 21aborowski. La première édition parut en i3i2 (en cinq éditions titulaires, à Cracovie).

Russie. — Vient de paraître : Bibliothèque du comte D.'A, Tolstoï. /. Catalogue des livres étrangers (Saint-Pétersbourg, in-8' de 3i5 p.). Il y a dans l'intérieur de la Russie des bibliothèques appartenant à des grands seigneurs et dont on ne connaît que trop peu la valeur. La famille Orlow- Dawydon, par exemple,possède,dans une propriété voisine de Moscou, une des plus grandes bibliothèques de l'empire, dont l'origine remonte au temps de Catherine II. La bibliothèque du comte Tolstoï n'a été formée que par lui-même. Elle comprend 40,000 ouvrages.

PUBLICATIONS NOUVELLES ET ANNONCÉES

en France et à l'Etranger

FRANCK

Contribution à V Histoire de la typographie, — On annonce la publication, sous le patronage gouvernemental, d'un Musée des marques typographiques françaises. Conçu et rédigé sur le même plan que le Musée des Archives, ce volume reproduira les marques d'imprimeurs, de libraires, relieurs des xv* et xvi* siècles, avec des fac-similés de leurs travaux.

La Reliure au xix« siècle. — Les fameux relieurs-doreurs Marius Michel (1791 boulevard Saint-Germain) viennent de publier un volume où ils ont consigné les résultats de leur expérience et les préceptes de leur art. Il a pour titre V Ornementation des Reliures modernes (i vol, in-8" carré; prix : 20 fr.) et contient, outre des figures dans le texte, 1 5 reproductions inédites de reliures modernes. Il n'a été tiré qu'à 3oo exemplaires, dont 5o sur papier de Hollande au prix de 5o francs. Quelle que soit l'incontestable valeur ds l'ouvrage de ces maîtres doreurs, nous ne surprendrons personne, pas même eux, en disant qu'en dehors de leur art et de leurs créations, il y a, pour l'ornementation extérieure des livres, des voies nouvelles dont quelques-unes ont déjà été ouvertes, et des idées originales dont l'application a été tentée avec succès par des amateurs

et des relieurs ingénieusement audacieux, que les innovations artistiques ne sont point pour effrayer.

VHistoire d'avant^hier, — Le duc de Morny va publier les Mémoires de son père. Nous espérons qu'ils contiennent le reflet exact des événements auxquels cet homme d'État a été mêlé, et que son fils, M. le duc de Morny, ne se croira pas obligé d'en retrancher rien.

Une grande dame d'autre/ois, — M. Charles de Ribbe vient de publier un volume sur lequel nous appelons l'attention de nos lecteurs : une Grande Dame dans son ménage au temps de Louis XIV y d'après le journal de la comtesse de Rochefort (1689) : date qui nous reporte, année pour année, à deux siècles de distance.

Le livre de M. Charles de Ribbe nous fait entrer sous le toit domestique de Madeleine des Porcelets, comtesse de Rochefort, dès le jour de son mariage, et il nous y retient jusqu'au bout, sans que la monotonie de cette vie d'intérieur nous fatigue un instant.

Rien de plus réconfortant que le spectacle offert par cette grande dame du temps de Louis XIV, se reprochant d'avoir trop oublié, dans le tourbillon du monde, avec sa règle inté-

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rieure, celle de sa maison, et nous traçant jour par jour le détail de ses efforts et de son labeur, d'abord pour se réformer elle-même, puis pour relever dans son ménage, dans ses domaines, dans réconomie de sa fortune, ce que son man> que d'ordre avait compromis. Rien de plus instructif, rien de plus pittoresque qu'un semblable tableau de vie domestique et de vie rurale dans un siècle où les mœurs de la cour avaient déjà si profondément désorganisé les forces sociales jusqu'aux points les plus extrêmes du pays.

A cette figure viennent s'en adjoindre d'autres, des plus attachantes par de semblables caractères. L'auteur leur consacre deux appendices. Par là, il achève de noi^s faire pénétrer au cœur de notre vieux monde provincial, dont nous discernons de mieux en mieux les forces vives.

Les lettrés, les chercheurs, les gens sérieux et pratiques trouveront dans le livre de M. Charles de Ribbe tout ce qu'ils aiment à rencontrer dans un livre : beau style, documents nouveaux et inédits, lumière de conduite personnelle et familiale. Nous nous étonnerions beaucoup si la plupart des lectrices ne se mettaient au sortir de ces pages à la fois récréatives et instructives, à vouloir tenir, elles aussi, leur Livre de raison^ comme nos mères d'autrefois, (i vol. in-i8, 384 p., Victor Palmé, éditeur. — Prix : 3 fr. 5o).

— Toute la vie, de M. Pierre Bertrand (Savine, 12, rue des Pyramides; i vol. in-i8; prix : 3 fr. 5o), est un roman d'analyse d'une grande intensité, mais non point d'analyse froide, sèche et pédante. Toute l'œuvre vibre au contraire d'une pitié profonde pour la douleur humaine. Rarement la misère et le désarroi d'un, cœur brisé par une catastrophe morale .ont été étudiés avec cette clairvoyance aiguë et cette compassion sincère des angoisses qui doivent fatalement abattre les âmes trop aimantes dans les luttes de la vie. Ce livre donne un peu la sensation étrange et puissante des grandes œuvres russes. La même psychologie troublante s'y afftrme ; la même inépuisable pitié s*y répand sur la misère humaine.

La Gommey par Félicien Champsaur, romancier observateur et pénétrant de la vie parisienne, est une histoire émouvante, d'un tragique exact, sans grossissements romantiques ou naturalistes, qui vient de paraître chez l'éditeur Dentu (i vol. in-i8; prix : 3 fr. 5o).

A l'intérêt poignant de l'aventure contée par M. Félicien Champsaur, à ses peintures pitto-

resques, d'une modernité si originale et si brillante qu'on dirait d'un art nouveau, s'ajoute l'attrait d'illustrations en couleurs, par MM. Caran d'Ache, Jules Chéret, Henry Gerbault, Aug.- F. Gorguet, Lucas, Lunel, Mars, Louis Morin, José Roy, Félicien Rops.

Deux morceaux de musique inédits — une chanson parisienne, de M. Serpette, et une complainte tzigane, par M. Massenet — complètent le livre de M. Félicien Champsaur, qui, dans ces conditions d'édition, est d'un bon marché presque inouï en librairie.

Le Folk'Lore international. — Le journal la Tradition publie le programme et l'appel suivants :

« Les travaux sur le Folk-Lore se multiplient. Ces nombreux travaux, épars dans les Revues et Recueils de toutes les langues, ne peuvent profiter qu'à quelques érudits. Grâce à la collaboration de tous les traditionnistes, la Co//ec/zon internationale rassemblera ces documents et deviendra une base d'études utiles. Le but poursuivi par les éditeurs est» de réunir dans un ordre méthodique tout ce qui a été écrit chez tous les peuples et dans tous les temps sur chacune des questions que soulèvent les études du Folk-Lore, de Mythologie et d'Histoire des Religions. Les volumes de la collection seront ou des monographies documentaires, ou des travaux particuliers que nous recevrons avec empressement de tous les écrivains spéciaux « Nous réimprimerons également les ouvrages rares se rattachant à celte série d'études. Toutes les notes qu'on voudra bien nous adresser seront centralisées entre les mains d'un traditionniste autorisé qui les résumera en volume pour notre Collection, »

On est prié d'adresser tous les documents (cartes, légendes, notes bibliographiques, usages, superstitions, mélodies, chansons, etc.) à M.Henry Carnoy, professeur au Lycée Louis-le-Grand, 33, rueVavin.

Le premier volume, qui a récemment paru, est intitulé : les Contes d'animaux dans les Romans du Renard, par Henry Carnoy.

