Journaux d'annonces
Les Français en Italie, •» Voici les noms des savants français auxquels Tuniversité de Bologne a conféré le grade de docteur ad honorent à roccasion des fêtes du centenaire:
Ernest Renan, Gaston Paris, Michel Bréal, Clément, Gréard, Pasteur, Charcot, Hermite, Chevreul, Daubrée, Louis Ranvier.
RasBie* — La censure se serait, paraît-il, désarmée quelque peu; elle a autorisé la libre entrée des ouvrages suivants : Œuvres complètes de Henri Heine, la Russie libre de Mackenzie-Wallace, Histoire de la Révolution française de Th. Car ly le et Thérèse Raquin de E. Zola. Les Russes ne s'en plaindront pas, sans doute.
REVUE DES REVUES
FRANCE
Le simplisme des décadents, — LeJ)écadent de juin nous apprend que « Paul Verlaine et les poètes décadents donnent à la poésie moderne une simplicité humaine». Ce sont là « tendances simplistes » qui nous semblent déplorablement subtiles et compliquées.
temps d'intéressantes études techniques sur les gravures à Teau-forte, par Ch. Verneuil, et sur la reliure par Chemin.
— Les Matinées espagnoles, (23, boulevard Poissonnière) dont le baron Stock est le pseudonyme du directeur et rédacteur en chef, et où M™" Marie Letizia Wysey Bonaparte de Rute joue, sanB le dire, le rôle de M"^* Adam à la Nouvelle revue, devient-de plus en plus un grand organe international. A la partie presque exclusivement politique et diplomatique s'ajoute désormais un tableau plus complet de la vie littéraire, artistique et mondaine à Paris, Madrid, Rome^ Lisbonne, Saint-Pétersbourg, etc. Cette Nouvelle revue internationale met ainsi au service de son programme d'union entre les nations latines et slaves un organe de premier ordre, appuyé non seulement sur une clientèle d'élite, mais encore sur des correspondants et des rédacteurs choisis parmi les plus aimés du public.
La Nouvelle Revue Internationale les Matinées espagnoles paraît le i5 et le 3o de chaque mois en une superbe livraison de 112 à 128 pages. Chaque numéro contient le portrait d'un diplomate, ministre, homme d^État, personnage en vue de la politique ou des arts.
La Revue d'art dramatique^ naguère dirigée par M. Stoullig et publiée chez A. Dupret, est devenue la propriété de M. L. de Veyran, qui en a pris la rédaction en chef. Les bureaux sont dorénavant rue de Rennes, 44. Elle conserve, d^aiileurs, tous les collaborateurs qui lui ont, jusqu'ici, assuré le succès.
— La Revue d'histoire comtemporaine, dont M. Bou • vard est le directeur et M. Berthault le rédacteur en chef, a trouvé, dès son quatrième numéto, que son succès lui permettait de réduire de moitié le prix de l'abonnement, qui n'est plus que de 12 francs par an. Pour une revue bi-mcnsuelle, c'est assurément très peu cher. On trouvera à sa placé le sommaire des numéros récemment parus.
Le journal VImprimerie publie depuis quelque
— La Truelle^ revue mensuelle de la Franc-Maçonnerie universelle (17, passage Saulnier), nous a envoyé son numéro 2 (i5 avril). Il porte en tôte la devise républicaine augmentée comme %\x\v, ^ Liberté — Égalité — Fraternité — Progrès — Solidarité — Justice, Le Livre se devait de saluer ce confrère au passage; car, si le Livre n'est pas franc-maçon, — et il ne l'est pas, certes, — ce n'en est pas moins en maçon indépendant quMl bâtit son édiâce.
L'Echo de Gascogne, — On ne parle plus beaucoup de décentralisation littéraire. On fait mieux, on crée des organes littéraires dans les centres provinciaux. C'est ainsi que l'Écho de Gascogne, ou Revue grise, publié à Agensous la direction de M. Etienne Guary, se tient au niveau de bien des périodiques parisiens,
tant pour les informations que pour la qualité littéraire des articles. Il compte, parmi ses collaborateurs, André Theurict, Jules Lcmaître et d'autres écrivains de même notoriété.
