‹ Le livre (volume 5)Chapitre 101 sur 173 · L E L 1 V II E · texte numérisé non relu

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de juin, un cerlain nombre d'ouvrages écr[l» suriout pour l« jeunesse, tels que : Drops 0/ Honejr (Gouttes demieli, recueil de récits par ■ Falher Zclus Amioarum »i Nannetle's Marriage, par Aimée Mazergue; Seven 0/ Us (Nous sepl), P" Marion J. Biunowe; Ike Prairie Boy, par Harry O'Brien; Soliiarx Ireland, par le révérend John Talboi Smith, et Ike Green Skores of Erin {les Verts rivages d'Érin), par le profesteur M. J. WUion.

— UncU Tom's Tenement.par Mrs. Alice Wellington Rotlins (Boston, WilliamE. Smythe et C"), 6e recommande, ne serait-ce que par son litre, A l'attention des lecteurs qui s'iméressenl à la question de l'esclavage et auï questions secondaires qui s'y ratta-

— Robert frère» annoncent : l-îve Fairy Taies (Cirtj histoires de fée), par Oscar Wilde, avec un grand nombre de jolies illustrations par Walier Crâne

et Jacomb Hnod.

— Parmi les traductions d'œuvres franEaises ré-

Ihe History 0/ Nicholaa Nuss, de Charles du Boie- Melly [ ! j, eheï Harper et frères, et Embroidery and Lace (Broderie et dentelle), d'Ernest Lefebvre, chez J.-B. Lippincot et C".

Nouveaux périodiques. — Une nouvelle revue mensuelle a fait son apparition, le mois dernier, à New- York. Elle est intitulée : Current Literature ; A Magajine of Record and Reviev>,tx. consacre une grande partie de ses colonnes à des comptes rendus bibliographiques.

— La Photo-Gravure Company, de New-York, publie, sous le titre : Su»d and Shade (Soleil et ombre),

. un périodique t compose exclusivement de planches obtenues par les meilleurs procédés de reproduction photographiques 1. Chaque numéro contient, avec supplément, une grande photogravure sur cuivre.

Hollande. — MM. J.-G. Frederiks et F. Jos. van den Branden publient chez L.-J. Veen, Amsterdam, une nouvelle édition de leur excellent dictionnaire biogra-

phique des littérateurs des Pays-Bas {Biograpkitch

Woordenbock der Noord — en Zuidnederlandsche

Letlerkunde). La première livraison, que nous venant

de Cornelis van der As à Cornelis de

— La librairie Pyltersen, à Sneek, a publié une quatrième édition des Perles de la poésie française,

— Une œuvre posthume du grand romancier Mamand vient de paraître ; Conscience. Geiehiedem myner jeugd (Histoire de ma jeunesse), chez l'éditeur A.-V. Sythoff, à Leyde.

— On annonce, en outre, parmi les récentes publications hollandaises : D' Jan ten Brink, Geschiedenis der Noûrd-Nederlandschs Leiteren in de /g' eeum in Biographién en Bibliographién iSSo-iHSo, livriisons 1-5. Amsterdam, 1888, in-8* ; J. H. W. Ungcr, Bibliographie van Vondels wercken (Bydragen toleeiu Nederlandsche Bibliographie net g e gène door ket. Frederiks fonds). Amsierdaro, 1888, in-8'; et By/iragen van het Slatislisch Inilituut iSSU, q* i, Amster' dam, 1886, gr. in-8°.

On trouvera dans cette livraison la fin de l'aperçu statistique de la situation des colonies néerlandaises, parle savant bibliothécaire M. le docteur Wynmaleo, avec sous-lexie en français i, l'usage des correspondants de l'Institut de statistique à l'étranger.

Itali«. — M. Carmelo Cali a dernièrement fait imprimer à Catane, chez Nicolo Gianooita, un élégant volume de vers intitulé ; la Pesta deijïori.

— M. Francisco Grandit Palerme (impr. Tempo) uni italiana dal i-;5û al iS5o

ie vient de publier i Storia délia lelleratura

— L'architecte Alfredo Melanî publie, avec une préface et une courte biographie des artistes mentionnés, un recueil de cent cinquante planches Je modèles architectoniques et décoratifs, choisis parmi les œuvres de Giambellino, Mantegna, Cipa da Conegliano, Andréa Previtali, Perin dei Vaga, Ciulio Romano, Bcrnardo Procetii et autres maître».

-Hy-

PUBLICATIONS ANNONCÉES OU EN PRÉPARATION t France et à TEtranger

triotique, est placée sous ta haute protection et Ucollaborition de savants orientalistes français.

La Renommée sera imprimée entièrement en carsctères arabes. Elle contiendra huit page» focmatgr»' in-8* b trois colonnes.

— Dans cette première quinzaine d'août doit paraître une revue arabe illuilrée, lou» le titre de la Renommée. Cette revue, créée dans un but 1

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

Un écrivain cosmopolite, — Stepniak, connu par ses études sur la Russie contemporaine, vient d'achever un roman, les Enthousiastes, qui sera probablement publié d'abord en anglais. C'est une étude de révo' utionarisme cosmopolite, comme on peut s'y attendre de la part de l'auteur.

ETRANGER

Allemagne. — Une édition historique et critique de VOden de KIopstock doit être publiée cette année sous les auspices du Klopstock-Verein à Quedlinburg.

Angleterre. — Le capitaine Trotter, auteur d'une bonne biographie de Warren Hastings, écrit la vie de lord Dalhousie pour la collection que publient MM. W. H.-Allen et C'% sous le titre de Statesmen leries (série des hommes d'Etat).

— L'imprimerie de Funiversité de Cambridge {Cambridge Université Press) a en préparation un ouvrage du professeur Laurie sur l'éducation pédagogique spéciale que doivent recevoir les professeurs : The Trai» ning of the Teacher.

— La collection publiée sous le titre général de Canterbury Poets, à mesure qu'elle augmente en volumes, augmente aussi en intérêt. Après Ossian, qui a paru le mois dernier,on annonce, sous le titre de Elfin MusiCy une anthologie des plus remarquables poésies inspirées par les légendes de fées depuis Chaucer jusqu'à nos jours. C'est M. Arthur E. Waite, bien connu par son érudition spéciale en la matière, qui s'est chargé du choix et de l'arrangement de ce nouveau volume.

— La maison Cassell et C**, de Londres et de New- York, va incessamment publier le nouveau roman de M. R. L. Stevenson : The Black Arrow (la Flèche noire),

— Miss Mary Damant, l'auteur déjà populaire de ^^Sgy Thornhill, va faire mettre sous presse un volume composé de contes et légendes de fée recueillis dans le nord de l'Islande. *

— Field et Tver, de la Leadenhall Press, vont publier un nouveau volume de vers de M. Eric Mackay.

— L'étude de M. John C. Francis sur son père et sur VAlhambra, que nous avons annoncé il y a quelque temps, ne paraîtra qu'en septembre chez l'éditeur Bentley.

— L'auteur de The Mystery of a Hansom Cab, dont il ne s'est pas vendu moins de 3oo,ooo exemplaires en Grande-Bretagne seulement, M. Fcrgus

Hume, vient d'achever un nouveau roman intitulé Madame Midas, Il en a en même temps, et avant toute publication, tiré un draoïe, en collaboration avec M. Philip Beck.