Pour paraître incessamment et, autant que possible, de mois en mois :

Les Livres de Divination , traduits du turc, par Jean Nicolaïdes. — Résumé d* Histoire des Religions j par le comte Gobletd'Alviella, membre de l'Académie de Belgique. ^ Les Thèmes des Contes mythiques^ par le D' Stanislas Prato. — Les Chansons populaires de la Bresse^ par Ga-

briel Vicaire. — Les Traditions du Canada, par Emile Blémoni.

En préparation : Les Contes mUésiens. — Livres populaires turcs. — Le Dolopathos. — Le Culte du Feu. — Les Contes facétieux. —Chan~ sons el méiodies populaires de la France,— Études sur les Chansons populaires. — Les Evangiles dfs Quenouilles. — Légendes de la Suisse. — Le Culte des Arbres. — Chansons populaires de la Sardaigne. — Thyl Eulenspiegel. — Les Contes de Perrault, etc.

Prix ilu chaque volunne : 3 fr. 5o. — Pour les souscripteurs: a fr.

Un Guide à Fontainebleau. — M- Rodolphe Pfnor, l'iiuteur des savances el artistiques monographies de Fontainebleau, d'Anet, de Hcidelberg. de Vaux-le-Vicomte, etc., vient de publier à la Librairie générale de l'Architecture et des Travaux publics (André Daly fils et C"; i vol. in-S") un Guide artistique el historique au Palais de Fontainebleau, où l'on ne sait qu'admirer davantage de l'uxaciitude et de l'intérêt du texte, ou de l'abondance el du charme des illustrations. Ce volume, qui est désormaî» l'indispensable vade-mecum du touriste à Fontainebleau, est précédé d'une aimable préface écrite par M. Anatole France.

Collection des Artistes célèbres.— La Librairie

lie l'Art coniinue la publication de ses remarquables monographies d'artistes célèbres, dans la cotleciion dirigée par M. Eugène MUntz. Les amateurs et \u public ont depuis longtemps recherché et encouragé cette utile collection qui présente, au prix le plus accessible, tous les renseignements que peuvent désirer les gens du monde sur Its grands peintres et sculpteurs de

lOU!

mps.

I eauï volumes viennent de paraître :

Paul Véronése a été étudié par M. Charles Yriarte, le savant inspecteur des Beaux-Arts; quarante-trois gravures — que, pour notre part, nous voudrions mieux venues, — ornent cette biographie [et [montrent sous toutes ses faces le talent si pui.ssant et si riche du grand décorateur. Dans François Rude, M. Alexis Bertrand s'est attaché à faire [connaître autant l'homme noble et bon que le puissant statuaire; l'illustration nous nppelle ses principales oeuvres, entre autres le cél t: tire haut-relief de l'Arc-de-Triomphe. Knlin M. Hi.nry,Havard, l'écrivain spirituel et érudit que l'on connaît, a retracé de la façon la plus ing^nic-use, et à l'aide de maints documents

inédits, la physionomie de Van der Meer de Del/t, ce peintre si charmant et jusqu'ici trop peu connu.

Publication de la Société des Arts décoratifs. — Le Comité directeur de la Société de l'Union centrale des Arts décoratifs, présidé par M. Anlonin Proust, a décidé qu'à l'occasion de l'Exposition, un volume serait publié sous le titre suivant : les Industries d'art à l'Exposition universelle de I 88g.

C'est M. Victor Champier, rédacteur en chef de la Revue des Arts décoratifs, dont on connaît la haute compétence,' qui a été chargé de la rédaction de ce volume.

L'éclat incomparable avec lequel se pre'sente la section de l'art appliqué à l'industrie, dans les galeries du Champ-de-Mars, devait donner, en effet, l'idée d'un ouvrage de cette nature, consacré aux magnifiques productions de l'orfèv^rerie, du meuble, de la céramique, des tissus, des reliures, etc.

Il n'était pas juste, alors que la direction de l'Exposition consacrait un livre illustré aux chefs-d'œuvre de la peinture el de la sculpture, que les auteurs de tant de merveilles décoratives qui sont, eux aiissî, les héros du grand tournoi international de 1889, n'eussent pas le leur.

Le livre dont est chargé M. Victor Champier est accompagné de nombreuses illustrations reproduisant les plus belles oeuvres réunies en ce moment au Champ-de-Mors.

11 est précédé d'une préface de M. Eugène Guillaume, membre de l'Institut.

L'Art de passer avec succès les examens, par M. Guyot-Daubès. (Bibliothèque d'éducation attrayante ; 166, boulevard Montparnasse; 1 vol. in- 18, prix : a fr. 5o). — Après avoir montré le rôle important que les examens jouent dans la vie et les conséquences désastreuses pouvant résulter d'un échec, M. Guyot-Daubès fait remarquer que le succès dans les épreuves ne dépend pas seulement du savoir. Bien souvent, en effet, la réussite ou l'échec d'un candidat dépendra, en partie, de l'impression plus ou moins favorable qu'il saura produire sur l'examinateur, de la façon dont il évitera de provoquer les questions difficiles, de l'art qu'il mettra à bien présenter ses réponses, de la manière dont il sera prémuni contre les questions embarrassantes ou oiseuses, en un mot du discernement qu'il apportera entre ce qu'il doit faire et ce qu'il doit éviter. - Ce sont ces diverses considérations qui consti-

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tuent VArt de passer les examens. On sait qu'elles ne sont pas à négliger, et le jeune homme qui les connaît et les met en pratique à Toccasion, augmente certainement beaucoup ses chances de succès.

La sécurité en chemin de fer, par M. Félix Martin, inspecteur principal de chemins de fer, en retraite; préface de Henri de Lapommeraye (i vol. gr. in-i8, chez Ernest Kolb). — Le lecteur ne sera pas déçu par ce titre alléchant. L'œuvre est écrite avec verve. Tout y est prévu : dangers k éviter, précautions à prendre, etc., etc. — Toyt voyageur désireux de conserver ses membres intacts, de sauvegarder ses intérêts et de trouver ses aises en voyage, s'empressera de se pénétrer de ce petit code de sécurité qui contient, en outre, des études de types de voyageurs pris sur le vif et mis en scène avec autant de sincérité que d'habileté.

La Grande Encyclopédie. — Au moment où l'Exposition met sous les yeux du public une foule de produits industriels et commerciaux, on lira avec intérêt, dans la 189* livraison de la Grande Encyclopédie, une étude sur les Câbles de ponts suspendus, par un éminent spécialiste, M. Arnodin, une autre sur les Câbles électriques, par M. Eschbaecher, et une savante monogra phie sur le Cacao, par M. Girard. — Le cadastre, indispensable à toute bonne et équitable perception de l'impôt foncier, intéresse en France la grande majorité des contribuables. Aussi leur signalerons-nous, dans la 190* livraison, un article très complet comprenant l'historique du Cadastre^ son emploi en Grèce, à Rome, en Gaule, enfin la législation actuelle et l'exécution <lu cadastre français. — La célébration des fêtes du Centenaire de 1789 attire plus vivement que jamais l'attention du grand public sur les choses de la Révolution française. C'est ce qui fait l'intérêt spécial, dans la 191® livraison, d'un très bel article de M. Edme Champion sur les Cahiers des États Généraux, — A tous les contribuables, nous signalons les savantes monographies que M.Victor de Swarte, l'éminent écrivain financier, vient de publier, dans la 192* livraison, sur la Caisse centrale du Trésor Public, Caisse d'escompte, la Caisse de la dotation de V armée, la Caisse de service, la Caisse des dépôts et Consignations, etc.

Le Larousse, — Le 3S« fascicule du 2« supplément du Grand Dictionnaire Universel du

XIX* siècle, de Pierre Larousse, vient de paraître.