Allemagne. — Le ÇentralblattfûrBihlîothekswesen du D' O. Hartwig (juin) contient, parmi plusieurs articles intéressants pour les bibliographes, une savante étude de M. Arthur Wyss sur la fameuse question : Gutenberg ou Coster ?
François Coppée en Allemagne, — Les vers adressés naguère à Frédéric II par François Coppée ont encore leur retentissement en Allemagne. C'est ainsi qu'une revue très bien faite et fort joliment illustrée, publiée à' Berlin et à Leipzig sous le titre de Schorers Familienblatt, insère des stances en réponse à ces vers, par M. Franz Hirsch. Le même numéro contient un article intéressant sur le poète Rûckert, dont on célébrait le centenaire le i6 mai, et un extrait du Poetische Tagebuch tiré de ses œuvres, qu'on a tout récemment publié.
Angleterre. — Le professeur Dowden, un des critiques littéraires les plus remarquables, aussi bien par la pénétration de la pensée que par la forme dont il sait la revêtir, commence dans The Fortnightly Review de juin une étude sur le Wilhelm Meister, de Goethe. Noussignalerons aussi dans le môme numéro un bel article d'esthétique par Mr. Swinburne, et une intéressante étude sur nos femmes politiques (Fr^mr/r Political Women\ depuis sainte Radégonde jusqu'à M"»" Adam> par E. Lynn Linton.
— Nous lisons dans le Gentleman Magas^ine de juin quelques pages spirituelles et discrètes de M. J. W. Scherersur Alexis Piron. Signalons ailssi l'article de Mr. H.D. Serridge surlei^M^AriV; Muséum et celui de Mr. J. A. Farrer sur « Quelques Idées de Schopenhauer i>.
— Nous avons à signaler tout spécialement à nos lecteurs, dans The Graphie du 26 mai, une grande planche double représentant la salle de vente des livres chezSothebyy Wilkinsonet Hodge, les auctioneers bien connus de Londres. L'artiste a groupé au pied de la tribune où se tient le commissaire-priseur plusieurs des plus célèbres libraires et amateurs de a métropole anglaise.
— Dans la belle revue artistique publiée par la maison Casscll, The Magasine of Art (juin), nous remarquons particulièrement un article sur la forêt de Fontainebleau en été, par notre compatriote Maurice Talmeyr, avec cinq dessins de A. Lepère, et le
commencement d'une étude sur Charles Dickens et ses portraits les moins connus, par Fred. G. Kitton.
— La revue anglaise The Nineteenth Centuny pour juin contient, entre autres articles d'intérêt, une étude sur Pasteur, signée d'un nom illustre et dignement porté: Mrs Priestley; un article de Mr. Aubrey deVcre sur les poésies de l'archevêque Trench, et quelques pages chaleureuses sur la Grèce libre {Free Greece) par la comtesse de Galloway.
— Nous remarquons, dans le numéro du 2 juin de The Satiirday Review, un compte rendu très élogieux des Maîtres de la caricature française au xviu" siècle, par M. Armand Dayot (Maison Quantin). Nous ne savons pas quel en est l'auteur, mais, quel qu'il soit, il est admirablement au courant des choses dont il parle avec intelligence et sympathie. Un bon compte rendu de Toute la Lyre mérite aussi d'être signalé a nos lecteurs dans le numéro du 9 juin.
— Dans The Westminster Review (juin), le député Yves Guyot initie le public anglais aux beautés de notre politique intérieure dans un article intitulé : France and Boulangisnu Pour n'être pas d'actualité, l'étude sur Montaigne, insérçe dans le môme numéro, fait plus d'honneur à l'esprit français et est d'un plus durable intérêt.