.— Le nouveau roman du D' B. W. Richardson, The Son of a Star {le Fils d'aune étoile) ne sera mis en vente qu'à l'automne par la maison Longman et C*.

— La maison Macmillan annonce pour paraître incessamment la seconde çérie des Essays in Criticism de feu Matthew Arnold. Il avait lui-même choisi, en janvier dernier, dans les magazines où ils ont primitivement paru, les morceaux de critique littéraire dont il voulait composer ce recueil.

Les mômes éditeurs promettent deux nouveaux volumes de la correspondance de Carlyle, de 1826 à i835. C'est le professeur C. E. Norton qui donne ses soins à cette publication.

— L'éditeur Murray se dispose à publier en deux volumes la correspondance de l'historien de la république hollandaise, Moiley. Il annonce aussi The Battle Abbey Roll, en trois volumes, par la duchesse de Cieveland, des conférences sur le droit des gens, par Sir H. S. Maine {Whewell Lectures on Interna-tional Law), et des impressions de voyage en Apulie et dans le sud de l'Italie par Mrs. Ross {The Land of Manfred).

— L'éditeur Nuit publiera prochainement le Marlyre et les miracles de saint Georges de Cappadoce, d'après des manuscrits coptes et avec une traduction en anglais, par M. E. A. Wallis Budge. M. Budge a l'intention d'ajouter en supplément la version syriaque du même martyre.

— Les éditeurs Oliver et Boyd, d'Edimbourg, annoncent un volume illustré sur l'Inde en 1887, par M. Robert Wal lace, professeur d'agriculture et d'économie rurale à l'Université d'Edimbourg. C'est le résultat des observations de l'auteur pendant un voyage de quatre mois dans l'Inde anglaise et Itle de Ceylan.

— M. Roden Noël prépare un nouveau volume de vers qui prendra son titre, A modem Faust, de la pièce la plus importante qu'il doit contenir.

— M. James Sharman a entrepris un ouvrage sur la bibliothèque de Marie Stuart {Mary Queen of Scots* Library), 11 sera publié par M. EUiot Stock.

— M. Percy N. Thornton, déjà connu par son livre sur la succession de Brunswick, prépare, d'après les archives de Windsor Castle et d'autres documents, un ouvrage sur les Stuarts, qui aura pour titre : The Rise and Fall of the Stuart Dynasty,

— MM. Tillotson et fils se sont assuré, pour leur clientèle de journaux, une série de vingt récits courts et dramatiques par^ George R. Sims, sous le tilre collectif de Taies of to-day {Histoires d'aujourd'hui).

— M. T. Marchant Williams prépare, sur la littérature du pays de Galles, un ouvrage qui sera riche en citations et extraits.

Etats-Unis. — Miss Mabel Collins annonce un nouveau roman The Blossotp and the Fruit (Fleurs et Fruits) qu'elle éditera et mettra en vente elle-même.

— Miss Annie Roberison Macfarlane, qui fait dans le journal The Nation, la critique des romans et nouvelles, prépare une histoire des Français au Canada pour la collection publiée par la maison Putnam sous le titre de Story of the Nations.

La même maison d'édition annonçait en juin The Story of Turkey par Stanley Lane-Poole, dans la même série, A Hand-Won Victory (Victoire chèrement gagnée), par Grâce D. Litchfield, The Gallery of a Random coUector, par Clinton Ross, Dur Uncle andAunt, par A. Martin, Industrial Li^^r/j^, par John M. Bonham, In Castle and Cabin, impressions et souvenirs d'un voyage en Irlande en 1887, par George Pellew, etc.

«Kl"

— David Me Kay, de Philadelphie, annonce la publication prochaine d'un recueil de sept récits par sept écrivains de Philadelphie, sous le titre de The Heptameron,

White et Allen annoncent les mémoires du fameux Barnum sous ce titre : P. T. BarnunCs Circus Muséum, and Ménagerie, 3 vol. Le texte a été revu par Sarah J. Burke, et le livre sera illustré de brillantes chromolithographies et d'autres dessins. 11 paraîtra presque simultanément en France, traduitpar M"«L. Carpentier, et en Allemagne par M"« A. Constantini.

Italie. — On annonce un nouveau roman de M. Enrico Castelnuovo, intitulé Filippo Bussini juniore. Le romancier vénitien étudie cette fois le monde du commerce; il raconte l'histoire d*uî^e grande maison de banque, depuis l'apogée de sa fortune jusqu'à la ruine. C'est une histoire à la fois toute moderne et essentiellement italienne.

Dante et (.éon XIIL — Le pape Léon XIII a ordonné la publication d'un comnientaire inédit sur la Divine Comédie, conservé dans la bibliothèque du Vatican. Ce commentaire, précieux à bien des titres, a été composé dans les premières années du xv* siècle, par ordre du concile œcuménique de Constance.

NOUVELLES LITTÉRAIRES DIVERSES — Miscellanées françaises et étrangères —

FRANGE

Sus aux bibliophiles! — M. Gustave Geffroy, de la Justice, a trouvé un auxiliaire en la personne de M. Edmond Villetard, du Moniteur universel. On. sait le bruit qui s'est fait autout d'un chapitre des Zig:;ags d'un curieux, le récent livre de M. Octave Uzanne, chapitre intitulé les Femmes bibliophiles, et dont le Livre avait eu la primeur. M. Edmond Villetard en prend occasion de développer son sentiment sur les collections et collectionneurs de livres. Après avoir fort sagement posé cet axiome : « Il faut êtreunérudit pour devenir un véritable bibliophile», il s'emporte en railleries et fait des frais d'indigna-

tion contre les gens qui ise disputent à coups de billets de banque, dans les ventes publiques ou ailleurs, a des livres qui tirent presque toute leur valeur vénale de la grandeur des marges, de la beauté de la reliure, des armes qui les décorent, des ex-libris qui prouvent qu'ils ont eu l'honneur de faire partie d'une bibliothèque célèbre ». II invoque, à l'appui de sa manière de voir, les amusantes colères d'un e très savant professeur de l'École des chartes », qui vouait à *tous les châtiments les banquiers et agents de change atteints et convaincus « d'avoir acheté un incunable ou même un ouvrage quelconque antérieur au XVII* siècle », parce que ces amateurs ignares en enlèvent l'usage aux vrais travailleurs. Inutile de

faire remarquer que les banquiers et agents de change qui achètent au poids de Por des incunables sont des animaux antédiluviens; mais l'argument aboutit à ceci : qu^aux peintres seuls est réservé le droit de se faire des galeries de tableaux; aux fabricants d'assiettes, celui d'avoir des collections de faïences; aux chaudronniers, celui de réunir des séries d'armures, et aux priseurs celui d'acheter des tabatières. Risum teneatis,..

Le chroniqueur du Moniteur universel ne s'arrête pas en si beau chemin. Supposant, plus que gratuitement, que constater que les femmes ne sont pas bibliophiles, c'est les engager à l'être, il pronostique que « le jour où les jolies femmes aimeraient mieux se voir offrir des éditions princeps que des bonbons et des dentelles, le prix du moindre bouquin décuplerait aussitôt », et il insinue, sous forme d'interrogation, qu'il pourrait bien y avoir là, de la part des collectionneurs, quelque malin calcul, pour « réaliser de belles fortunes en revendant, avec de gros bénéfices, leurs bibliothèques aux femmes à la mode i».