Ce nouveau fascicule renseigne le lecteur sur les krachs financiers, l'épouvantable éruption du Krakatoa; les Kroumirs, le Kulturkampf et la lutte de Bismarck contre la papauté ; la Légion d'honneur, dont il a été tant et si diversement parlé pendant ces dernières années; les leuco* maînes, ces poisons étranges, etc. Puis viennent plusieurs des grands premiers rôles qui sont actuellement en représentation sur la scène du monde : Krupp, major Labordère, Sigismond Lacroix, Anatole de La Forge, Laguerre, Laisanty Lanessan, Laur, Lavigerie, Léon XIII, etc. — Prix du fascicule, i fr. 10.

Un Index de la presse périodique. — La Revue Illustrée de la presse française et étrangère (gr. in-8® Jésus de 24 pages), dont le 4* numéro vient de paraître, donne par ordre alphabétique la table des articles les plus importants publiés le mois précédent dans les revues et les principaux journaux français et étrangers.

Cet intéressant travail, rédigé par notre confrère A. Chérie, directeur de V Argus de la presse, contient plus de 1000 articles classés ou analysés ; il sera d'un grand secours pour toute personne qui a des recherches à faire dans la presse des deux mondes.

Un numéro, 5o centimes (iS/, rue Montmartre).

Les Rosati. — Nous avons reçu le premier numéro (!•' mois), d'une publication mensuelle illustrée: VÉcho des Rosati, revue illustrée du Nord de la France, sous la direction de M. V. Delbergé (i34, rue Saint-Aubert, Arras; un an, 8 francs). C'est une grande livraison de belle allure, où vers et prose se succèdent, témoignant du talent de la rédaction et de son habile bonne volonté à plaire aux lecteurs.

Un journal anglo-français. — Signalons le premier numéro (14 juillet) d'une feuille qui est conçue de manière à rendre des services, surtout en ce temps d'exposition. Le titre en dit le but : The Paris Times, Guide-Programme des étrangers (5, place du Calvaire : un numéro, 25 centimes). Elle est rédigée en anglais sous la direction de M. Charles Mooner, le guide-interprète bien connu.

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ETRANGER

Allemagne. — L'éditeur Wilhem Kœbner, de Breslau, annonce : Chirographorum in Regia Bibliotheca Paulina Monasteriensi Catalogus, jussu et impensis Regii Ministerii rebus ad religionis cultum, institutionem publicam, artem medicam pertinentibus praepositi, editus studio et opéra Josephi Staender^ Professons regii et philosophiœ Doctoris, Bibliothecae regiae et universitatis Vratislaviensis prœfecti. (Prix : J2 marks.)

Angleterre. — Les éditeurs Chapman et Hall de Londres, viennent de publier, sous le titre de Réminiscences of a Régicide^ les mémoires d'un conventionnel, ancien secrétaire de Robespierre, nommé Marceau. Un de nos amis donne à ce sujet une note intéressante dans StJame^s Ga:[ette du 22 juin. Lady Hatherton, alors Mrs. Davenport, visitant Nice avec son mari, il y a environ 48 ans, fut présentée au sergent Marceau par M. Cobden et M. Carnot, le père du président actuel de la République. Marceau, le régicide, avait alors plus de 90 ans et ne pouvait plus du tout se servir de ses mains. Il avait déjà écrit une partie de ses mémoires. L'intérêt et la vivacité de ces souvenirs séduisirent Mrs. Davenport, qui voulut achever, sous sa dictée, l'œuvre entreprise par lui. Mignet vit ce travail et fut frappé de son importance ; mais la mort de Mrs. Davenport en différa la publication, qui n'aurait peut-être jamais eu lieu si Mrs. Simpson ne s'en était chargée avec une opportunité que tout le monde appréciera. Marceau était né en lySi et mourut en 1847.

Grèce. — M. Kampouroglou écrit une histoire du peuple athénien sous la domination turque, dont la première livraison a paru chez l'éditeur Papageorgios, à Athènes ('larofta t«v 'AÔYivaîcùv. — ToupxMcpaTia.)

Italie. — Le grand éditeur de Venise, M. Ferd. Ongania, qui a élevé à la basilique de Saint- Marc un monument typographique plus durable peut-être que la basilique elle-même, a, parmi ses luxueuses et savantes publications, certains ouvrages sur lesquels nous devons appeler particulièrement l'attention de nos lecteurs.'

C'est d'abord l'Architecture en Italie du VI* siècle au XI* siècle^ recherches historiques et critiques par le professeur Raphaël Cattaneo

(i vol. in-4°, vignettes; Prix: i5 fr.). Le sujet choisi par l'auteur n'a été sérieusement traité par aucun des écrivains qui se sont occupés .de l'art italien. Ces siècles barbares, qui passaient pour n'avoir enfanté aucune œuvre artistique, et qui n'étaient qu'obscurité et solitude, s'éclairent et se peuplent, grâce à lui, de nombreux monuments qu'il a rassemblés et classés par styles. C'est là qu'il a découvert l'origine de l'architecture qui a dominé en Italie après le x* siècle; el, chemin faisant, il établit l'âge, jusqu'à présent incertain ou ignoré, d'un grand nombre d'édifices importants.

Nous trouvons ensuite un curieux çuvrage intitulé Raccolta délie Vere da Po:fi[0 (Marmi pluteali) in Venepa, oîi 260 planches en héliotypie reproduisent d'antiques margelles de puits avec inscriptions et sculptures, dont l'intérêt artistique, très imprévu et très vif, est, le plus souvent, rehaussé de pittoresque par le cadre, — édifices ou paysages — au milieu duquel elles se trouvent. L'ouvrage forme deux portefeuilles gr. in-4<», du prix de 200 francs, et tirés seulement à cent exemplaires.

Dès 1881, M. Ferd. Oncagna éditait une petite brochure intitulée Tiepolo in Ispagna^ d'après les archives de la Maison royale à Madrid, par G. M. Urbani de Gheltof (Tip. Kirchmayr e Scozzi : in-8<», 16 p.), avec trois bizarres et intéressantes gravures par R. Mainella. Aujourd'hui, il publie, en un charmant petit volume-ki-iG, qui fait partie de sa collection des artistes vénitiens du xvni* siècle, une monographie fouillée et aussi définitive que les ouvrages de ce genre le peuvent être, de Tiepolo et de sa famille, par le même auteur. La silhouette très originale de don Ivan Tiepolo, par Gio Bait. Tiepolo, d'après un dessin de la collection Ribera, à Madrid, et un tableau de la généalogie des Tiepolo commencent et terminent ingénieusement ce petit ouvrage, plein de renseignements peu connus ou tout à fait inédits.

Enfin nous sommes heureux d'annoncer une version anglaise de l'ouvrage sur la basilique de Saint-Marc, par Mr. Horatio Brown, sous le titre significatif: The Golden Temple ofthc Lagoons.

Publications Lapi, — Nous avons reçu de 'éditeur Lapi, de Città di C'astello, le premier volume des Sonetti Romaneschi de G. G. Belli.

