LA COUR DE L ABBÉ EDGEWORTH
Richard et Bourdon, phot.
Amyot — qui fut la rue du Puits-qui-Parle, à quelques mètres du n° 27, où s'érige la délicieuse façade de l'hôtel Sainte-Aure.
Avec une bonne grâce dont ne saurions trop le remercier, lérudit directeur de l'école veut bien nous conduire vers cette partie des bâtiments où s'élève encore l'ancien couvent des Eudistes, plus tard couvent des Visitandines. C'est là : une petite cour campagnarde dans laquelle, machinalement, on cherche des poules picorant; des murs passés au lait de chaux, des entrées de caves percées d'une chatière, des fenêtres à petits carreaux, un auvent, une porte cochère hérissée de verrous.
D'un côté, à gauche, la logette de la soeur tourière ; à droite, l'escalier de l'aumônièr... C'est en se promenant sur ces gros pavés liserés de mousse verte, que l'abbé Edgeworth lisait son bréviaire, ce bréviaire qu'il devait prêter à Louis XVI le 21 janvier sur le chemin de l'échafaud... Et nous ne nous lassons pas d'interroger cette courette provinciale, si vieillotte, si « dix-huitième », en ce lointain quartier où plane le silence, coupé seulement par la volée joyeuse des cloches conventuelles voisines...
Que de souvenirs parmi tous ces bâtiments d'époques et de styles différents, reliés par des couloirs en zigzag, des placages bizarres, des galeries juxtaposées, avec un parfait mépris de la symétrie, mais avec un pieux respect des choses dupasse!... Songez que cette immense école Sainte-Geneviève couvre 22.000 mètres et englobe deux couvents, deux hôtels, leurs jardins et leurs dépendances.
Arrêtons-nous dans la cour d'honneur, aux murs