On aurait quelque peine à ne pas être touché par cette charitable autant qu'ingénieuse supposition, si le journaliste ne la faisait suivre de sa profession de foi : « J'aime les livres, mais je les aime pour eux, et non pour leur toilette... Je ne comprends pas l'homme qui se plaît à accumuler dans ses armoires une foule d'in-folio, d'in-octavo ou d'in-trênte-deUx uniquement pour en contempler le dos à travers les glaces de ses vitrines. »

Que dire à cela/ Recueillir Taveu et s'en contenter. M. Edmond Villetard aime à se poser des énigmes pour le plaisir de déclarer qu'il ne comprend pas.

Un modéré. — Le chroniqueur de la Paix (27 juin) a mordu à la pomme et en sent encore la saveur. Ëcoutez-le s'écrier :

« Quelle sensation délicieuse, pour le toucher de ces amateurs subtils, que de promener leurs doigts du papier de Hollande au papier Whatman, et du papier Whatman au papier de Chine! Et puis, le livre n'a-t-il pas une odeur sui generis?,.. Il y a des eizévirs qui gardent un parfum adouci : tels les vieux flacons dans lesquels a séjourné longtemps un baume pénétrant qui s'est évaporé... 11 y a des éditions contemporaines qui laissent après elles une troublante senteur de mondaine nonchalante et raffinée...

«Ah! ces éditions de luxe, parlons-en. C'est le champ de bataille où les maîtres ouvriers de la librairie contemporaine se disputent la faveur du public. Tous — je n'en veux nommer aucun — allient savamment le passé au présent, l'antique au moderne. Ils ont su retrouver les secrets des Âlde, ils ont pénétré les arcanes des Esticnne. Ils font passer sous nos yeux la lettre ornée, le cul-de-lampe, le fleuron qui ont réjoui nos pères. Ils accompagnent leurs éditions d'eaux-fortes dans lesquelles vit et s'épanouit le goût du jour. Ce n'est point de l'éclectisme; c'est une alliance heureuse. On y trouve ce qui relie hier à

aujourd'hui : la finesse ininterrompue, la grâce constante de notre imagination artistique...

« Acheter un de ces volumes, c'est mettre le doigt dans l'engrenage. On les voudra bientôt tous, et, après eux, d'autres encore. Puis, insensiblement, le bibliomane devient plus exigeant. Il lui faut les éditions numérotées, les exemplaires sur lesquels l'auteur a écrit une dédicace ou corrigé une coquille. Il se donne plus de peine pour dépenser deux cents francs qu'un manœuvre pour gagner deux pièces de cent sous...

« Mais le vrai, le bon, le seul et unique bibliomane, c*est celui qui, sans dédaigner les ouvrages récents, fouille avec délices dans le passé. Celui-là n'est déjà plus un maniaque, c'est un demi-savant. Sa demi-science est plus périlleuse que la marotte de l'autre. Elle risque de le mettre sur la paiMe ou de l'envoyer à Charenton. Calculez donc les efforts inouis d'un homme qui voudrait se procurer tout ce qui est sorti des presses de Plantin, de Robert et Henri Estienne, d'Aide Manuce, de Frœben, de Bar-

bou et de Cazin! Eh bien, il y a des gens, de très braves gens, je vous assure, qui ont conçu un pareil dessein et se consument à le réaliser. • >

« En faut-il davantage pour perdre sa raijon et sa fortune? Non. Le vulgaire ne s'imagine pas, ne peut pas s'imaginer les peines que prend le bibliomane en vieux. Il flaire le bouquin, il se tient en arrêt devant lui, le marchande, l'achète, et, tout joyeux, l'emporte en son logis, où il le feuillette, où il l'admire, où il compte les taches de rouille du cher volume, et où il finit par le cacher, sur un rayon, derrière d'autres ouvrages.

« Pauvre bibliomane! Il ne connaît pas la quiétude béate des bibliothèques bourgeoises. Oh! les bons meubles en acajou, que remplissent quelques ouvrages choisis, et que surmontent

Les bustes sérieax des avocats célèbres.

« Nous sommes-nous assez moqués de M. Prudhomme!... Eh bien, M. Prudhomme aujourd'hui est lettré; il a eu .jadis deux ou trois accessits au concours général. Il est resté solennel; mais enfin il lit et il sait lire. Il a des volumes de chevet; il les annote; il connaît ses auteurs et il les compare. Il ne se ruine pas pour des éditions de luxe, lui! Il a de bons volumes jaunes à trois francs cinquante. Il donne sa cotisation pour les bibliothèques populaires...

a C'est encore peut-être lui qui est dans le vrai ».

Ainsi conclut le chroniqueur.

Ah! le pauvre garçon qui conçoit l'idéal et en a des remords!... Le laid,'le vulgaire et le bête sont vrais. Que ceux qui s'en contentent soient heureux!

Ce n'est pas que nous méprisions les livres de travail, les volumes à 3 fr. 5o et les bibliothèques populaires. Mais enfin, tout en appréciant à leur valeur le bœuf bouilli et le gigot de mouton, il n'est pas interdit d'aimer les perdrix et les truffes.

Gustave Flaubert calculateur. — On lit dans le Gaulois :

« Remarque d'un bibliophile :

u Madame Bovary, édition détinitive de 1882 (Charpentier, éditeur), ■— Page 21 : « Un matin, le père « Rouault vint apporter à Charles le payement de sa « jambe remise : soixante-quinze francs en pièces de « quarante sous... »

« Soixante'-quin^^e francs en pièces de quarante sous ! Ce problème est encore à résoudre. »

Il y avait Sy pièces de quarante sous entières et la moitié d'une.

ETRANGER

Allemagne. — Manuscrits de Haydn, — La Ga- :[ettejnusicale annonce qu'on a découvert à Salzbourg un volume entier de compositions autographes de Haydn. Il y en aurait trente absolument inconnues, et écrites de 1777 à 1779.

Banque et Journalisme, — La banque Erlanger vient d'acheter le journal la Réforme^ de Hambourg, ainsi que Timprimerie-librairie J.-F. Richter, pour la somme de 4,750,000 francs.

Les périodiques à 'Berlin, — UAthenctum nous apprend qu'il se publie actuellement à -Berlin 621 journaux et périodiques, dont 54 sont des organes officiels.

Angleterre. — Monuments à Matthew Arnold et à Sumner Maine. — Un comité s'est formé à Londres pour recevoir des souscriptions destinées à honorer la mémoire de Matthew Arnold. Le comité se propose d'appliquer le produit de la souscription à un triple objet : i* placer dan^ l'abbaye de Westminster * un médaillon ou un buste du grand écrivain, sans dépasser, pour ce faire, la sommb de 5oo livres sterling,* 2** constituer une pension convenable à Mrs. Arnold et à sa allé non mariée; 3° fonder à Oxford une bourse au nom d'Arnold, dans le but d'encourager l'étude de la littérature anglaise.

Une souscription est ouverte à VIndia Office, Londres, pour ériger, toujours dans l'abbaye de Westminster, un médaillon en marbre à la mémoire de sir Henry Sumner Maine, dont nous avons annoncé la mort encore récente. L'exécution de cette œuvre d'art sera confiée au sculpteur J. E. Bœhm, et on compte que les frais de toute nature ne dépasseront pas

36o livres sterling.