Ce volume de 56o pages, est orné d'un beau portrait de l'auteur, gravé par Pozzi, et contient : un Index des noms propres et des choses notables avec un glossaire général; une longue étude de

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

Luigi Morandi sur les sonnets et leur auteur, intitulée: Z)ii Pasquino al Belli e alla sua Scuola; uae introduction de Belli, et les deux cent onze premiers sonnets, écrits de 1818 à la fin de i83i. Dans son travail, Morandi rétablit, sur des documents en partie ignorés ou mal connus, l'histoire des origines et des vicissitudes de Pasquino, corrigeant en chemin des erreurs très répandues en Italie et à l'étranger. Il donne ensuite une liste considérable des traités sur Pas~ quin et des pasquinades depuis les temps tes plus reculés jusqu'à nos jours, recherchant avec soin

doci

sources, les illustrant d'exemples et les

Bellini: il montre ses affinités avec Pasquin; il analyse l'esprit satirique du dialecte dont il se ser[ ; il recherche le secret de son urt, raconte sa vie et ses changements politiques, et trouve, là encore, à redresser beaucoup d'errL'urs de jugement et de fait chez les précédents critiques ; enfin il s'étend sur les disciples du i;rand poêle, et prouve, entre autres choses et à rencontre des afhrmations de Fanfani et de de Amicis, que Fucini lui-même procède' directement de Belli.

pai

PRANCE

Un manuscrit curieux. — La Semaine Religieuse de Beauvais, contient la description d'un curieux manuscrit trouvé dans un antique bréviaire du XIV' siècle. Toutes les abréviations en usage au xni' s'y retrouvent. Nous n'en signalerons qu'une, à raison de l'intérêt spécial qu'elle offre à l'archéologie. C'est celle qui a trait au nom sacré Jésus C/irîslus, et qui donne le sens des trois lettres I H S. En toutes lettres, ce nom est écrit: Ihesus Xpistus; avec les signes abréviatifs, il est réduit à six lettres, Ihc Xpc. (C est une forme de VS ou sigma des Grecs ; Xp est, en grec, l'équivalent de Chr en latin.) Aux cas obliques, on 3 Ihu Xpi (Jhesu Christi], Ihu Xpo (Jhesus Christo), Ihm Xpm (Jhesum Christum), Ihu Xfe (Jhesu Chrisle). Un trait placé sur l'A et un autre sur le p indiquent qu'il faut suppléer certaines lettres. C'est donc contrairement à la vérité et par suite d'un oubli des traditions que, du dix-septième siècle h nos jours, on s'est plu h interpréter les trois lettres Ihs, abrégé du nom de IRESL'S, par Jésus hominum Salvator.

Les Statues. — L'inauguration de la statue de F.-V, Raspiil, élevée à la jonction des boulevards Raspail et Edgard-Quinet (quatorzième

arrondissement), a eu Heu le 7 juillet, ù di;uK heures, sous la présidence de M. .Anatole de La Forge.

On a aussi inauguré la statue de Le Vertîcr à l'Observatoire et celle de Camille Dusnioulins au Palais-Royal, et le conseil municipal vient de décider qu'il mettrait au concours une statue de Condorcet. — Il est question de plact-r la. statue de Musset, dont nous avons park- dans nos précédents numéros, devant l'église Suint-

Question de propriété littéraire. — L'intéressante publication faite par la maison Berger- Levrault de la traduction françaiss de l'ouvrage du conseiller aulique Louis Schneider, sous ce titre : l'Empereur Guillaume, Souvenirs iniiiiws revus et annotét par l'empereur, visni de donner lieu, devant le tribunal civil de Nancy, ii un procès de propriété littéraire fait à la miiison Berger- Levraultpar les héritiers Schneider.

MM. Be rger- Le vrault avaient acquis le droit de faire et publier la traduction de I ouvrage, de MM. Janke, libraires-éditeurs à Berlin, qui euxmêmes avaient acquis sous certaines conditions des héritiers Schneider la propriété littéraire de

Les héritiers Schneider, tout en reconnaissant la bonne foi de MM. Ber8er-Levr:iuU, soute-

noieni qoe le droit de publication par eux cédé h MM. Janke, de Berlin, ne pouvait pas, aux termes du traité intervenu, être rétrocédé à des tiers, et qu'en tout cas, MM. Berger- Le vrault étaient tenus de leur payer, pour chaque exemplaire publié, Je droit d'auteur convenu par ce traité.

Le tribunal civil de Nancy, tout en proclamant l'entière bonne foi de MM. Berger-Levrault, a faii droit à la demande et condnmné les défendeurs à payer aux héritiers Schneider la somme réciaroée, MM. Janke, de Berlin, mis en cause par MM. Berger-Levrault, ont été condamnés à les garantir de la condamnation prononcée au profit des héritiers Schneider.

Pour exercer en France leurs droits d'auteur et faire interpréter par un tribunal français le traité intervenu entre eux et MM. Janke, les héritiers Schneider avaient invoqué la convention internationale pour \a protection des œuvres littéraires signée à Berne le 9 septembre 1886, et rendue exécutoire en France par la loi du

Statistique des journaux du monde. — Parmi les nombreuses statistiques exhibées h l'Exposition, il en est une dans le Palais des Ans libéraux, qui a retenu notre attention; c'est un relevé du nombre total des journaux qui paraissent dans le monde entier.

Cette statistique démontre d'abord que la France n'édite pas la plus grande quantité de périodiques en Europe. Les Allemands ont cet honneur, l'Allemagne édite 5,5oo feuilles périodiques, parmi lesquelles 800 sont quotidiennes. Les journaux de dogme religieux, de cultes, de théories scientifiques foisonnent. Le plus ancien journal allemand est la Gajetle des Postes ds Francfort, née en 1616; le plus répandu, le Berliner Tageblatl, n'est que de 55,ooo exem-

Après l'Allemagne vient l'Angleterre qui édite 3,000 périodiques dont 809 quotidiens, La France suit avec un nombre à peu prés égal: il est officiellement de 2.819, '^^"^ *^^ quart seulement estj^uotidien, bi- ou tri-hebdomadaire.

L'Italie tient le quatrième rang; elle possède 1,400 journaux : 200 paraissent à Rome, 1^0 à Milan, lao à Naples, 94 à Turin, 79 à Florence. 170 de ces feuilles sont quotidiennes. Le plus ancien est la Gajetta di Genova, fondée en 1797.

1,200 journaux paraissent en Autriche-Hongrie; i5o sont quotidiens. Une feuille des plus curieuses dans ce pays, c'est VActum comparatio-

nis lilterarum 1

toutes les langues connues.

Sur 85o feuilles, en Espagne, un tiers est périodiquc. Ce furent des aveugles qui colportèrent les premiers échantillons des gazettes appelées alors relaciones; elles paraissaient à des époques indéterminées et prenaient souvent la forme de romances, que les aveugles chantaient et vendaient dans les rues.

La Russie ne possède que 800 journaux dont 200 paraissentà Saint-Pétersbourget75 à Moscou. Une infinité de langues sont représentées dansia

En Grèce, les journaux sont proportionnellement nombreux. Chaque bourgade en a un.

Athènes en possède 54 qui sont quotidiens.

450 journaux voient le jour en Suisse. I.a Belgique et la Hollande fournissent un nombre à peu près égal de publications. En Suède, en Norvège, en Portugal, la presse tient peu de place. Le mouvement du journalisme turc est assez actif.

En somme l'Europe possède 10,000 jour-

En Asie, on ne trouve pas moins de 3, 000 publications périodiques. La plupart paraissent au Japon et dans les Indes anglaises.

La Chine est peu féconde ; elle n'a que le Kittg- Pau, journal ofEciel de Pékin, qui publie trois éditions par jour, sur papier de couleurs différentes, plus un journal à Shang-haT et un en Corée. L'apparition de cette dernière feuille nommée /fu-Aao a été cause d'une discussion grave. Il s'agissait de savoir en quel idiome elle serait rédigée. On la rédigea en chinois, il y eut des réclamations; elle est rédigée actuellement en chinois et en coréen.

Le Japon possède i,5oo journaux, nous en citerons quatre savoir : le Holchishimbùtvn, le Nitchinitchksmboun, le Tchoj^askimboun, le Maînitckishimboun. Ce dernier est l'organe du parti radical japonais.

Il y a trois journaux français, l'un en Cochinchine, l'autre aux Indes, l'autre au Tonkin, VAyenir, récemment fondé.

