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liabiliint:
muisoiii 99 ouvriers chez Krupp,
iïZ gUESTlûN DES LOGEMENTS
moiicô à construire de grandes colonies (1863). (-elles-ci se trouvent en partie dans la ville, en partie en dehors, elles sont dans une position sahibre, l'air et la lumière pénètrent dans les maisons, il y a de larges rues et des places plantées d'arbres. En 1873, le laminoir Schulz, Knaudt et G'" a suivi cet exemple et établi une cité ouvrière pour ses ouvriers.
Ce nest naturellement que le personnel des aciéries Krupp et celui de la maison Knaudt qui profitent de ces avantages, les autres ouvriers, notamment les mineurs, vivent disséminés dans toute la ville, on les rencontre cependant surtout au Nord, où ils habitent deux quartiers. La plupart de leurs maisons ont un petit jardin. Dans l'intérieur de la ville, on trouve encore des rues si étroites que les voitures ne peuvent pas y passer.
Sur les 63,000 habitants d'Essen, 40,000 appartiennent aux classes ouvrières. Il v a dans la ville 4,298 maisons dont 2,360 servent d'habitation aux ouvriers. La plus grande partie en a été construite depuis 23 ans, et bien qm^ les règlements sur la police des constructions ne répondent pas aux exigences actuelles des hygiénistes, ils étaient relativement suffisants et les maisons ne sont pas insalubres par suite de vice dans la construction.
Les cités ouvrières sont pour la plupart à proximité de latelier, à 10 ou 20 minutes au maximum. Ceux qui ne sont pas employés par Krupp cher-
t'henl à se loger aussi très près de l'exploitation industrielle dans laquelle ils travaillent.
Une famille d'ouvriers paye ordinairement ISO marks (187 fr. 50 par an) pour son habitation. Le salaire annuel moyen varie de 1 ,000 à 1 ,125 francs. L'industrie du bâtiment a été assez active dans les dernières années, et elle a livré un certain nombre de petites maisons.
L'accroissement rapide de la ville d'Essen de 1860 à 1870 a amené une crise du logement, mais ni l'État ni la commune ni des sociétés de construction ne sont intervenus. Ce sont ceux qui profitaient en première ligne de cette prospérité nouvelle, qui ont trouvé leur intérêt à agir, à fournir à leurs ouvriers de plus en plus nombreux des logements convenables et à bon marché. Aussi longtemps que son personnel trouvait à se loger en ville, Krupp n'a pas été obligé d'intervenir, mais avec l'extension de son entreprise il a cru de l'avantage commun de s'occuper du bien-être de ses employés et de ses ouvriers. C'est en 1863 qu'il débuta dans cette voie et jusqu'en 1873 il a bàti toute une série de colonies. En 1883 il était propriétaire de 3,208 maisons, servant à l'habitation de 16,200 personnes. De 1871 a 1873, il a construit des logements pour 2,358 familles. Afin de ne pas augmenter les dépenses, on s'est arrêté au système des maisons à plusieurs locataires, bien (jue théoriquement on eût préféré le cottage isolé.
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Mais il aurait fallu pour cela une très grande étendue de terrain, qui serait revenu fort cher ou bien on aurait été obligé de construire à une très grande distance de l'usine. En bâtissant des maisons avec plusieurs logements (il y a des maisons, depuis 2 jusqu'à 16 logements) on a pu opérer plus économiquement sous tous les rapports, notamment pour la distribution des eaux. Les logements sont salubres, l'eau et la lumière y pénètrent librement ; quoique la porte d'entrée soit commune, chaque logement est absolument isolé. Ils contiennent 2, 3 et 4 pièces. La colonie Alt- Westend est la plus ancienne, elle remonte à 1863, elle renferme 144 logements. Les pièces les plus vastes ont 5 mètres sur 4,33, les plus petites 2,41 sur 4,33. La hauteur varie entre 2,83 et 2,50. Neu Westend (1871) en renferme 108; les chambres y sont plus spacieuses. — Nordhof (1871) 162 logements, Baumhof 72 logements, Schederhof (1873), 772 logements, Kronenberg (1874) est la cité la plus vaste avec 1,398 logements.
