‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 57 sur 283 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

passion pour le monde, pour l'utilité, l'avantage et le bonheur du grand corps des êtres, Dêvas et hommes.

Alors, ô Religieux, ces Brahmâs, au nombre de cinquante fois cent mille myriades de kôtis, adressèrent au Bienheureux, d'une seule voix et d'un commun accord, ces stances régulières:

24. Enseigne , ô Bienhevireux , la loi ! enseigne-la, ô toi, le meilleur des hommes ! Enseigne aussi la force de la charité; sauve les créatures du malheur.

25. Cehii qui illumine le monde est aussi difficile à rencontrer que la fleur de rUdumbara; tu es né, ô grand héros; nous, nous sollicitons le Tathâgata.

Cependant, ô Religieux, le Bienheureux gardait le silence et ne répondait rien aux Mahâbrahmâs.

Ensuite, ô Religieux, au sud-est, dans ces cinquante centaines de mille de myriades de kôtis d'univers, les chars des Brahmâs qui s'y trouvaient brillèrent, furent éclairés, resplendirent, furent lumineux et éclatants. Aussi, f. 92 h. ô Religieux, cette réflexion vint-elle à l'esprit des Brahmâs : Ces chars des Brahmâs brillent extraordinairement ; ils sont éclairés, ils resplendissent, ils sont lumineux et éclatants. Qu'est-ce que cet événement nous présage? Alors tous les Mahâbrahmâs qui se trouvaient dans ces cinquante centaines de mille, etc. d'univers, s' étant rendus chacun dans les palais les uns des autres, se communiquèrent entre eux cette question.

Ensuite, ô Religieux, le Mahâbrahmâ nommé Adhimâtrakâmnika adressa à la grande troupe des Brahmâs les stances suivantes :

26. De quelle cause est-il feffet, amis, le miracle qui se voit ici en ce moment? Tous ces chars brillent d'une splendeur extraoï-dinaire.

27. Serait-ce qu'il serait arrivé ici quelque fils des Dêvas, plein de vertu, par la puissance duquel tous ces chars sont éclairés ?

28. Ou serait-ce qu'il vient de naître dans ce monde un Buddha, le Meillem^ des hommes, par la puissance duquel tous ces chars ont aujourd'hui l'apparence que nous leur voyons ?

29. Réunissons-nous tous pour chercher la cause de ce fait, laquelle ne doit pas être peu considérable; car jamais en effet un tel prodige ne nous est apparu.

30. Rendons-nous dans les quatre points de fespace; visitons des myriades de terres de Buddha ; certainement l'apparition d'un Buddha aura lieu aujourd'hui dans ce monde.

Ensuite, ô Religieux, ces Brahmâs, au nombre de cinquante centaines de mille de myriades de kôtis, étant montés chacun sur leur char divin de Brahmâ et ayant pris des corbeilles de fleurs divines de la grandeur du mont Sumêru, parcoururent en cherchant les cjuatre points de l'horizon, et étant parvenus du côté du nord-ouest, ces Mahâbrahmâs y virent le bienheureux Tathâgata Mahâbhidjnâdjîïânâbhibhû, vénérable, [etc. comme ci-dessus, f . 9 i a jusqu'à:] Alors, ô Pieligieux, tous ces Mahâbrahmâs ayant offert au Bienheureux chacun son propre char, célébrèrent en ce moment le Bienheureux dans des stances régulières qu'ils prononcèrent en sa présence.

31. Adoration à toi, ô grand Rïchi, être incomparable, Dêva supérieur aux Dêvas , dont la voix est comme celle du Kalavigka ! ô Guide du monde réuni aux Dêvas, nous te seduons, toi qui es bon pour le monde et plein de compassion.

32. O chef, c'est une merveille que tu sois né aujourd'hui dans le monde, une merveille rare, et qui ne s'est pas vue depuis bien longtemps; il y a aujourd'hui cent quatre-vingts Kalpas complets depuis que le monde n'a pas possédé de Buddha.

33. L'univers était vide des Meilleurs des hommes, et pendant tout ce temps les lieux où l'homme est puni ne faisaient que s'augmenter ; le nombre des corps divins diminuait au contraire ; oui , il y a bien de cela quatre-vingts myriades de Kalpas.

34. Aujourd'hui, celui qui est l'œil, la voie, l'appui, le protecteur, le père, f. 94 «■ l'ami [des créatures ], celui qui est bon, plein de miséricorde, le roi de la loi,

est apparu dans ce monde par [suite de] nos bonnes œuvres.

Après avoir ainsi célébré, ô Religieux, par ces stances régulières prononcées en sa présence, le bienheureux Tathâgata Mahâbhidjriâdjhânâbhibhû, vénérable , etc., les Mahâbrahmâs lui parlèrent ainsi : Que le Bienheureux , que le Sugata fasse tourner la roue de la loi dans le monde ! [etc. comme ci-dessus, f. 92 a jusqu'à: ] Alors, ô Religieux, ces Brahmâs, au nombre de cinquante fois cent mille myriades de kôtis, adressèrent au Bienheureux, d'une seule voix et d'un commun accord, les deux stances suivantes :

35. Fais tourner, ô grand solitaire, l'excellente roue; enseigne la loi dans les f. 94 b. dix points de fespace ; sauve les êtres tourmentés par les conditions du malheur;

fais naître chez les créatures la joie et le contentement :

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