Littérature et pudibonderie. —On écrit de Londres,

au Temps, que la Société de vigilance anglaise demande que l'on interdise en Angleterre 4a traduction et la vente des romans français d'une littérature obscène qui démoralise les sujets de Sa Majesté la reine Victoria. <y On me persuadera difficilement, dit notre confrère, que la lecture d'une œuvre de M. Zola ou de M. Guy de Maupassant puisse démoraliser qui que ce soit ; cependant, il n'y aurait pas d'inconvénient à ce que la matière fût réglementée, car la législation est extrêmement confuse à cet égard. Les libraires français sont exposés à une série de vexations de la part de cette même Société de vigilance dont les agents ne sont pas toujours capables d'apprécier la qualité du style français. On intente des procès coûteux, on saisit des livres dont la circulation est autorisée partout, et le commerce de la librairie se trouve indirectement frappé, parce qu'on n'a jamais pu définir ce qui était défendu et ce qui était permis. »

Brittsh Blunders. — VEvening Standard veut bien nous donner une leçon de politique, à propos de l'élection récente d'un bonapartiste dans la Charente. Il dit :,

« Comme le département de la Charente comprend Bordeaux, une des villes les ,plus importantes de France, cytc. »

Cela va de pair avec la bibliothèque de Monaco imaginée par le Glasgow Herald.

Autriche. — Un futur souverain publiciste. — Vdj' chiduc Rodolphe d'Autriche, qui appartient comme tendance à l'école réaliste, a fondé « l'Autriche-Hongrie, par la plunte et le crayon », publication dont les bureaux de rédaction sont situés au château royal. Depuis un an et demi, les livraisons de l'ouvrage se succèdent à quinze jours de distance, et le succès de Tœuvre va crescendo. L'archiduc héritier met souvent la main à la pâte. 11 n'a voulu laisser à personne le soin de tracer le tableau de Vienne, sa ville natale et la capitale de l'empire. Cette monographie est un morceau très ému et très attachant. Jamais la perle du Danube bleu n'a été louée avec rette sincérité et cette justesse.

États-Unis. — Flaubert ou Buffon? — Nous notons dans un article déjà cité de M. Théodore Child [The Literary Career in France) et publié ptir Tke Atlantic Monlhly de juin, cette remarquable assertion : « Flaubert avait l'habitude de répéter la définition de Chateaubriand, que le talent est une patience indéfiniment prolongée, i» Il est à supposer que Chateaubriand, souvent pompeux, s'est ici, dans le mémoire de M.Théodore Child, indûment substitué à BufFon, pompeux toujours, et dont le mot : « Le génie n'est autre chose qu'un grande aptitude à la patience », est resté fameux*, parmi nous, français.

— Le journal Mail and Express^ de New-York, a

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

été récemment acheté par M. Shepard pour la somme de 5oo,ooo dollars, deux millions et demi.

REVUE DES REVUES

FRANCE

— Le deuxième numéro du Japon artistique, la nouvelle revue d'art dirigée par M. Bing, est encore en progrès sur la première livraison. Dans un brillant article, M. L. Gonse, directeur de la Gas^ette des BeauX'Arts et japonisant renommé, montre les artistes japonais préoccupés sttrtout de TefTet décoratit dans leurs compositions.

Parmi les dix planches en couleur, la plus importante reproduit, en double page, une grande peinture de récole de Moronobou, représentant une femme en riches atours. Un paysage vaporeux, un élégant vase de bronze accompagnent un croquis de genre où le peintre Hokousaï a pris sur le vif une scène de la rue, qui pourrait être aussi bien parisienne que japonaise, celle où, sous Taverse, un gentleman dépourvu de parapluie sollicite un abri d'une jeune femme munie de ce meuble utile. Des motifs de décoration très intéressants complètent la série, et, par une heureuse innovation, chaque planche hors texte est commentée dans un article où Ton reconnaît la plume d'un érudit.

— Nous avons reçu les deux premières livraisons de Paris littéraire, revue bi-mensuelle, ornée de ce sous-titre : Literary club Revue. Les noms du directeur, M. Â.-F. Gazais, et de quelques-uns des rédacteurs, MM. P. Adam, Gustave Kahn, Paul Verlaine, Moise Renault, Edouard Dubus, Louis Dumur, suffiront pour faire comprendre à nos lecteurs à quel genre de littérature cette revue se consacre. Mais il semble qu'il y ait scission dans le « décadisme », et nous aurions ici, sauf erreur, Torgan^ des dissidents qui repoussent la communion avec le grand*prêire Mallarmé.

— La Revue générale, dont le succès s'afïirme de plus en plus sous l'intelligente direction de MM. Gh. de Larivière et Henri Quet, a récemment publié, entre autres articles de valeur, sous le titre de : HiS' toire d'un mouchard, mémoires inédits d'un journaliste, les souvenirs personnels de M. Philibert Audebrand sur le trop fameux Lucien de la Hodde. Gè sont de curieuses pages où se retrouve bien vivante la physionomie politico-littéraire de certains groupes parisiens dans les derniers temps du second empire.

— Le très intéressant et utile recueil qui s'appelle Revue rétrospective a, dans sou numéro 97-98, un article extrait des souvenirs historiques du baron Meneval sur Napoléon et Marie-Louise (Paris, Amyot, 1849) ^^ intitulé : Anecdotes sur le général Carnot, La chose commence ainsi : « En 1789, le général

Garnot se trouva endetté; il s'était tenu, depuis l'avènement de Napoléon à l'empire, dans une opposition prononcée contre son gouvernement... » On ne voit pas bien Garnot faisant, en 1789, de l'opposition au gouvernement depuis l'avènement de Napoléon à l'empire. L'inadvertance n'appartient-elle qu'à la Revue rétrospective, ou vient-elle des mémoires du baron Meneval?

ETRANGER

Allemagne. — Centralblatt fur Bibliothekswesen (Leipzig] de juillet insère un remarquable article de M. Victor Ghauvin, intitulé « Examen des principaux travaux bibliographiques publiés en Belgique en 1887 ». L'étude est en français. Ce fait n'est pas moins à l'hanneur de la largeur d'esprit du D' O. Hartwig, bibliothécaire en chef à Halle et directeur du Centralblatt, qu'à celui de l'érudition de ses lecteurs. Ce même numéro contient un compte rendu bien fait de la belle œuvre de M. Jules Le Petit : Bibliographie des principales éditions originales d'écrivains français du xv* au xviii* siècle, publiée par la maison Quantin.

— Deutsche Revue, de Richard Fleischer (Breslau et Berlin), donne, dans son numéro de juillet, un article de Camille Flammarion sur la dernière éclipse totale de soleil. Ce numéro contient encore la suite des mémoires du peintre W. Wereschagin {Meine Kindheit,- Erinnerungen. Il), et une intéressante étude de Luise von Kobel-1, sous ce titre : Die freier Elisabeths von En gland.