Etats-Unis. — Nous ne pouvons pas ne pas mettre nos lecteurs à même de partager le plaisir que nous a procuré The Literary World, de Boston, en rendant compte de VHistoire d'Israél de M. Renan (14 avrin. Voici la phrase qui conclut l'article et en contient comme l'essence. Cette Histoire du peuple d'Israël pourrait passer pour une scène du répertoire de la « Comédie français » [sic], avec M. Renan pour brillante et spéciale étoile [This history of the PEUPLE OF ISRAËL might pass as a scène oui of the « Comédie français », with M, Renan for bright particular star).
— Nous avons lu avec plaisir dans The Nation, de Boston (12 avril), le compte rendu des Souvenirs sur Tourguéneff d^ls2isc Pavlovsky (Paris, Albert Savine). L'auteur les compare à ceux de Mr. H. James, et les« uns servent de complément et de contrôle aux autres.
— Dans son numéro du 19 avril, le même journal rend compte en détail du livre de Gabriel Ferry sur Balzac et ses amies. Il signale aussi avec éloges à l'attention des bibliothécaires et bibliophiles américains la Bibliographie des sociétés savantes de la France, par Eugène Lefèvre-Pontalis, sortie des presses de l'Imprimerie nationale (i vol. in-4^ de 142 pages).
GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE
États-Unis. — A lire dans le Harper*s Maga:{ine (New-York) de juin, la seconde partie des très intéressantes études que M. R. R. Bowker consacre à la vie londonienne sous ce titre : London as a Literary Centre, Cette fois, il passe en revue les principaux romanciers, et son texte est illustré des portraits de Thojnas Hardy, Walter Besant, James Payn, D.Christie Murray, H. Rider Haggard, R. L. Stevenson, W. Clark Russell, F. W. Robinson, George Macdo- Dald, George Meredith, W. E. Norris, Joseph Hatton^ Mrs. Richmond Ritchie(AnneThackeray),Mr.M.O. W. Oliphant, Amelia B. Edward, Mrs. £. Lynn Lytton, Mrs. T. R. Macquoid et Miss Charlotte M. Yonge, toute une galerie d'hommes et de femmes célèbres, comme on voit.
— 11 faut signaler, dans The A tlantic Monthlyy pour juin, un article très intéressant de M. Théodore Child sur The Literary Career in France,
La Propriété littéraire en Amérique, — Voici, d'après le Courrier des États-Unis, la substance de la nouvelle loi votée par le Congrès de Washington :
« Pendant tout le temps que durera le droit de propriété ainsi réservé, l'importation aux États-Unis des articles pour lesquels il aura été obtenu sera prohibée; il sera permis cependant d'en introduire deux exemplaires destinés à l'usage personnel de l'importateur et non pour la vente, mais seulement avec le consentement écrit du propriétaire du copy» right. Les agents des douaneis et de la poste devront saisir et détruire tous autres exemplaires qui seraient importés aux États-Unis.
-Il semble que le Sénat américain ait voulu retirer d'une main ce qu'il donnait de l'autre. Comme le ^ait remarquer la Patrie, les difficultés dont cette loi
est hérissée en feront une lettre morte entre les mains de ceux qu'elle a la prétention de protéger.
Hongrie. — Nous tenons à appeler l'attention sur la publication hongroise intitulée Magyar Mavés^jfek {les Artistes Hongrois] Budapest, Hornyànsky Viktor Kiaddsa). La 3"« livraison est consacrée au peintre £'i5en/iM/F^re«Cf(FrançoisEisenhut)et donne, avec son portrait, des spécimens très remarquables de son talent.
La quatrième nous fait connaître le peintre Joanovies Paît et donne des spécimens saisissants des scènes et des types monténégrins ou albanais dont il excelle à rendre le côté farouche et poétique, tout en ne sortant pas de la stricte réalité. Cette publication fait grand honneur à la Hongrie. II serait désirable qu'elle servît d'éléments à une histoire de l'art hongrois, écrite dans un de nos idiomes occidentaux.
— Milvesp I par {PArt décoratif), organe du musée et de la Société hongroise des arts décoratifs, est dans la troisième année de sa publication. On remarque dans le second numéro de cette année une étude sur l'orfèvrerie et des détails sur des ornements en fer forgé, par François Jakabffy, la quatrième partie d'un travail de M. Max Herz sur les ornements arabes, et un article s.ur les dessins des maîtres orientaux conservés dans la collection Szilàgyi, par Eugène Radisics. Quatre grandes planches, dont l'une représente une reliure fort originale, et un grand nombre de belles et intéressantes figures dans le texte, illustrent ce numéro.