Voici quelques-uns des titres poétiquement donnés aux journaux des Indes :

Le Réflecteur de la lumière, les Montagnes lumineuses, le Soleil brillant, le Lever de la pleine lune, la Lumière de la moralité, V Arbre merveilleux, l'Océan de la sagesse, la Mer des sciences médicales, etc.

Dans le Beloutcbistan et l'Afghanistan, pas de journaux. En revanche, il y en a six en Perse.

En matière de presse, l'Afrique est déshéritée- Elle ne donne le jour qu'à deux cents journaux,

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I dans

Jont trente publiés en Egypte et le les colonies européennes.

Mais comme bien on pense, une large part revient à l'Amérique. Il y a aux États-Unis seuls, ii,5oo journaux, dont un millier sont quotidiens.

Le premierjournalaméricainapparut k Boston en 1704 sous le nom de Boston News. Après s'être fort peu développée jusqu'en iSoo, époque à laquelle il n'y avait encore que îoo journaux, la presse des États de l'Union a fait des progrès rapides depuis le commencement de ce siècle. On comptait, en effet, i,63o journaux en 1840 et en i960 leur nombre était de quatre mille. On voit que, depuis lors, le chiffre est plus que tri-

pié.

Il y a sept cents journaux au Canada, la plupan en français. A part le Mexique et le Brésil, oii se publient une assez grande quantité de journaux, il ne nous reste qu'à citer la république Argentine, dont la presse est représentée par soixante publications.

Un dernier détail sur le journalisme en Amérique. Il existe aux États-Unis cent vingt journaux administrés, édités et rédigés" par des nègres. I.a plus ancienne de ces feuilles est VElevator, qui vit le jour k San Francisco, il y a dix-huit ans.

On ne trouve en Océanie que peu de journaux; ils sont rédigés par les colons européens. Citons entre autres l'Australie, où il y a 700 feuilles, toutes en anglais, et les îles Sandwich, dont la capitale est Honolulu qui possède S journaux, 3 en anglais et 3 en haouaïen.

On a calculé, étant connue la population du globe, qu'il existe un journal pour 82,600 individus.

Belgique. — La classe des lettres de l'Académie royale a décerné une médaille d'or d'une valeur de 800 francs b M. Henri Lonchay, auteur du meilleur travail sur ï'htsioire des relations politiques du pays de Liège au xvii' et au xvii:" siicle avec la France, les Pays-Bas espagnols et les Pays-Bas autrichiens, et une autre médaille d'or (Soo fr.) à M. P.-J. Waltzing pour son mémoire sur l'organisation, les devoirs et l'influence des corporations d'ouvriers et d'artistes chej les

États-Unis. — Le périodique men tulé The Book'Laver, de New-York a sa publication pendant les mois d'c-té.

en cela, dit-il, que se conformer à une de plus en plus commune aux Étnts-Un

suspendu Le faisant coutume

Italie. — Le plus ancien des journaux politiques quotidiens d'Italie est, comme nous le disions tout à l'heure, la Galette di Genova, fondée en .798.

Le plus ancien périodique datt de 1C04; il a pour titre: Atti délia R. Academia dei Lincei: après ces Actes vient il Cracas, de Rome, fondé en 17 "6. ^

Une spirituelle réclamation. — L'.4r(e délia Stampa, de Florence, fait circuler, sur une jolie bande de papier rose, un appel d'une telle grâce et d'une si aimable bonne humeur que nous nous reprocherions de ne pas nous en faire l'écho.

n Distingué collègue, dit cette très intéressante feuille typographique, l'argent i.'st le sang qui répand la vie dans l'industrie; — et VArle délia Stampa est une entreprise iCL-hnlqiio, industrielle et éducatrice qui me paraît mériter d'être propagée et encouragée.

■ Encouragez- la, propagez-la ilonc, en m'i:nvoyant le montant des abonnements échus et de l'abonnement courant, lesquels s'élèvent à 16 lire.

...«Cette petite circulaire est pour vous en particulier, et j'espère que vous lui ferez bon visage, en considération du sens de vraie justice qui se trouve dans l'aphorisme hiiin : Do ut des, et aussi pour ne jamais faire mentir la parole biblique ; Pulsale et aperietur vobis ! — Aussi frappé-je à votre bourse pour qu'elle s'ouvre.

<■ Dans cette attente, je vous Siilue affectueuse-

«4 juin i8i

Sign,

■•. Laui

Voilà qui n'est pas bête, et qui rv.

signalé aux administrateurs-gcruntsl

La maison Trêves et son peinin: — M . Amaldo Farraguti, jeune peintre romain déjà cijlèbrcpar ses aquarelles et ses pastels, s'esi embarqué le 3 juillet sur le Nord-America, de la compagnie la Veloce, à destination de Bueuos-Ayres. Il fait ce voyage dans l'intérêt et aux fruis de la maison Trêves, de Milan, pour illustrer le livre de de Amicis Sul l'Oceaito, dont nous avons rendu compte ici-même, et qui est parvenu '.1 .sa 1 5' édi-

LB LrVRE

. Il semblu qu'il vaille la peine de signaler ait houvlmu dans les annales de la librairie enne, d'une maison d'édition faisant traverrOi:édn it un peintre dans le but exprès oir des illustrations originales pour un écri-

RuBsie. — lue statistique officielle nous apprend qu'il eviste à Saint-Pétersbourg ii5 typogmphies, i :iiJ Jtablissemenls lithographiques, 1 1 fonderies Ji: caractères, 6 établissements métallographiques, 8 ciablissemenls phoiozinco-

graphiques et zincographiques, t établissement xylographique, 4 établissements de pbototypie, (4 fabriques de timbres en caoutchouc, 87 établissements photographiques, 5i maisons de librairie, 66 magasins de librairie, 7 boutiques d'achat et de vente de vieux livres, 10 magasins de musique, 39 cabinets de lecture, sS magasins d'instruments typographiques, 2 magasins d'appareils à copier, 6 kiosques pour la vente des journaux, et i36 boutiques pour la vente da livres, journaux, etc. — On voit qu'à Saint-Pétersbourg il n'y a point de maison fabriquant' des machines d'imprimerie.

-tri^'i^i] <:*>^

FRANCE

'( Critique publie dans son numéro du des snuvenirs intimes de M. E. Bazire :ulpteut Rodin,que son exposition rue de leore plus que son très personnel et puist fort en vue.

— Dans lo Chronique indépendante du 20 juin, M. Charles Buet réunit des notes curieuses sur la cnrrière de journaliste de Jules Barbey d'Aurevilly et sur les attaques et épigrammes auxquelles le fougueux et griind critique fut en bute, — Un autre numéro ironiient une jolie comédie du politicien poète, Clovis Hugues, intitulée une Nuit de Moliùre. ^

— Le Correspondant du i5 juin publie la préfiicc du livre de l'archevêque de Tours, M. Meignan, sur David roi,psalmiste,prophèie, H. Renan y est, comme on s'y attend bien, vigoureusement prii à partie, et avec lui, tout le bataillon des cxégèies allem^mds. On peut s'étonner que l'auteur, dans une polémique de celte nature, ignore lu grand travail de traduction et d'élucidation entrepris avec unt de lucccs par M. Ledrain.

— L'Indépendant Uttérair numéro du 1" juillet, une remarquable étude de M. Eugène Hallberg sur la poésie lyrique contemporaine en Allemagne, ei M. Magnabal y donne la fin de son travail sur le théâtre espagnol.

— On lira avec plaisir, pour peu qu'on ne dédaigne pas trop les antiquités latines et grecques, comme il est assez de mode de le faire quand on les ignore ou qu'on les sait trop. une étude sur Ovide imitateur d'Homère., que M. L. Lehanneur a donnée h VInstruction publique du 29 juin. — Le même journal, dans son numéro du (3 juillet, insère un intéressant essai de M. Emmanuel des Essarts sur les Théories littéraires de Benjamin Constant.