— Notons dans le Zeitschrift fur bildende Kunst, du 21 juin, un article sur la Bourse des libraires {das deutsche Bucchandlerhaus) à Leipzig, par E. A. S., orné de plans, de dessins et d'une eau-forte très fine et très colorée, gravée par B. Mannfeld, représentant l'aspect extérieur du monument. Le Dictionnaire de Vameublement de M. Havard fournit aussi plusieurs pages et plusieurs dessins à ce numéro.

Angleterre. — Sous l^*^ignature Roden Noël, the Academy apprécie élogieusement, et avec une véritable émotion de réminiscences personnelles, le livre de vulgarisation que M. F.-T. Marzials consacre à Victor Hugo dans la collection des Great Writers, publiée chez Walter Scott, à Londres. — M. Wenlworth Webster, rendant compte de la traduction des Pièces choisies de Galderon, récemment publiée par M. Norman Maccoll, et des Études sur VEspagne de M. Morel Fatio, où il est peut-être plus question qu*il ne le faudrait de M'"" d'Aulnoy, nous surprend en nous disant qu'il n'est pas bien sûr que M™« d'Aulnoy ait jamais été en Espagne, et qu'en tout cas il soupçonne que ses Mémoires sur la cour espagnole de Charles II n'ont pas plus de valeur, ou guère plus, que les Mémoires de Gramont sur la cour de Charles II d'Angleterre. Ce parallèle, ou plutôt cette

iô^

assimilation de M™' d^Âulnoy avec Hamilton^ ne laisse pas que d'être nouvelle et imprévue.

— VAthenœum du 7 juillet publie sa revue annuelle de la littérature continentale. Elle comprend les chapitres suivants : Belgique, par MM- Emile de Lavcleye et Paul Fredericq ; Danemark, par M. Viggo Petersen; France, par M. Jules Levallois; Allemagne, par M. Robert Zimmermann; Grèce, par M. Sp. P. Lambros; Hollande, par M. E. van Campen; Hongrie, par M. A. Vambéry; Italie, par M. R. Bonghi; Norvège, par M. Henrik Jaeger; Pologne, par M.Adam Belcikowski; Russie, par M. P. Kropotkin; Espagne, par M. Juan F. Riaîio; et Suède, par M. .Arvid Ahnfeldt.

Nous devons à la vérité de déclarer que nous avons rarement lu quelque chose de plus bourgeoisement plat, ou de plus platement bourgeois, que la compacte tartine que M. Jules Levallois a signée de son nom. LPAthenœum n'écrit pas exclusivement pour les Philistins; seuls, cependant, les Philistins sont capables de goûter une rapsodie où il est dit, entre autres choses exquises, que Zola est un chef d'école abandonné de tous ses disciples; qu'il n'a paru cette année, en France, que neuf volumes de poésies dignes de mention; que MM. Malot et Arnould sont les deux plus grands romanciers de l'heure présente, en y ajoutant M. Ohnet, cependant, dont le succès « prouve que le public français n'est pas si mauvais qu'il se vante de l'être»; que le journal des Concourt est une oeuvre de « dépréciation, d'hostilité, d'étroit et mesquin égotisme », qui n'occupera jamais qu*un « rang très secondaire »; que Désiré Nisard a été un « romantique ardent », etc., etc. — Heureusement que les lecteurs de VAthenœum sont de semaine en semaine assez bien renseignés pour savoir le cas qu'ils ont à faire de cet indigeste fatras.

Le numéro du 14 juillet consacre plusieurs colonnes à des livres français récents. Au milieu de réserves et de critiques, dont certaines peuvent être justifiées, et dont les autres s'expliquent par l'allure et l'esprit essentiellement français de l'ouvrage, il déclare que V Extrême Orient de .M. Paul Bonnetain (Paris, jnaison Quantin) est une œuvre bonne en son genre et qui ne peut manquer de trouver u-n public pour l'apprécier dignement. Quant à la somptuosité matérielle, au double point de vue de la typographie et de l'illustration, il ne fait aucune restriction à ses éloges.

De même, pour la Bibliographie des principales éditions originales d'écrivains français de M. Jules Le Petit (Paris, maison Quantin), the Athenœum épuise les formules d'une admiration, bien naturelle d'ailleurs.

Enfin, il signale très favorablement l'ouvrage que M. Ladislas Mickiewicz vient de consacrer à la mémoire de son père sous le titre d''Adam Mickie\vic:{ : xa vie et son œuvre (Paris, Savine).

— Nous signalons dans the Fortnightly Review de

juillet, outre la continuation des études de M. Dowden sur Gœthe, un article de Herbert Spencer sur l'éthique de Kant, une étude de M. Andrew Lang sur Lucien, de brillantes pages sur les œuvres mêlées de Ben Jonson dues à Algernon Charles Swinburnc, et un bien curieux article sur le mouvement boulangiste en France, signé Henri Rochefort. Pourquoi le grand poète et le grand écrivain qu'est M. Swinburnc sacrifie-t-il au cant et au snobbisme de son pays au point d'écrire, à propos d'un poète du siècle d'Elisabeth, cette phrase textuelle; «AU English readers, I trust, will agrée with me that coprology should be lefi to Frenchmen. » — Nulle littérature n'a plus de copro- ^^SX ^ue la littérature anglaise à certaines de ses périodes, et M. Swinbrune sait mieux que nous ce qui, dans la littérature anglaise contemporaine, fait obstacle à son invasion.

— Les nombreux amis de la littérature anglaise en France liront avec plaisir l'article donné par M. William Summers, membre du parlement, au numéro de juillet du Gentleman's Maga:(ine, sur la correspondance de Charles Lamb (Charles Lamb's Letters),

-- Nous remarquons dans London Society (juillet) une bonne étude de M. Joseph Forster sur Lope de Vega et Cervantes, et quelques pages très sensées intitulées : Pères et Filles (Fathers and Daughters), par Mrs. Humphrey.

— Notes and Queries (23 juin) donne un compte rendu spirituel et très judicieusement élogieux du livre récent de M. Octave Uzanne, les Zigzags d'un curieux.

— The Saturday Review contient un compte rendu de Toute la Lyre, capable de faire comprendre et aimer ce bea\^ et grand livre du public anglais (9 juin). Dans le numéro du 16, nous remarquons uo bon article sur V Histoire du théâtre français au xviii" siècle, que M. Frederick Hàwkins vient de publier (the French Stage in the Eighteenth Century, 2 vol., Londres, Chapman et Hall).

Antilles. ^- Le numéro 9 (juin) de la Revis ta Puertorriquefta, dirigée par M. Fernandez Juncos, contient, outre des articles plus intéressants à Porto- Rico qu'ici, des poésies élégantes, dont une est traduite de F. Coppée (pourquoi la Revue l'appelle-i-cllc Coppé?), quelques nouvelles de bonne allure, une étude sur la peinture moderne en Espagne, signée Olga; une revue des lettres et des arts à Madrid, par don Jacinto Octavio Picôn; la description de l'exposition de Barcelone, par don José Yxart, et ilne revue des lettres et des arts, par don Leopoldo Garcia- Ramôn, dont la plus grande partie est consacrées l'édition donnée récemment par la maison Quantin du Rosier de madame Husson.