Italie. —On remarque dans la Nuova Antologia [\^' mai) une intéressante étude sur les femmes de Shakespeare ei de Dante {Le Donne nei dramm delio Shakespeare e nel poema di Dante), par M. G. Chia-
nni.
— Le Giornale délia Libreria de Milan (juin) donne l'histoire de l'imprimerie à Venise depuis l'origine jusqu'à la mort d'Aide Maurice l'ainé, par Carlo Castellani.
Pologne. — La belle publication illustrée publiée à Cracovie sous le titre de Swiat (le Monde) eu est à son douzième numéro. La variété et l'intérêt de sa rédaction, le nombre, le choix et l'exécution de ses illustrations, son format et la beauté de son impression en font un périodique de luxe qui tient son rang auprès des plus belles publications d'art. Au point de vue typogaphique le texte gagnerait cependant à être moins compact, et les marges à être plus grandes.
Uruguay. — Nous nous faisons un plaisir de si-
gnaler une revue littéraire, scientifique et artistique de quinzaine, que le professeur Benigno T. Martinez dirige avec zèle et intelligence, sous le titre de El
Investigador^ à Concepcion del Uruguay. Elle se publie en grand in-8® de seize pages, à deux colonnes, et rend compte des publications nouvelles.
Ce qu'on dit de notre Revue. — Dans un récent numéro du LongmatCs Maga^inCy Mr. Andrew Langs rappelle, assez peu exactement d'ailleurs, l'anecdote que nous avons racontée autrefois dans le Livre (août 1884, la Bibliothèque du bibliophile Jacob, par B.-H.-G. de Saint-Heraye), sur l'édition originale du Tartufe achetée deux francs par le bibliophile Jacob et donnée par lui à M. Firmin-Didot à certaines conditions, mal remplies si nous ne nous trompons. Cette anecdote, que^ nous avons recueillie de la bouche même du grand et bon bibliophile peu de temps avant sa mort, est reproduite par The Bookmart de Pittsburg, Pensylvanie (juin), qui appelle M. Didot Am^ brose, et le maladroit vendeur du livre précieux bon' quiniste.
Ce même Bookmart cite la lettre où M. Jules Adeline critique, dans le Livre de mars, le discours prononcé par M. Eugène Noël à l'inauguration de la bibliothèque de Rouen.
Notre numéro de mai fait parler de lui un peu partout et suscite des appréciations diverses. The Academy qui, le 19 mai, avait déjà signalé le portrait frappant, striking portrait, de M. Nisard, y revient le 26, et donne ce jugement complet :
« Entre une courte notice sur feu M. Désiré Nisard, illustrée d'un portrait hors texte (malheureusement en phototypie, pas en gravure), et une plus longue sur l'éditeur Henri Fournier, le Livre de mai contient un article assez développé par M. Julien Lemer, sur Baudelaire. M. Lemer (qu'il ne faut pas que les insouciants fils de la Grande-Bretagneconfondent avec son confrère plus fameux, M. M. Lemerre) est connu des Baudelairiens pour avoir eu des relations littéraires ' et d'affaires à la fois avec l'auteur des Fleurs du mal,,. La plus grande partie de la correspondance imprimée ici a trait à des questions littéraires, etdate de cette funeste période du séjour en Belgique, où la maladie du cerveau fit de si rapides progrès chez Baudelaire. Nous ne saurions, tomber tout à fait d'accord avec la morale de M. Lemer, laquelle paraît
être que les héritiers d'un homme de lettres doivent être légalement contraints à publier ou à republier toutes les œuvres qu'il laisse, quelles qu'elles soient Notre appétit littéraire est, croyons-nous, aussi Violent que celui de tout autre, mais, pourun exemple où les exécuteurs testamentaires ont retenu quelque chose qui eût mérité d'être publié, nous en connaissons vingt où ils ont publié c&qu*ils auraient dû rete* nir. »
Pour notre excellent ami, Notes and Queriès, l'article de M. Julien Lemer ne jette relativement que peu de lumière sur Tauteur des Fleurs du mal, et le portrait de Désiré Nisard est « excellent ».