Le prix d'un logement varie de 60 à 108 marks (75 à 135 francs) par an pour 2 pièces, de 120 à 162 marks) (150 à 202,50) pour 3 pièces, il est de 225 francs pour 4 pièces, de 267 francs pour 3 pièces. Le loyer est retenu sur la paye et se paye une quinzaine d'avance. Il faut un préavis de 14 jours pour donner congé. Tous les logements sont pourvus de bonne eau. Les water-closets et
les fosses sont nettoyés et désinfectés aux frais de la fabrique.
Pour les ouvriers célibataires et pour ceux qui sont venus travailler sans leur famille, on a construit des espèces de casernes, 4 casernes avec sepi dortoirs pour 16 hommes, soit 448 et une grande caserne pour 1,200 ouvriers.
Dans ces casernes on a organisé pour eux ce qu'on appelle des ménages, c'est-à-dire une pension à bon marché, et cela dès 1856. Le nombre de ceux qui en profitent a été de 453 en 1870, de 1,775 en 1873, il est descendu depuis lors à 500 et se maintient à ce chiffre. L'habitant d'une de ces casernes est tenu d'acheter lui-même le pain, — par contre on lui fournit le logis, le déjeuner, le dîner et le souper (de la viande tous les jours) moyennant 1 franc par jour; avant 1874, il ne payait que 84 centimes.
Il parait que par 100 ouvriers, la nourriture revient pour le dîner et le souper entre 55 et 60 francs par jour.
La fabrique a renoncé à tirer un revenu de ces casernes. Elle s'efforce de couvrir les frais de l'alimentation. Elle a construit un bâtiment loué à un entrepreneur, qui prend 1 fr. 40 par jour pour la nourriture et le logis et qui paye une redevance d'environ 20 centimes par tète et par jour. Les chambrées y sont plus petites, 6 lits au maximum.
On sait que les aciéries Krupp ont organisé
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toute une série d'iustilutions alin d'assurer le bienêtre et la vie à bon marché des ouvriers, une boulangerie, une institution de consommation, dont M. Krupp a fourni le premier capital, — celle-ci a, renoncé au bénéfice et se borne à couvrir les frais «iénéraux. Elle vend à meilleur marché et des marchandises de bonne qualité. Il n'est pas fait de crédit (1).
Dans le volume « Wohlfahrtseinrichtimgen der Fried Krupp'schen Gusstahlfabrik zii Esseii ziim Besten ihrer Arbeiter », on trouve les détails les plus complets sur ces diverses institutions, sur les écoles professionnelles, sur la caisse de secours, sur la caisse d'assurances sur la vie, sur le service des hôpitaux, etc.
Grâce à ces efforts persévérants, M. Krupp est parvenu à former un noyau d'ouvriers habiles, qui sont sédentaires et attachés à la fabrique. En 1883, sur 19,605 ouvriers et employés, 49 p. 100 étaient au service de 1 à 5 ans, 33 p. 100 de 5 à 13 ans, 18 p. 100 de 15 à 3S ans.
En outre des habitations d'ouvriers construites à Essen, M. Krupp en a installé 458 dans les autres exploitations qu'il possède au dehors.
ïSfous avons parlé plus haut d'une autre entreprise modeste, celle de MM. Schulz, Knaudt et V}%
(1) Le nombre des petits débits d'eau-de-vie aux alentours de la fabrique a diminué considérablement, il est tombé de 71 en t870 à 40 en 1881.
qui ont créé une colonie pour leurs ouvriers dans une commune voisine d'Essen. Ils ont construit 23 maisons habitées par 65 familles, en ayant soin de les entourer d'un jardin, chaque famille a son entrée séparée. Le loyer varie entre 7 marks (8,75) et 45 marks (18,75) par mois. Le capital de 375,000francs dépensé ne rapporte que 1 et demi p. 100.