— Le numéro G de la Plume (t" juillet) contient, outre de fort beaux vers de M. Jean Rameau {le Vent), une étude à lire sur le Disciple, do M. Paul Bourget, signée Georges Bonnamour.

— Il faut signaler dans la Quinzaine littéraire et politique (1" juillet) le travail de M. E. Tissot

sur la littérature russe et en particulier sur NikoUI

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Alekseivitch Nekrassov, et un article deM.J. Appiéton sur les Épopées rustiques.

— La Revue bleue du 22 juin est encore plus intéressante que d'ordinaire. On y remarque particulièrement de fort bonnes réflexions de M. Ernest Lavisse sur le discours prononcé par M. Renan au congrès des Sociétés savantes, une étude sur la Sainte-Wehme et les tribunaux secrets, par M. Jules Zeller, et un charmant conte oriental de M. Pontsevrez intitulé les Deux existences de Khalil.

— La Revue de Bretagne^ de Vendée et d'Anjou, publiée par la Société des bibliophiles bretons, dont le siège est à Nantes et qui a pour secrétaire notre collaborateur M. O. de Gourcuff, publie dans son numéro de juin un bon compte rendu par M. Edmond Beaufils, de la belle publication que MM. Louis Tiercelin et Guy Ropartz nous ont récemment donnée sous le titre : le Parnasse breton contemporain, et une étude sur un poète angevin du xvi* siècle très peu connu, Paschal Robin du Faux, par M. Olivier de Gourcuff.

— La Revue de la France moderne (juin) a fort intelligemment extrait du bel ouvrage de M. E. Quantin-Bauchart sur les femmes bibliophiles le chapitre concernant M"* de Verrue.

— La Revue de renseignement des langues vivantes, dirigée par M. A. Wolfromm (le Havre, 9, rue Casimir-Perier) est grosse, ce mois-ci (juillet), d'articles intéressants. Nous citerons : les Romans écossais de Walter Scott, par M. Ch. Lemarquis — mais pourquoi l'auteur a-t-il Tair de dire au début que,sans les romans irlandais de miss Edgeworth, Walter Scott n'aurait pas songé à faire des romans écossais? — La Vie de Sheridan et la Critique de l'École de la Médisance, par M.G.Vallat,qui,ayant fait une étude particulière de Th.Moore et de son temps, est un de ceux qui peuvent le mieux traiter ces questions dans notre pays; enfin une fantaisie où, sous le titre de Curiosité linguistique et littéraire, M. L.-E. Hall- ^^^8? professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Toulouse, prouve, avec une ingéniosité d'autant plus piquante qu'elle défie toute contradiction, l'influence de la langue française chez nos bons amis de Berlin.

— On ne lira pas sans intérêt, dans la Revue du monde latin (1*' juillet), un article de M. Louis Farges sur les Dernières années de Stendhal, d'après des documents inédits.

— A signaler dans la Revue illustrée du i*' juillet un article de M. Octave Mirbeau sur Auguste Rodin, avec un portrait de Raffaëlli, et un compte rendu du Livre du centenaire du journal des Débats^ signé Memor.

— La Samedi'Revue du 6 juillet donne deux articles que nous devons signaler : les Types de la rue, de notre collaborateur Victor Fournel, et un compte rendu du Parnasse breton contemporain, par M. A. Le Roux.

— La Tradition, cette précieuse et érudite publication consacrée au Folk^Lore dans le sens le plus étendu qu'on puisse donner à ce mot, donne, dans son numéro du i5 juin, la description d'un vieil almanach genevois du xvi* siècle.

Nous avons noté, dans la presse quotidienne :

— Débats. 23 juin : l'article que M. Paul Desjardins consacre sous la rubrique iVo/e'5 contemporaineSy au Musée de la Révolution, et qui, disonsle pour prévenir toute déception ,est fort ironique et fort peu sympathique à l'entreprise;

27 juin : une étude sur Fort comme la mort, de M. Guy de Maupassant, signée J. Bourdeau.

i"** juillet : la semaine dramatique de M. Jules Lemaître à propos de la reprise de V Étrangère.

3 juillet : Rabelais, sa personne^ son génie, son œuvrej])ar M. Paul Stapfer, étudié par M, Henri Chantavoine.

II juillet: Une étude historique de M. Lavisse sur les Survivants de Vempire romain au moyen âge,

— Écho de Paris. 19 juin : A propos d'une préface, critique de la préface que M. Paul Bourget a mis à son livre récent le Disciple, signée Tabar.

24 juin : Une chronique sur le même Disciple, par Colomba, alias M. Henry Fouquier.

28 juin : Don Juan Psychologue, par M.Henry Bauer.

2 juillet : Compte rendu, par M. E. Lepelletier, du livre de M. Paul Bourget, le Disciple. — On en parle bien longtemps!

1 1 juillet : Marcellin Desboutin, à propos de son exposition, par M. Armand Silvestre.

iw

yig.iro, ï^ juin : la Galerie Michel-Ange, par M. Philippe Gille.

iS juin : le Dieu Shakespeare, ou M. Henry

iMiuquier t-n faisant le procès aux admirateurs qiianil miimc du grand poète dramatique anglais, indique hien L-s limites de son propre esprit.

I" iuilk'i : Mon projet, fantaisie de Caliban, qui n'ii pas encore dig^r^ le dernier échec scénique de M. Rergiîrat.

i3 juillet : Gustave Flaubert à Croisset, souvenirs intimes, par M. B. F. Lapierre.

— Gabelle de France. i6 juin : le Roman contemporaiii, ùtude de M. Armand de Pontmartin sur la Confession d'un père, par M. Victor

— Gil-Blas. ï6 juiniEit /Tison, souvenirs politiques sur Blanqui et d'autres révolutionnaires, par M. Louis Davyl,

a juillet : les Joyeux pendus, ballade d'une hellu raideur, par J. Richepin.

Liberté, if} iiiin : A travers champs, par P. P., à propos du roroan de M. Guy de Maupassant, Fort comme Ij mort.

■1 juin : Du même, sur Désiré Nisard et son livre posthume, .Egri somnia.

a juillet ; P.iul Verlaine, par Adrien Remède.

— Moniteur universel. 1 5 juin; l'Architecture religieuse et Li Renaissance, par M. Emmanuel C^osquin. il propos de la seconde édition de Die Kjlhulischa Kircke und die Renaissance, par Johann Grjui [Herder, Fribourg-en-Brisgau, rP8S).

— Mot d'ordre. 14 juin : une Comédienne, compte rendu du roman de M. Henry Bauer par M. Mario Proth.

— y.ition.tl. 19 juin : l'École et les traditions

populaires, pur Louis Mainars.

— Paris. 1 ^^ juin ; le Jeu des vingt volumes, où M. Gustavo Isambert raille aimablement cette manie, veoui- d'Angleterre, de concentrer en un nombre limiter de volumes choisis la quintessence de la science et de la sagesse humaine.

35 juin : le Disciple, par M. Gustave Isambert. 'i'oujuurs lo livre de H. Paul Bourgel!

3 juillt'l ; '.I Prosodie indépendante, par le nèmcirriliqui.

parti national, a juillet : causerie théâtrale

de M. Adolphe Brissonsur la Gourme par t/L. Félicien (:h.inir«"i"".

: revue dramatique de

M, A. Claveau, consacrée au livre de M. J.-J. Weîss : le Théâtre et les mœurs,

— République française. 24 juin : Revue dramatique et littéraire, où M. Paul Ginisty parle, entre autres choses, de l'éternel Disciple, et du vieuï théâtre français de la salle de la Scala.

— Soleil. lî juillet : A propos d'un livre, par M. Charles Canivet. Ce livre est le Disciple, de M. Paul Bourget.