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

États-Unis. — La belle et utile publication que les éditeurs Howard-Lockwood et C**, de New- York, consacrent, sous le titre ; American Book-Maker, à Tart du livre, contient, avec des articles d'un grand intérêt, une page d*illustrations reproduisant, d'un côté, une reliure de Robert Rivière, et de l'autre, le titre en couleur d'un manuscrit du Coran appartenant au vice-roi d'Egypte. Ce sont de remarquables spécimens du résultat auquel on peut arriver par le procédé direct de la photo-électrotypie.

— Le premier numéro de the Bibliograpker and Référence List, chez Moulton, Wenborne et C'*, à Buffalo, a paru en juin.

— The Nation, rappelant la Physiologie des quais de Paris, que prépare M. Octave Uzanne, annonce en même temps le Dictionnaire du bibliophile, qu'il a sur le chantier, cr ouvrage dont le besoin se fait grandement sentir », dit le journal américain, et le Paroissien du célibataire, illustré par Lynch, que notre rédacteur en chef promet aux délicats pour étrennes.

— La grande revue ethnographique que nous annoncions naguère. Internationales Archiv fur Ethnographie, publiée à Leyde sous la direction de M. J.-D.-E. Schwcltz, conservateur du Musée royal ethnographique de cette ville, nous envoie son second et son troisième fascicule, qui sont en tout dignes du premier. Nous y remarquons, parmi d'autres travaux de haute valeur (n® 2), Einiges ûber die Ein^ gebomen von Libéria, par J. Bûttikofer, avec trois grandes planches merveilleuses d^exactitude et de couleurs; Pferde und Naturvëlker, par le D*" B. Langkavel; Die Todtenstadt los Muertos in Sad-Ari^ona, par le D' L. S.; une revue bibliographique signée du

D' G..J. Dozy; (n» 3^ Die Kulturgegenstânde der Golden und Giljaken, par A. Woldt, avec deux planches de très curieuses figures; On a Boomerang ornamented with incised drawings (ill.), etc. On sait qu'un des traits originaux de cette revue, c'est d'être rédigée en plusieurs langues, chaque collaborateur restant libre d'employer son idiome maternel.

Hongre. — Nous avons reçu trois numéros du Magyar MUvés^ek. L'un est consacré à Victor Tilgner. Parmi les ouvrages de cet artiste qui sont reproduits ici, nous remarquons tout particulièrement une fontaine dont le sujet est un dauphin fantastique avec lequel jouent des enfants, et une Phèdre vraiment admirable. — Un autre au peintre Horovitz Lipét, avec des reproductions qui donnent de son talent la plus charmante et gracieuse idée; et le troisième, au sculpteur StrobI, Alajos, et au peintre Karcsay, Alajos.

Mexique. — Les Anales del Museo Michoacano, dont nous avons déjà eu l'occasion de parler, qui se publient à Morelia (ancienne Valladolid), chef-lieu de l'Etat de Michoacan, Mexique, sous l'intelligente direction du D' don Nicolas Léon, est une revue consacrée à l'étude de l'histoire, des légendes, de la langue et de la distribution topographique de la race Tarasca, et se rattache étroitement, comme son titre l'indique, au musée Michoacan récemment fondé par (, le gouverneur de la province, Iç général D. Mariano Jimenez. Rien n'est plus utile que de telles entreprises pour assurer l'homogénéité d'une nation en donnant à chacune de ses parties l'attention et la sympathie auxquelles elle a droit, et c'est pourquoi nous félicitons le D*" don Nicolas Léon non seulement de sa science et de ses ctforts vers la découverte de connaissances nouvelles, mais encore et surtout de son œuvre patriotique.

Ce qu'on dit de notre Revue. — Le Voltaire (17 juillet) cite tout au long la préface écrite par M. Roger Marx pour le premier album de V Estampe originale, et qui a paru, en manière de primeur, dans le numéro de juillet de « la revue si heureusement dirigée par M. Octave Uzanne, le Livre ». Mais ce numéro est trop récent pour que les autres appréciations delà presse nous soient encore parvenues à son sujet.

Le Ceniralblatt fur Bibliothekswesen de Leipzig (juillet) remonte jusqu'à notre numéro de février pour citer la description d'une bibliothèque de grande dame anglaise au xviii^ siècle, exhumée du Spectator par Antoine Fureteur.

De môme, à propos d'une question sur Casanova, M. Richard C. Christie, le savant auteur de la biographie d'Etienne Doiet (édit. française, trad.

Stryienski, chez Fischbacher, i vol. gr. in-8", 1886;, appelle l'attention des lecteurs de Notes and Queries ^3o juin) sur les études, si pleines de faits et d'éclaircissements nouveaux, que M. Armand Baschet et M. Octave Uzanne ont consacrées dans /<? Livre, de 1881 à 1887, à l'aventurier italien et à ses manuscrits.

// Bibliofilo, intéressante publication dirigée par M. Carlo Lozzi, à Bologne, commence son numéro de mai par un spirituel article que son rédacteur en chef intitule Autografi et où il s'inspire de l'étude sur les amateurs d^auto graphes que M. Octave Uzanne a insérée dans le Livre d'avril. Il ne marchande ni à notre rédacteur en chef, ni à notre Revue, ses éloges qui, venant d'un lettré et d'un frère en bibliophilie, sont doublement précieux.

Mais c'est, comme il est naturel, le numéro de juin surtout qui a occupé^ces jours-ci la critique. Le Bulle^

tin de rimprimerie et de la Librairie {i** ]\i\\\qx) mentionne « les deux curieuses études sur les Courses et sur la Caricature », publiées dans « le n**io2 du Livre, cette aristocratique revue du monde littéraire qu^édite la maison Quantin ».

Dans les quelques lignes, très flatteuses, que Notes and Queries (3o juin), déjà cité, nous consacre, les portraits-charges de Gustave Flaubert et de Sainte-BeVive, par Eugène Giraud, sont spécialement signalés comme des morceaux de maître (masterly).

On lit dans The Academy (23 juin) : « Le Livre de juin contient deux articles d'un intérêt plus large (nous voulons dire moins spécialement littéraire) que d'ordinaire, et qui Pun et Pautre valent bien la peine d'être lus. Le premier et le plus court, par M. de Contades, consiste en une sorte de miscellanées quelque peu décousues, mais agréables, sur « les livres a et les courses i», c'est-à-dire sur les principaux passages des ouvrages littéraires, récemment publiés en France, se rapportant aux courses de chevaux. Il est illustré par une planche représentant une Reliure sportique {sic; lisez sportive)^ Le second, d'un intérêt plus général, est dû à M. Maurice du Seigneur (quelque parent de Jehan .^), et traite de la caricature; il est abondamment illustré de dessins inédits de la plus haute curiosité, tirés de la collection de l'auteur. Les exemples de portraits-charges reproduits ici et choisis dans l'œuvre d'£ugène Giraud (Sainte-Beuve et Flaubert) sont moins nouveaux pour nous que quelques spécimens du talent d'un artiste très peu connu en Angleterre, croyons-nous, — Albert Coinchon. Coinchon semble avoir réuni en lui quelque chose de Gillray et quelque chose de Gavarni, combinaison peu commune, on l'avouera ; son dessin pour illustrer les Châtiments, tel qu'il est donné ici, est excessivement remarquable. Une couple d'esquisses satiriques de Mérimée, en outre, montrent que ce maître de la plume n'était nullement un sot le crayon à la main. C'est là un article très intéressant. »

The Nation, des États-Unis, ne loue qu'avec réserve et, semblerait-il, à contre-cœur. « Que la chose soit difficile, dit-elle, d'écrire d'une façon amusante sur la caricature, c'est ce que Maurice du Seigneur prouve une fois de plus dans le numéro de juin du Livre» Il combine aussi bien qu'il se peut, dans un court article, une revue historique rétrospective avec une étude, spéciale à notre époque contemporaine, de l'école française, des descriptions de certains dessins, et des anecdotes plus cherchées que choisies. Mais le grand service qu'il rend, c'est d'accompagner son texte de quelques dessins inédits : — les portraits à grosse lêie et à petit corps de Sainte-Beuve et de G. Flaubert, par Eugène Giraud, et maintes esquisses amusantes d'Albert Coinchon et même par Prosper Mérimée. Dans le même numéro se trouve un autre article illustré et de touche légère sur la littérature des courses de chevaux en France, par le comte de Contades. »

Un peu de polémique pour finir.

