‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 114 sur 286 · CHAPITRE XVT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVT

une exposition de la loi , ferait preuve de confiance , ne fut-ce que par un seul acte de pensée, ou qui y ajouterait foi. Eh bien! comparée à cette dernière masse de mérites, la première masse de mérites et de vertus ac- f. 179 a. quise par l'accomplissement des cinq perfections pratiquées pendant huit centaines de mille de myriades de kôtis de Kalpas, n*en égale pas la centième partie, ni la millième, ni la cent-millième, ni la dix-millionième, ni la dîx-trillionième , ni" la quintillionième ; la seconde masse de mérites surpasse tout nombre, tout calcul, toute comparaison, toute similitude. Un fils ou une fille de famille, ô toi qui es invincible, qui est pourvu d'une telle masse de mérites, ne peut jamais se détourner de l'état suprême de Buddha parfaitement accompli; non, cela n'est pas possible.

Ensuite Bhagavat prononça dans cette occasion les stances suivantes :

17. Qu'un homme cherchant à obtenir la science de Buddha, laquelle est sans égale, fasse vœu en ce monde de pratiquer les cinq perfections ;

18. Qu'il emploie huit mille kôtis de Kalpas complets à donner, à plusiem's reprises , l'aumône aux Buddhas et aux Çrâvakas ,

19. A réjouir des myriades de Pratyêkabuddhas et de Bôdhisattvas , en leur donnant de la nourriture, des ahments, du riz, des boissons, des vêtements, des

lits et des sièges; f- 179 ^•

20. Qu'il fasse faire ici, pour ces personnages, des habitations et des Vihâras de bois de santal , des ermitages agréables avec des lieux de promenade ;

21. Qu'il répande en ce monde des dons variés et de diverses espèces, et qu'ayant fait.de telles aumônes pendant des milliers de kôtis de Kalpas, il songe à l'état de Buddha ;

22. Qu'en vue de la science de Buddha, il observe la règle de la moralité qui est pure , qui a été décrite par tous les Buddhas , qui forme un tout continu , qui est louée par les sages ;

23. Que, plein de patience, il soit établi sur le terrain de la modération; qu'il Sjoit plein de constance et de mémoire, et qu'il supporte beaucoup d'injm'es;

24. Qu'en vue de la science de Buddha, il supporte les dédains des êtres arrogants qui se reposent dans l'orgueil ;

25. Que, toujours attentif à déployer sa force, toujours énergique et doué d'ime mémoire ferme, il reste pendant des milliers de kôtis de Kalpas occupé de la même pensée;

26. Que, dans la forêt où il habite, soit qu'il marche, ou qu'il soit debout, ou qu'il se lève, il vive pendant des kôtis de Kalpas , étranger au sommeil et à la paresse ;

27. Que, iivré à la «antemplation ; à la grande contemplation, y trouvant son plaisir et toujours recueilli, il passe à méditer huit mille kôtis de Ralpas complets;

28. Que-, dans son héroïsme, il demande, par cette méditation, l'excellent état f. i8o a. deBôdhi, et qxi'en disant: «Puissé-je" obtenir l'omniscience ,» il soit parvenu à la

perfection de la contemplation.

29. Eh bien! le mérite que pourrait acquérir un tel homme, en accomplissant pendant des milliers de kôtis de Kalpas les devoirs que je viens de décrire,

30. Est de Ijeaucoup inférieur au mérite sans fin qu'acquiert l'homme ou la femme qui ayant entendu ce récit de la durée de mon existence, y ajouterait foi , ne fût-ce qu'un seul instant.

31. Celui qui renonçant au doute, à l'inquiétude et à l'orgueil, accorderait à ce récit ne fût-ce qu'un moment de confiance , doit en recueillir le fruit que je viens d'indiquer.

32. Les Bôdhisattvas qui, pendant des milliers de Kalpas, ont rempli les devoirs qui leur sont iinposés. n'éprouveront aucun sentiment d'effroi en entendant cet incorîcevabié récit de la durée de mon existence.

33. Ils diront en inchnant la tête : «Et moi aussi, puissé-je, dans un temps à «venir, être semblable à ce Buddha! Puissé-je sauver des kôtis de créatures !

34. «Puissé-je être comme le chef Çâkyam uni, comme Çâkyasimha, le grand «Solitaire! Qu'assis au sein de l'intime essence de l'état de Bôdhi, je fasse entendre « le rugissement du lion !

35. «Et moi aussi, puissé-je, dans l'avenir, lionoré par tous les êtres et assis ■itau sein de l'intime essence de l'état de Bôdhi, enseigner également que mon « existence a une pareille durée !»

36. Les hommes doués d'une application extrême, qui après avoir entendu et possédé cette exposition, comprennent le sens de mon langage énigmatique, ne conçoivent aucun doute.

f. i8o b. Encore autre chose, ô toi qui es invincible. Celui qui après avoir entendu

cette indication de la durée delà vie du Tathâgata, laquelle est une exposition de la loi, la comprendrait, l'approfondirait et la connaîtrait, celui-là recueillerait une masse de mérites, plus incommensurable encore que celle [que je viens d'indiquer], de mérites faits poiu* conduire à la science de Buddha; à bien plus forte raison, celui qui entendrait une exposition de la loi semblable à celle-ci, qui la ferait entendre à d'autres, qui la répéterait, qui l'écrirait, qui la ferait écrire, qui après l'avoir renfermée en un volume, l'honorerait, la vénérerait, l'adorerait, en lui offrant des fleurs, de l'encens.

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