‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 66 sur 283 · PRÉDICTION RELATIVE AUX CINQ CENTS RELIGIEUX · texte numérisé non relu

PRÉDICTION RELATIVE AUX CINQ CENTS RELIGIEUX

Alors le respectable Pûrna, fils de Mâitrâyanî, ayant entendu de la bouche de Bhagavat cette exposition de la science de l'habileté dans l'em- f. 109 b. ploi des moyens, et cette explication du langage énigmatique [des Tathâgatas], ayant appris les destinées futures de ces grands Çrâvakas, et le récit qui lui faisait connaître l'ancienne application [ des Religieux ], ainsi que la supériorité de Bhagavat, Pûrna, dis-je, fut saisi d'étonneraent et d'admiration; il sentit la joie et le contentement naître en son cœur débarrassé de tout désir. S'étant levé de son siège, comblé de joie et de contentement, et plein d'un profond respect pour la loi , après s'être prosterné aux pieds de Bhagavat, il fit en lui-même cette réflexion: C'est une merveille, ô Bhagavat, c'est une merveille, ô Sugata, c'est une chose bien difficile qu'accomplissent les Tathâgatas, vénérables, etc., que de se conformer à ce monde composé d'éléments si divers, que d'enseigner la loi aux créatures par les nombreuses manifestations de la science de fhabileté dans l'emploi des moyens, que de délivrer, par fhabile emploi des moyens, les êtres attachés à telles et telles conditions. Que pouvons-nous faire de pareil à cela, ô Bhagavat? Le Tathàgata seul connaît nos pensées, et les effets de notre ancienne application. Puis après avoir salué, en les touchant de la tête, les pieds de Bhagavat, Piirna se tint à part, regardant avec des yeux fixes Bhagavat qu'il vénérait ainsi.

Alors Bhagavat voyant les réflexions qui s'élevaient dans fesprit du respectable Pûrna, fils de Mâitrâyanî, s'adressa en ces termes à l'assemblée réunie des Religieux. Voyez-vous, ô Religieux, ce Pûrna, fils de Mâitrâyanî, f- no a. fun de mes Çrâvakas, qui a été désigné par moi comme le chef de ceux qui, dans f assemblée des Religieux, expliquent la loi; qui a été loué pour le grand nombre de ses bonnes qualités; qui, sous mon enseignement, s'est

appliqué à comprendre la bonne loi de diverses manières; qui réjouit, instruit, excite et comble de joie les quatre assemblées; qui est infatigable dans l'enseignement de ma loi; qui est capable de la prêcher, qui l'est également de rendre service à ceux qui observent, de concert avec lui, les règles de la conduite religieuse? Non, Religieux, personne à l'exception du Tatliâgata, n'est capable d'égaler, ni en lui-même ni par ses caractères extérieurs, Pûrna, fds de Mâitrâyanî. Gomment comprenez-vous cela, ô Religieux? [ Vous dites sans doute que] c'est qu'il comprend ma bonne loi; ce n'est pas là, cependant, ô Religieux, la manière dont vous devez envisager ceci. Pourquoi cela, ô Religieux? C'est que je me souviens que, dans un temps passé, sous l'enseignement de quatre-vingt-dix-neuf kôlis de bienheureux Buddhas, ce Religieux comprit entièrement la bonne loi. C'«st-àdire que, comme aujourd'hui, il fut absolument le chef suprême de ceux c[ui expliquent ma loi; il parvint à comprendre entièrement le vide; il parvint à obtenir entièrement les diver^es connaissances distinctes; il parvint absolument à comprendre, d'une manière parfaite, les connaissances f. 1106 surnaturelles d'un Bôdliisattva; ce fut un interprète de la loi rempli de confiance, étranger à toute espèce d'incertitude, et plein de pureté. Sous l'enseignement de ces bienheureux Buddhas, il pratiqua, pendant toute la durée de son existence, les devoirs de la conduite religieuse, et fut connu partout comme Çrâvaka. Par ce moyen, il fit le bien d'un nombre immense et incommensurable de centaines de mille de myriades de kôtis de créatures; il mûrit un nombre immense et incommensurable d'êtres pour l'état suprême de Buddha parfaitement accompli. Il remplit entièrement auprès des créatures le rôle d'un Buddha, et il purifia entièrement la terre de Buddha qu'il habitait , sans cesse appliqué à faire mûrir les créatures. C'est ainsi , ô Religieux, qu'il fut aussi le chef de ceux qui expliquent la loi, sous les sept Tathâgatas dont Vipaçyi est le premier, et dont je suis le septième.

Aussi, 0 Religieux, voici ce qui arrivera un jour, dans la présente période du Bhadrakalpa, où doivent paraître mille Buddhas, moins les quatre Buddhas bienheureux [déjà avenus] ; ce Pûrna, fils de Mâitrâyanî, sera aussi, sous leur enseignement, le chef de ceux qui expliquent la loi, il sera celui c|ui comprendra entièrement la bonne loi. C'est ainsi que dans le temps à venir, il possédera la bonne loi d'un nombre immense et

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