Le Giornale délia libreria du 24 juin signale le passage du Livre de ce même mois, où nous citions quelques lignes d'un prospectus de la Rivista de filosofia scientifica écrit en un français fantaisiste et réjouissant. Le journal de Milan ne manquerait cènes pas d'exemples à nous citer si nous mettions en doute son assertion : « Lorsque les Français se mettent à écrire quelques mots en italien, comme ils l'écorchent ! » Mais les fautes des uns ne corrigefit pascelles des autres. Nous ferons aussi remarquer au Giornale délia libreria que nous ne demandions pas si la circulaire en question était écrite en français ou en vplapûk ; nous émettions simplement l'opinion que, pour la clarté et la facilité des relations internationales, jamais aucun volapûk ne vaudrait le français, même écorché comme il l'est dans la circulaire.

Notre observation est encore contirmée par une lettre imprimée, reçue de Hollande, où il est dit que « si cette recette (un accusé de réception imprimé) n'est pas renvoyée, il sera regardé comme indication que l'envoi des livraisons prochaines n'est pas agréable. » C'est là du français qui n'est pas français, mais que .tout le monde comprend, et qui, somme toute, atteint son but.

Mais le plus plaisant, le voici, nous le gardions pour la bonne bouche.

Nous avons eu occasion de signaler, dans les deux dernières livraisons du Livre, l'âpreté particulière avec laquelle un chroniqueur delà presse parisienne, M. Gustave Geffroy, prend à partie les bibliophiles. En post'Scriptum de sa chronique, dans la Justice du 14 juillet, il répond : « Le Livre, résumant avec une scrupuleuse inexactitude un article paru ici à propos d'un bibliophile ipanifestement érotomane et publiquement condamné pour vol habituel dans les bibliothèques, ajoute à ce résumé des insinuations qui ne font point honneur à la compréhension de son anonyme rédacteur. »

Le fait de décorer un simple voleur du nom de bibliophile ou de bibliomane, parce qu'il a invoqué, avec une fausseté manifeste, sa passion des livres pour excuse, nous justifie, je crois, d'avoir dit que M. G. Geffroy trouve, à propos du capitaine d'Evreux, « le moyen de faire de bibliophile un synonyme de voleur, ou peu s'en faut ». Nous ajoutions qu'il fait bien plus expressément encore^ de bibliomane un synonyme d'érotomane. Qu'on en juge. L'article en question (Justice, 3i mai) contient textuellement ces passages : « La passion noble comporte... un goût très spécial^ aux collectionneurs de livres, le goût des éditions obscènes, avec figures. Ici le filou et Thonnéte homme se rencontrent, et c'est la remarque intéressante à faire sur le monde de la bibliophilie. II n'est guère de possesseurs d'imprimés et de reliures qui n'ait fait, chez lui, la part belle à l'érotisme... Les dessinateurs qui ont eu à représenter l'amateur de livres chez lui, dans la posture de son occupation favorite, ont à peu près tous imaginé la même mise en scène et la même attitude... Le bibliomane est là, dans

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

la discrète tombée du jour. Il est debout, accoudé au rebord de ta fenêtre, le corps infléchi, les pieds croisés, elil lit un livre, ur petii livre qu'il tienl du bout des ' doips, tris solennellement. — Tenez pour certain que, quatre-vingts fois sur cent, ce petit livre, lu ou regardé, est un livre oïbcène. n

cela que l'auteur déclare docioralement que le Livre ne sait pas tire. Le Livre s'en rapporte k tous les

Enfin M. Gustave GefTroy, q

i, faisi

vieille et humoristique anecdote que ippelée {le Livre, juin, p, 32i) juste-

exagération, l'inanité des a

même "M. Gustave Geffroy contre les bibliophiles, dans le Figaro du 21 avril, déclare que nous iJéfendons le meurtrier en disant : ■ Au procès on a prétendu qu'il était fou ^i] était simplement bibliophile! >> On prendrait cela pour une suite à la plaisanterie rééditée par nous, si M, Gustave Geffroy se départait jamais de son sérieux doctrinal.

fraucb *

— M* AUou, sénateur inamovible, ancien bâtonnier, membre du conseil de l'ordre des avocats, est mort récemment à Reuilly, d'une apoplexie foudroyante. Il étsii né à Limoges, le 6 mars 1820. Il «vaitêtë membre de la commission de réforme du Code d'instruction criminelle en 1849 et du conseil de l'ordre des avocats de Paris en'J 851. U devint vers ce même temps avocat de la direction des douanes et de l'administration des hospices. Il a été enlin élu bâtonnier de l'ordre en 1866 et 18Û7.

On annonce la mort (27 juin] de l'architecte

Alfred Armand, qui, outre de nombreux et importants iravaui d'an, est l'auteur d'un ouvrage classique en numismatique : les MédaiUeurs italiens desxv'et l'a' siècles, qu'a couronné l'Académie des beaux-

la mort, à Cannes, de M. André rédacteur de plusieurs journaux

royalistes (juin).

— On annonce de Versailles la mort de l'archiviile en chef du département de Seine-et-OJse, M, Bertrandie-Lacabane (5 juin). ■

— On annonce le décès de M-"' Camille Delavitle, qui avait collaboré à la Presse et à diiférents journaux parisiens. Elle est l'auteur de la Loi qui tue, de la Botte du vicaire, de la Femme jaune et de quelques amrei romans à auccès. ■

-^ La Société nationale d'agriculture a appris le décès, à Vaussieui (Calvados], de M. le marquis de Fournès, membre correspondant dans la section d'économie, de statistique et de législation agricoles (juin). It faisait paniede la Société depuis 1868.

— ^ M. Hauvetle-Besnault, directeur hor professeur de sanscrit à l'I^cole des hautes éludes, e^ mort subitement à Malesherbes, dans le Loiret

avait été chargé par te gouvernement di iiion et la traduction du Baghavala, refois par Eug. Burnouf.

— La rédaction du Temps vient d'êi sèment frappée. M. Emile Hcnnequi

i Sam

i de For

leblea , le des

baignait en compagnie de Odilon Redon; U surprise de la fraîcheur de l'eau détermina en lui une congestion pulmonaire, et il a succombé en quelques minutes.

M. Emile Hennequin était né & Palerme en i858. Ses parents étaient d'origine suisse; il lit de fortes et brillantes études à Genève. A dix-sept ans, il maniait avec une éftale aisance la langue fraofaise, la lanfjue anglaise et la langue allemande.