De son côté, The Nation pense que le Désiré Nisard en pantoufles (slippered view) présenté par M. Victor Develay est une esquisse trop rapide et insuffisante. Cette feuille ajoute que le portrait de cette a lumière universitaire du second empire » suggère, mieux que l'article, l'idée que Thomme privé était supérieur à l'homme public. Ce sont là des appréciations que nous enregistrons impartialement, maisdoDt il convient de laisser la responsabilité au journa* liste américain. Celui-ci trouve encore que Tétude de M. Lemer sur quelques autographes inédits de Baudelaire répond mieux à son sujet; mais, en rappelant les regrets de M. Lemer au sujet des œuvres posthumes du poète des Fleurs du mal supprimées par sa famille, il fait cette réserve, qu'à cet égard les opinions peuvent différer , suivant qu'on regarde les productions littéraires de Baudelaire comme de la^vrriture [sic) ou comme autre chose. — Il termine en citant avec intérêt, et sans y trouver la moindre matière à critique, l'article de M. A. Quantin sur Henri Four* nier.
Enfin nous lisons dans la Typologie ^Tucker (i5 juin): « Ne pouvant la publier dans noscolonaes, nous sommes au moins heureux de signaler sur Fournier, mort récemment (1800-1888), une étude pleine de détails charmants et d'émotion, que M. Quantin a écrite pour la revue le Livre du i3 mai. »
PRAIfCB
— Nous apprenons, avec un très profond chagrin, l« mort de M. L. Derdme, qui a été notre collaborateur pendant ptusieurt années, et qui vient de sucramber aui atteintes d'un mal cruel.— M, L. Derôme •Tïil écrit au Journal de Paris, sous la direction de M. Edouard Hervé ; i !a Revue de France, au Corres. pûndanl, au Moniteur universel. C'était un écrivain d un rare talent et d'une profonde originalilé, à qui il n'a manqué qu'un peu d'entregent pour occuper une place tout à fait êminenie dans la presse pari- «enne. C'était aussi, c'était surtout un caractire droit, d'une honnêteté impeccable, et qui laissera un souvenir durable à ceux qui avaient su démêler les nobles qualités qu'il cachait avec soin sous une écorce no peu rugueuse et sous un abord souvent difficile.
L, Derdme est mon le z8 mai dernier, à l'Age de
cinquante-cinq Il laisse de m
; il é
: à Warluiel [Pas-de-
ibreui ouvrages sur la bibliophilie «l'hisioire littéraire : le Luxe des livres, la Reliure de luxe, les Editions originales des romantiques, etc. 11 avait longiempa collaboré au Dictionnaire de formé avec une passion ardente, s maigres économies, une remarquable biblioiona originales qui sera sans doute disenctaères en ociobre prochain, par les toins de son libraire familier, M. Durel.
Noui espérons pouvoir un jour consacrer toute une notice à cet original de lettres que nous avons connu tout particulièrement, et qui éiail resté un i provincial de Paris > très dépaysé dans la vie fiévreuse du journalisme de ces dernières années.
Derônie est mort pour ainsi dire du pessimisme vers lequel l'avait poussé l'étude constante des ouvrages de Shopenhauer.
Myope à l'eicès, ayant porté toute sa vision en ■letlans, il passait dans la vie en véritable sanglier »eugle, blessé et blessant; mais il possédait l'âme Il plus délicate, l'esprit le plus élevé, les idées les plus nobles. Le délire des persécutions s'abattit sur ce pauvre vieuï célibataire isolé, et il n'eue pas la force de lutter seul contre le mal qui devait l'anéanlif par congestion cérébrale.
Le Livre perd en liii un de ses collaborateurs les plus lidéles et certainement le plus érudit de ses rédacteurs. o. u.