— Temps, i5 juin : la Vie à Paris, signé H. L. R. (Hugues Le Roux?) où il est question de Fort comme la mort, du caractère normand, d'un séminaire, des astres, des insectes et quibusdam al lis.

a juillet : Christophe Colomb revendiqué par une ville de Corse (Calvi), par le comte Colonna Ceccaldi.

7 juillet : la Vie à Paris de M. Anatole France, article consacré k MM, Paul Bourget et Ferdinand Brunetière, Arcades ambo.

14 juillet : Étude du même éminenl critique sur Adolphe de Benjamin Constant, à propos de l'édition nouvelle que vient d'en donner Leraerre, et sur Jules Tellier et ses œuvres posthumes.

BTRANOER

Allemagne, — Sous ce titre : Fin Kriegibield, la Deutsche Revue de juillet donne une traduction vigoureusement exécutée par M. B. von Suttner d'un des épisodes les plus piquants du Calvaire de M. Octave Mirbeau.

Angleterre. — Nous lisons dans the Acaiemy du 29 juin : ■ On trouve dans le Livre de juin un article, non sans intérêt, sur l'un des sonnettistes et faiseurs de rondeaux du xvi' siècle, l'êvêque de Rieux, où l'on s'efforce de dégager 1» personnalité de l'auteur, et la suite du catalogue dressé par M. Drujon des livres qui ont, pour une raison ou pour une autre, été détruits par leurs auteurs. L'un et l'autre, sont dignes d'Etre notés, mais l'article capital du mois est incontestablement la notice consacrée par le rédacteur en chef à ce singulier homme de lettres, M. Barbey d'Aurevilly, mort l'autre jour, — notice accompagnée d'un excellent portrait. On ne connaissait que peu de chose en Angleterre, — si ce n'est parmi les personnes qui s'adonnent spécialement à U littérature française, — de l'auteur de F Ensorcelée; et il est à craindre qu'à l'avenir, trop de ces per-

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sonnes mêmes n'aillent puiser leurs notions à son sujet dans une étude, très bien faite, mais nullement judicieuse, de M. Jules Lemaîtrc, laquelle vient d'être réimprimée. Le défaut de Barbey d'Aurevilly était qu'il ne voulait point consentir à n'avoir qu'autant de talent qu'il en avait réellement; mais il y a des infirmités auxquelles de nobles esprits sont moins enclins qu'à celle-ci. »

— The Atheuceum du 6 juillet contient son compte rendu annuel de la littérature sur le continent (juillet 1888 à juin 1889I. La France a été confiée cette année à M. Joseph Reinach; les Anglais qui suivent avec soin le mouvement littéraire de notre pays, reconnaîtront avec nous qu'on est habitué, à VAlhenceum, à la voir en de meilleures

Nous remarquons, dans le numéro du i3, une étude sympathique et flatteuse sur l'ouvrage de notre collaborateur, M, Adolphe JuUien, Hector Berlioj, sa vie et ses œuvres.

— Nous remarquons dansT'AsBoofcii'Orm (Londres, Elliol Stock i un numéro, 60 centimes), au milieu de plusieurs notes et articles utiles ou piquants, la traduction de quelques pages de M. Octave Uzannesurle Prêt deslivres {Lending itooki], dueàMr. Halket Lord, un essai suggestif, mais comme on le pense bien nullement exhaus- II/, sur les origines de l'histoire du livre en Espagne {tke Eariy Htstory of Books in Spain] et un article intitulé French Booklovers" Socieiies, où notre savant ami Mr. William Roberts, après avoir donné des détails sur ta « Société des amis des Livres • à Paris et h Lyon, parle avec une aimable sympathie de la fondation de la société des • Bibliophiles contemporains », en regrettant que rien de pareil n'existe en Grande-Bretagne, oii, pourtant, les bibliophiles ne manquent pas.

Deux articles nous ont particulièrement dans the Fortnightiy Review de juillet :

l'un est du grand poète Alger bume et traite du vieux dri Massinger; l'autre a pour ti French Révolution; il est dû ai Dowden.

Charles Swin^ maturge Philippe re Gœthe and the

savant professeur

— Nous notons, dans the Gentleman's MagO' fine de juillet, un article où M. Gerald Moriartz résume rapidement et d'une façon intéressante

pour des lecteurs anglais ce que l'on sait sur la vie matrimoniale de Molière et sur sa femme (the Wifeof Molière), une revue deg livres condi au feu pendant le xvi' siècle {Sixteenth-Century Book-Fires] par Mr. J. A. Farrer, et quelques bonnes pages sur les sources historiques de la Grande-Bretagne (Our ilrcAivejï par M. Alexandre Charles Ewald.

— The Graphie vient de publie exceptionnel pour les vacances, son Summer Number. Il est plein d'illustrations humoristiques en couleurs, et, dans son ensemble et ses détails, gravures et texte, fort a

— Notes and Queries (aï juin) nous eonsacri-, comme à l'ordinaire, des noies fort aimables : • Le Livre du 10 juin, dit cet intJrcssant et utile journal, contient un excellent portrait de Jules Barbey d'Aurevilly par M. Henri Toussaint, accompagnant un brillant croquis de l'émini poète et romancier par M. Uianne. Portrait article pris ensemble fournissent le lubleau vivi et d'après nature d'une individualité originale, distinguée et frappante. M. Fern^ind Drujon continue son étude, profondément intéressante la « Bibliolytie a, ou destruction volontaire des livres. » Et ailleurs (20 juillet) : n M. Octave Uzanne donne au Livre un singulièrement brillant « Roman de chevalerie franco-japonais » illustré par M. Albert Robida, dont les dessin; sont d'une extravagance amusante. M, Aimi Vingtrinier expose, relativement à la vie troublée d'Etienne Dolet, un fait curieux et intére; que nous recommandons au biographe de Dolet, notre ami le chancelier Christio. Une note bibliographique intéressante sur une édition de les Lunettes des princes, de Jean Meschinot, ps rait aussi dans cette admirable livraison, u - Les numéros du 6 et du ao juillet conticnnei de nouvelles contributions à la bibliographie d> livres sur les jeux de caries [Books on Gaining entreprise par Mr. Julîan Marshall.

— The Saturday Review d\i 'ii juin conticiU un bien amusant article sur M. Jules Lemaître et son volume comme écrivain et comme critique. Malheureusement M. Jules Lemaître ne sait pa? l'anglais et ne peut pas lire cet article. Nous souhaitons que quelqu'un le lui traduise, ei regrettons de ne pas être assez de ses amis poui lui rendre ce service.

— Les bibliophiles cosmopolites liront avec profit dans The Scotch Observer du 6 juillel (Edimbourg, g, yhîsile Street; (un numéro: o fr. rô(, un article sur les livres imprimés en Ecossu et sur leur valeur marchande actuelle : Scuitish Books and ihetr Market Values. Les éléments de cet article sont puisés pour la plupart d.ms le récent volume Book-Prtces Current, publiJ par l'éditeur londonien, Mr. ElHot Stock.

Belgltine- — A lire dans l'An moderne, de Bruxelles (3o juin), une élude vigoureusement L-criie et originalement pensée sur M. L. Hennique et son livre récent ; «n Caractère. L'article de tête du 7 juillet est consacré à l'oeuvre du peintre Monet et du sculpteur Rodin, k propos de l'exposition qui en est faite rue de Sèze. Nous allions oublier, dans le numéro du 23 juin, du bolk-s pages intitulées les Prophètes dans la Bible, à propos de la traduction si sincère et si poOiiquement rude de M. Ledraio, et du livre posthume de G. Tridon : le Motockisme juif.