Après avoir collaboré à VAgence Havas, il était entri! au Temps, où, depuis trois ans, il prenait part à la rédaction du bulletin politique avec une abondance d'informations et une sûreté de jugement qu'on admirait chez un aussi jeune homme. ' En marne temps, il donnait à la Revue indépendante Cl à la Nouvelle Revue des articles de critique qui furent vite très remarqués et qui attirèrent en particulier l'aiteniion de M.Taine. M. Hennequin avait

fait une étude approfondie des études qui ont tiré la psychologie de Tintrospection exclusive et qui en ont fait Une science; une de ses ambitions était • d^appliquer ces théories à la critique littéraire et artistique, et d'en faire un des moyens d'investigation les plus précis et les plus fructueux pour la connaissance de Tesprit humain. Il était muni d'un savoir assez vaste pour une pareille entreprise, et la puissance de généralisation dont il était doué ne laissait à ses amis aucun doute sur l'intérêt des résultats qu'on en pouvait attendre.

Un volume que nous n'avions pas encore eu le temps d'annoncer, car il a paru il y a quelques jours à peine, et dont le titre indique très exactement l'objet, la Critique scientifique ^ est l'exposition des principes qu'il entendait appliquer.

Les lecteurs de ce livre pourront, à la hardiesse et a la nouveauté des idées qui y sont prodiguées, comprendre l'amertume de nos regrets.

^ Le journaliste d'Hcrblay, ancien rédacteur du Clairon, Qt qui fut aussi directeur de théâtre, notamment à Lyon, -vient de mourir (ii juin). De son vrai nom, il s'appelait Louis-Alfred Maugeis, et il avait soixante et un ans.

'mi« —

— M. Sébastien Laurentie, ancien rédacteur et fils de l'ancien directeur de VUnion, est mort le.3o juin, à la suite d'une longue et doult^ureuse maladie.

*— M. de Lorgeril, sénateur inamovible des Côtesdu-Nord, est mort à Paris (7 juillet).

Le vicomte Hippolyte-Louis de Lorgeril était né à Trébédan (Côtcs-du-Nord), le 28 mai i8n. H diVigeait, en 1842, le journal légitimiste V Impartial de

Bretagne,

On a de lui plusieurs volumes de poésies: Une étincelle, Récits et. Ballades^ la Chaumière incendiée, etc. *

— 'tWl"

— On annonce la mort (24 juin) de M. Théodore Marestaing, qui avait pendant de longues années dirigé la partie financière du journal la Liberté, sous le pseudonyme de Monbel, et pris une part active aux différentes entreprises de M. de Girardin.

Depuis la guerre, M. Marestaing avait ressuscité VAveyiir national, puis il avait dirigé le Télégraphe, Il ét^it âgé de soixante-treize ans.

— M. André Morin, ancien conseiller municipal de Paris, est mort le 5 juillet, à l'âge de quatre-vingtun ans.

Soui» l'empire, M. Morin se consacra à des travaux littéraires sur des sujets religieux ou sur des questions de magnétisme.

Il avait été le promoteur de la crémation en France, et dans ses dernières volontés, il a demandé que son corps fût transporté à Milan pour être brûlé.

-^ Nous apprenons la mort (juin) de M.Polmartin, ancien bibliothécaire du Corps législatif sous l'empire. Il était âgé de quatre-vingt-douze ans.

— — Paul Pont, membre de l'Institut (Sciences morales et politiques], conseiller honoraire à la Gourde cassation et l'un des jurisconsultes les plus éniinents de ce siècle, est mort le 21 juin, à Orsay. Il était né à Barcelone en 1808. Il laisse des ouvrages considérables sur le droit, notamment une nouvelle édition des Codes français, en collaboration avec MM. Faustin- Hélie et Rivière, un Traité du contrat de mariage et des droits respectifs des époux, en collaboration avec M. Rodiére, un Traite des petits contrats, un ouvrage sur les Sociétés civiles et commerciales, etc.

— Nous apprenons la mort de M. Richner, directeur de la gravure à la librairie Hachette, et peintre distingué.

— M. de Tauzia, conservateur des peintures et dessins du musée du Louvre, vient de mourir.

— Un patriote énergique, M. Vacca, est décédé le 14 juin, 4 Neuilly-sur-Seine.

Professeur libre à Metz, Vacca, avant la guerre, avait fondé le premier cercle de la Ligue de l'enseignement, auquel il consacra tous ses soins et un dévouement absolu. Il fut rédacteur au Courrier de la Moselle, et plus tard au Républicain du Cher,

ÉTRANGER

Allema^e. — Roderich Anschûtz, poète dramatique, est moit le 26 mai, à Môiling, près de Vienne, âgé de soKante-dix ans.

— Les journaux allemands annoncent la mort de Franz Duncker, l'ancien éditeur de la Volks-Zeitung et ex-député au Landtag prussien et au Reichsiag allemand. ILétait âgé de soixante-dix ans.

— Nous apprenons la mort du D^ Farenhcid, connu en Prusse pour son goût pour les ans et par ses relations de voyage en Grèce et en Asie Mineure.

— On annonce la mort du révérend G. R. Gleig (juillet), ancien soldat, ancien combattant de la guerre de l'indépendance en Amérique, ancien inspecteur des écoles militaires, et chapelain général de rannée en Angleterre, auteur de livres de théologie et de nombreux ouvrages de fiction et d'histoire, dont le plus populaire a pour titre the Subaltern.

■ 'mi' —

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

ii3

^^ Nous apprenons la mort (20 juin), à Leipzig, du professeur Cari Friedrich August Kahnis. né en 1814. Il s'occupait surtout de Phistoire ecclésiastique. On lui doit, entre autres écrits, Der innere Gang des deutschen Protesiantismus, 18^4 {Marche intérieure du Protestantisme allemand) et Die lutherische Dôgmatik (1861).

'IHi*

•^ Joseph-Auguste Lang^ écrivain dramatique et

auteur, est mort le i" juin, âgé de quatre-vingt-deux

ans, •

-— nn> —

-^ Ernst Lutz, ancien rédacteur du Telegraph de Wûrtzbourg, et connu par ses poésies et ses études linguistiques, est mort à Wûrtzbourg le 4 juin.

— — On annonce de Dresde la mort de M. Emile

Naumann, un des musicologues les plus érudits de

TAIIemagne. Compositeur avant d'être critique,

M. Naumann laisse plusieurs oratorios, un opéra,

Judith, dont il avait écrit lui-même les paroles, de

nombreux choeurs et des pièces de musique de

chambre; mais il s'est fait connaître surtout pat" ses

travaux d*histoire. •

— ^HH'

— Le poète populaire de la Thuringe, Anton Sommer, est mort le 8 juin, dans sa soixantedouzième année.

— Le 22 mai est mort à Dorpat le professeur

G. Teichmûller, connu par ses Aristotelische Fos-

chungen, et ses Studien et Neue Studien içur Geschi-

chte der Begriffe, Citons encore Literarische Fehden,

et une Philosophie de la religion inachevée. Il avait

cinquante-six ans.

— »tHi«-

— Le professeur C. Ziegler, éditeur de Théognis, est mort récemment.

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