‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 151 sur 283 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

en quittant la maison; nous allons devenir religieux, car un Tathâgata est aussi difficile à rencontrer

2. Que le fruit de TUdunibara-, le Djina est même plus difficile à obtenir. Après avoir abandonné la maison , nous allons entrer dans la vie religieuse; car le bonheur d'un moment n'est pas facile à rencontrer.

Aussitôt Vimaladattâ, femme du roi, reprît en ces termes :

3. Je vous laisse aller aujourd'hui, partez, mes enfants, c'est bien; et nous aussi nous entrerons dans la vie religieuse ; car c'est un être difficile à rencontrer qu'un Tathâgata.

Ensuite les deux jeunes gens, après avoir prononcé les deux stances précédentes, s'adressèrent ainsi à leurs père et mère : Bien, chers père et mère, réunis avec vous, nous irons tous ensemble auprès du bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjna, vénérable, etc., pour voir ce Bienheureux,

pour l'honorer, pour le servir et pour entendre la loi. Pourquoi cela? C'est que c'est une chose difficile à rencontrer que la naissance d'un Buddha, aussi difficile à rencontrer que la fleur de l'Udumbara, que l'introduction du col d'une tortue dans l'ouverture d'un joug formé par le grand océan. Elle est difficile à rencontrer, ô chers père et mère, l'apparition des bienheureux Buddhas. Aussi est-ce pour nous un mérite suprême d'être nés en ce monde au temps de la prédication d'un Buddha. Laissez-nous donc partir, chers père et mère ; nous irons embrasser la vie religieuse sous l'enseignement du bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjna, vénérable, etc. f 237 b.

Pourquoi cela? C'est que c'est une chose difficile à obtenir que la vue d'un Tathâgata. C'est une chose difficile à rencontrer, au temps d'aujourd'hui, qu'un tel Roi de la loi, une chose extrêmement difficile à rencontrer qu'un être décoré de telles marques de perfection.

Or en ce temps-là , ô fils de famille , les femmes au nombre de quatrevingt-quatre mille, dont se composait le gynécée du roi Çubhavyûha, devinrent capables de recevoir l'exposition de la loi du Lotus de la bonne loi. Le jeune Vimalanêtra s'exerça sur cette exposition de la loi , et le jeune Vimalagarbha pratiqua, pendant plusieurs centaines de mille de myriades de kôtis de Kalpas, la méditation Sarvasattvapâpadjahana (l'abandon du péché par la totalité des créatures), en disant: Comment faire pour que toutes les créatures renoncent à toute espèce de péchés ! La mère de ces

deux jeunes princes, Vimaladattâ , femme du roi, acquit la connaissance de l'accord des discours de tous les Buddhas et l'intelligence des passages mystérieux de toutes leurs lois. Ensuite , ô fils de famille , le roi Çubhavyûha fut converti par ses deux fds à la loi du Tathâgata; il y fut introduit, mûri complètement avec la foule de tous ses serviteurs; et la femme du roi, Vimaladattâ, avec la suite de tous ses gens, et les deux jeunes princes, fds du f. 238 a. roi Çubhavyûha, avec quarante-deux mille êtres vivants, avec leurs gynécées et leurs ministres, réunis tous ensemble, s'étant rendus au lieu où

se trouvait le bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjna, vénérable,

etc., après avoir adoré ses pieds en les touchant de leur tête, et avoir tourné sept fois autour de lui en le laissant à leur droite, se tinrent debout à l'écart.

Alors le bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjna, vénérable, etc.,

voyant que le roi Çubhavyûha était arrivé avec sa suite , l'instruisit complètement, l'éclaira, l'excita et le remplit de joie par un entretien relatif à la loi. Alors, ô fds de famille, le roi Çubhavyûha fut bien et complètement instruit, éclairé, excité et rempli de joie par l'entretien relatif à la loi qu'avait eu avec lui le bienheureux Tathâgata. En ce moment, content, ravi, l'âme transportée, plein de joie, de satisfaction et de plaisir, après avoir attaché sur la tête de son jeune frère la bandelette royale, et l'ayant établi roi, Çubhavyûha, suivi de ses fds et de ses gens, puis Vimaladattâ, la reine , également suivie de la troupe de toutes ses femmes , et ses deux fils avec quatre-vingt-quatre mille êtres vivants, réunis tous ensemble, f. 2 38 è. pleins de foi dans l'enseignement du bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjna, vénérable, etc., quittèrent leur maison pour entrer dans la

vie religieuse; et après qu'ils y furent entrés, le roi Çubhavyûha, avec la suite de ses gens, passa quatre-vingt-quatre mille années dans l'application, occupé à contempler, à méditer, à approfondir cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi. Ensuite le roi Çubhavyûha, parvenu au terme de ces quatre-vingt-quatre mille ans, acquit la méditation nommée la Série des ornements de tontes les qualités, et aussitôt qu'il eut acquis cette méditation, il s'éleva dans les airs à la hauteur de sept empans. Alors, ô fds de famille, le roi Çubhavyûha, se tenant suspendu en l'air, parla

> ainsi au bienheureux Tathâgata Djaladhara abhidjiia, vénérable, etc. :

Mes deux fds que voilà , ô Bhagavat , sont mes maîtres ; car c'est par les

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