Ëtats-Unls. — La grande et belle publication mensuelle de New York consacrée à « l'Art dans la maison » et intitulée the An Amateur est, en juillet, au niveau des mois précédents, si elle ne se surpasse pas. On y trouve un compte rendu liu S>alon de Paris par le critique d'art bien connu, Mr. Théodore Child, des notes sur l'Exposition centcnnale, des conseils pratiques sur l'art de l'aquarelliste, et une quantité de renseijinements, de suggestions et de modèles relatifs à la peinture sur porcelaine, à l'art d'enluminer les li\res, à la tapisserie, à la décoration et au choix des meubles, etc., etc. Deux grandes planches en couleur et une foule de dessins ingénieusement choisis et parfaitement exécutés font de ce journal une publication tout à fait remarquable et à laquelle nous avons le regret de ne point voir d'équivalent dans notre pays. Le numéro, qui contient ï5 pages in-folio de texte et de gravures, coûte I fr. 75, et l'abonnement annuel est de 4 dollars, soit ao francs. (New- York, i3, Union Square; Montagne Marks, éditeur. f

— The Forum, revue mensuelle publiée à New York, nous envoie un numéro de juillet fort intéressant. On y remarque entre autres articles: The Schdar in American Lt/e (l'Érudit dans

la vie américaine) par l'évlque Henry C. Potter, A Market for Books, où Mr. Edward Everetl Haie explique comment les Etats-Unis sont devenus un des pays où il se vend le plus de livres, et les conditions auxquelles les éditeurs anglais peuvent le mieux y vendre leurs publications; the Eihics of Journalism, par Mr. W. S. Lilly; et the Altitude of French Canadians, par M. Honoré Beaugrand.

— Thu Nation (New-York) du 27 juin nous consacre un assez long paragraphe : • Le seul grand article du Livre pour le mois de mai, dit-il, a une valeur particulière en ce qu'il est un inventaire des catalogues accessibles à la Bibliothèque nationale, laquelle n'a pas de catalogue général pour son immense collection. M. E. Pierret le rtdige en un ordre correspondant aux différenl» départements de la Bibliothèque, imprimés, manuscrits, estampes et médailles... Le Livre contient aussi une notice élogieuse sur l'ouvrage du professeur H. G. Bolton, Counting-out Rhymes ofCkildren <....

Italie. — La revue publiée à Bologne sous le titre de il Bibliofilo donne, dans son numéro de mai-juin, une étude bibliographique intéressante de M. C. Lozzi à propos du Catalogo de' MadelV Aitgeiica, compilato dal P. Biblio- Enrico Narducci.

Mexique. — Une très intéressante e

publication, dont nous avons ( parler plus d'une fois, les Anales del Museo Michoacano, rédigée à Morelia (Mexique) par le D' Nicolas Léon, donne, dans son numéro du 28 février, la notice de deux impressions mexicaines du IV' et du XVI* "siècle dont voici les titres, que les Anales reproduisent en fac-similé: Emmanuelis \\ Alvarie \\ Socieiate Jesu de Octo partium orationis \\ Constructione. ]\ Liber IL l Mexici.\\Ex Officina Pétri Balli, i5y5, in-4''; et une autre édition de la même grammaire avec un titre modifié : De [| Constru || ctione octo jj partium Orationis. || P. Emanuelis Alvari Lusitanie Societate |] Jesu. [] Mexici. \\ Cum Licenli.j, Apud Antonium Ricardum Anno || M. D. LXXIX; in-8*. La marque de la Compagnie de Jésus : I H S est dans un cartouche entouré de cette double devise : dulce tuuu nostko dbfigas pectoke ho-

HEN NAU03 {sic} TUO CONSTAT .-DOMINE NOSTKA SALUS.

c^jacKo

^ Un «rienulUte diitiogué, é\ève de M. Opperi, M. Arthur Amiaud, ut mort à Paris le 3o mai .

^ On annonce la mort de M. Auguste A^mard, archiviste départemental honoraire, ancien président d« ia Société académique du Puy et membre de la Société des antiquaires de France. 11 était Agé de quatre-vingt-un ans (juillet).

^— Nous apprenons la mort de M. Victor Chauffour, conseiller d'État, ancien représentant du peuple, un des membres les plus éminenis de la colonie alsacienne i Paris.

M. Victor Chauffour, né i Colmar en 1819, laisse un remarquable ouvrage sur les réformateurs du selliime siècle, Ulrich de Hulien et Zwingle,

— La comtesse O. Chodzko, femme de lettres dont le salon Tut tris fréquenté sous le second Empire, est morte

u commencement de ji

— Le 3 juillet est mort M. Edme Cougny, docteur es lettres, inspecteur honoraire de l'Académie de Paris, à l'ige de toliante et onze ant.

Helléniste distingué, élève, ami et collaborateur de M. Egger, M. Cougny avait été chargé par MM. Didot de compléter l'Anthologie grecque, avec traduction latine et commentaires, dont les deux premiers volumes sont l'ceuvre de Dûbner. Il laisse entièrement achevé, mais non encore publié, le troisième volume, qui contient les documents épigraphiques les plus récemment découverts et restaurés.

Li Société de l'Histoire de France lui avait conlié la publication d'une édition nouvelle, avec traduction françaite, de» Extraits des auteuri grecs concernant rhistoire et la géographie des Gaules. Cinq volumes de cet ouvrage, qui renouvelle et complète r<euvre de dom Bouquet, ont été publiés jusqu'ici.

•~- Nous avons le regret d'apprendre la mort subite de M. E. Lalouette, le U braire-éditeur du pas-

— Nous apprenons la mort subite de

Nisard. Il était Agé de quatre-vingt-un a contribué, pour une large part,i \iCollect siques latins de son frère, et on lui doit 1 remarquables, qui lui valurent, en 1S76, 1 à M. A. Firmin-Didot, à l'Académie des I et belles-lettres. Parmi ces a lucida, portraits contemporains en 1^4^ virât littéraire; les Ennemis de Voltairt des livres populaires du quin i85i; Curiosités de t'élymûlogie françaiic , le langage populaire ou patois de Paris, 1 11 préparait, en ce moment, un volun^ Radegonde et Fortunal.

M.Norbert Billiarl, ancien directeur du Journal

officiel sous l'Empire, vient de mourir en sa propriété de Beuieval, à l'âge de soixante-quatre ans.

M. Norbcrt-Billiard, avocat à Paris, fut secrétaire et ami de M. Dillaul et de M. Rouher. U pablia une serie de portraits et d'aciualiiés dani uni: revue bimensuelle : le Monde judiciaire, revue lui eut un très grand succès.

Nommé directeur du Journal officiel, il ^-tcr^a ce poste difficile pendant plusieurs années, i;i se retira lors du 4 septembre.

-^ M. Louis Pierotti, s<

Petit Provençal, a été tué en duel pai-

Villas, rédacteur du Bulletin officiel du c

des Bouches-du-Rhâne. Il avaii

(juillet).

- Oo

-tut"

lamortdeM.FélilTi^ytor

if 'v

de lettres, fils du baron Taylor, le fondateur des Associations de secours pour les artistes, et qui faisait lui-même partie de ces Associations à titre de secrétaire perpétuel.

ÉTRANGER

Angleterre. — — M. Henry William Bristow, géologue éminent, est mort le 14 juin, à Tâge de soixante-douze ans.

— Un théologien de renom chez nos voisins « Canon » Cook, d^Exetcr, éditeur du Speaker's Commentary, et auteur de The Origin 0/ Religion and Language, est mort récemment (juin).

«^ Un naturaliste de mérite, grand collectionneur de pièces ichthyologiques, Mr. Francis Day, est mort le 10 juillet. On a de lui The Fishes of Malabar (i865) et The Fishes of India (1868).

— Un économiste anglais, collaborateur assidu de plusieurs revues telles que the Lancet, the Assurance Maga^çine et the Philosophical Afaga:[ine, Mr. Thomas Rowe Edmonds, est mort le 6 mars. Il était né

en i8o3.

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