‹ Le livre (volume 4)Chapitre 9 sur 129 · r^»^c£'j-*£'Jg<3^fe · texte numérisé non relu

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Les grands journaux illustres du monde entier, et même ceux qui ne sont pas illustrés^ comme le Figaro, ont naturellement fait feu des quatre pieds à l'occasion de la fête de Noël, Christmas, Weihnachtstag et autres noms, et ont pour la plupart publié de grandes et fortes livraisons infolio, dont le texte, plus ou moins enfantin ou mondain, est constellé d'illustrations et entrecoupé de grandes planches en couleurs, teintées ou en noir, d'après tous les procédés modernes où le soleil aide ou remplace le burin. Nous ne pouvons que citer, dahs ce brillant fouillis, VIllus^ tra^ione italienne, the Graphie, de Londres, the Christmas Book-Shelf du Publisher's Weekly, de New York, the Literary World, de Boston, le Schorers Familienblatt (Salon-Ausgabé), de Berlin et de Leipzig, le Gartenlaube, Vlllustrirte Zeiiung, la Neue Illustrirte Zeititng, et chez nous V Illustration j dont les chromotypies sont véritablement intéressantes par le sujet et remarquables par l'exécution.

FRANGE

Dans la presse quotidienne nous signalerons, en nous excusant d'être obligés d'omettre une multitude d'articles bien faits, instructifs, spirituels et dignes d'être conservés :

X/X* Siècle : un article sympathique' sur Henri

et Pêne de son dernier roman, Demi-Crimes, par M. Henry Fouquier (24 novembre), et une chronique assez amusante et fouillée de M. Paul Ginisty sur la revue théosophique le Lotus (12 décembre).

L'Écho de Paris. Un cri alarmiste de M. Henry Bauer sur l'Opéra et son administration (7 décembre), et toute une série de pièces, discussions et articles à propos de Germinie Lacerteux : Pétition de l'auteur demandant à la Chambre des députés la suppression de la commission de censure ; chronique de Colombine — qui est bien toujours celle de M. Henry Fouquier, mais qui n'est plus du tout celle du Gil Blas^ — sur la première de Germinie Lacerteux (24 décembre) ; la Vérité au théâtre, par Henry Bauer (25 décembre) ; le Mot sale, du même (26 décembre).

La polémique à propos de cette pièce a envahi la presse entière, et ne serait-ce qu'à ce point de vue, son effet aura été salutaire par la passion qu'elle excite et l'activité de vie intellectuelle qu'elle fait se manifester parmi nous.

UEstafette, Une jolie et sympathique étude du poète du foyer qui est en même- temps un savant universitaire, M. Eugène Manuel, par notre ami Edouard Petit (i5 décembre); une fantaisie de Francisque Sarcey sur Vivier, son cor et ses fumisteries, à propos du volume récemment publié sur le même sujet par M, Charles Limousin (16 décembre).

L'Événement. Rentrée d'Arlequine qui frappe à droite et à gauche, à tort et à travers, sur les autres bas-bleus, ses collègues, et, avec une joie toute particulière, sur Ary Ercilaw que nous lui abandonnons, et sur M™* Georges* de Peyrebrune, ce que nous lui pardonnons moins, car M"** de P^rebrune a écrit quelques-unes des meilleures pages de roman de ce temps-ci (i 3 décembre).

Le Figaro. Un bel article de Théodore de Banville sur les noctambules, sous ce titre : le Ciel, et un bon morceau de M. Henry Becque sur la Censure, où nous dirons, si vous ne craignez rhorreur d'un calembour, que le bec emporte le morceau (17 novembre) ; les pages sur le Journalisme que Zola a mises en tête de la Morasse ; des souvenirs intimes de Théodore de Banville sur Edmond Gondinet, si regretté de tous ceux qui Tout connu, et -une réplique, très ferme et pleine d'un bon sens qui n« manque pas de sel, aux critiques de M. Becque sur le nom de Molière donné à un lycée de filles ; cette lettre est signée de M. Auguste Bourgoin, professeur au lycée Michelet (24 novembre).

La Galette de France (i 3 décembre) insère un long et curieux factum en réponse à une critique de M. Armand de Pontmartin sur un livre intitulé : Fauteuils. Il va de soi que l'auteur du volume et l'auteur du factum sont la seule et même personne, laquelle a exigé, par assignation, l'insertion intégrale de sa réponse, indignée.

Dans le National, deux feuilletons (26 et 27 novembre) intitulés : le Tartuffe et la Dévotion aisée du P. Le Moine, écrits par M. Auguste Balufife et qui valent la peine d'être recommandés au Moliériste et aux Moliéristes.

Dans la Paix (3o novembre), une chronique intitulée : les cigales che^ les fourmis, sur les hommes de lettres ou les artistes employés d'administration; question soulevée naguère par Vintermédiaire des chercheurs et des curieux jQI qui a été reprise dans plusieurs journaux, sans avoir été, d'ailleurs, épuisée.

Dans le Parti national, une causerie littéraire, pleine d'idées et de faits sur les Notes et Souvenirs de Ludovic Halévy,par M. Francisque Sarcey.

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