‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 12 sur 286 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

sur son siège, Varaprabha, le filsduDjiiia, qui était interprète de la loi, en comprenait le sens.

78. Et le Djina, après avoir exposé la loi suprême, après avoir comblé di- joit plus d'une créature, parla en ce jour, lui qui est le Guide [des hommes], en présence du monde réuni aux Dévas :

79. « Cette règle de la loi a été exposée par moi; la nature de la loi a été énon- «cée telle quelle est; c'est aujourd'hui, ô Rehgieux, le temps de mon Nirvana , « [ qui aura lieu ] ici , cette nuit même , à la veille du milieu.

80. «Soyez attentifs, et pleins.de confiance; appliquez-vous fortement sous «mon enseignement: les Djinas, ces grands Rïchis , sont difficiles à rencontrer au «bout même de myriades de kôtis de Kalpas. »

8 1 . Les nombreux fils de Buddha se sentii'ent pénétrés de douleur , et furent plongés dans un chagrin extrême, après avoir entendu la voix du Meilleur des hommes qui parlait de son Nirvana comme devant se réaliser bientôt.

82. Le Roi des Indras des hommes, après avoir consolé ces kôtis de créatures en nombre inconcevable : «Ne craignez rien, ô Religieux, [ s'écria-t-il ; ] quand je «serai entré dans le Nirvana, iï paraîtra un [autre] Buddha après moi.

83. « Ce savant Bôdhisattva, Çrîgarbha^ après être parvenu à posséder la science «exempte d'imperfections, touchera l'excellent et suprême état de Bô.dhi; il sera « Djina sous le nom de Vimalâgranêtra. »

84. Cette nuit-là même, à la veille du milieu, il entra dans te Nirvana complet, comme une lumière dont la source est étçinte; et la distribution de ses reliques eut heu, et on éleva un nombre infini de myriades de kôtis de Stupas.

85. Et ces Rehgieux de l'assemblée , ainsi que les Religieuses, qui étaient arrivés à l'excellent et suprême état dé Bôdhi, en nombre aussi considérable que celui des sables du Gange, s'appliquèrent sous l'enseignement de ce Sugata,

86. Et le Religieux qui était alors interprète de la loi, Varaprabha, par lequel avait été possédée la bonne loi, exposa cette loi suprême sous l'enseignement de ce Sugata, pendant quatre-vingts moyens Kalpas complets.

87. n eut huit cents disciples, qu'il conduisit tous alors à la maturité, et par ï. \j b. eux furent vus plusieurs kôtis de Buddhas, de grands Rïchis qui reçurent leurs hommages.

88. Alors, après avoir accompli les devoirs de la conduite rehgieuse, qui sont entre eux dans un parfait accord, ils devinrent Buddhas dans un grand nombre d'univers; ils se succédèrent immédiatement les uns aux autres , et s'annoncèrent successivement qu'ils étaient destinés à parvenir à l'état suprême de Buddha.

89. De ces Buddhas qui se succédèrent les uns aux autres, Dîpamkara fut le

dernier ; ce fut un Dêva supérieur aux Dêvas ; il fut honoré par l'assemblée des Richis, et disciplina des milliers de kôtis d'êtres vivants.

90. Pendant le temps que ce fils de Sugata, Varaprabha, exposait la loi, il eut un disciple paresseux et plein de cupidité, qui recherchait et le gain et ]a science.

91. Ce disciple était outre mesure avide de renommée, et il flottait sans cesse d'un objet à un autre; la lecture et l'enseignement disparaissaient entièrement pour lui sans laisser de trace , au moment même où on les lui exposait.

92. Et son nom était Yaçaskâma, nom sous lequel il était célèbre dans les dix points de l'espace ; mais grâce au mélange de bonnes œuvres qu'il avait accumulées ,

93. Il réjouit des milliers de kôtis de Buddhas, et il leur rendit un cuite étendu; il accomplit les devoirs delà conduite religieuse, qui sont entre eux dans un parfait accord , et il vit le Buddha Çâkyasimha.

f. i8 a. 94. n sera le dernier [Buddha de notre âge], et il obtiendra l'état suprême et

excellent de Bôdhi ; il sera le bienheureux de la race de Mâitrêya ; il disciplinera des milliers de kôtis de créatures.

95. Et ce [disciple] qui était d'im naturel paresseux, pendant l'enseignement du Sugata qui entra dans le Niirâna complet, c'était toi-même, [ô Mâitrêya;] et c'était moi qui alors étais l'interprète de la loi.

96. C'est pour cette raison et pour ce motif qu'aujourd'hui, à la -vue d'un miracle de cette espèce, d'un miracle produit par la science de ce Buddha, [et] semblable à celui que j'ai vu jadis pour la première fois ,

97. Il est évidont [pour moi] que le Chef des Djinas lui-même, doué de la vue complète , que le roi suprême des Çâky as , qui voit la vérité , désire exposer cette excellente démonstration , que j'ai jadis entendue.

98. Le prodige même accompli aujourd'hui, est un effet de l'habileté dans l'emploi des moyens que possèdent les Chefs [des hommes]; Çâkyasimha fait une démonstration : il dira quel est la sceau de la nature propre de la loi.

99. Soyez recueillis, pleins de bonnes pensées; joignez les mains en signe de respect; celui qui est bon et compatissant pour le monde va parler; il va foire pleuvoir la pluie sans fin de la loi ; il réjouira ceux qui sont ici à cause de l'état de Bôdhi.

100. Et quant à ceux dans l'esprit de qui s'élève un doute quelconque, qui ont quelque incertitude, quelque perplexité, le savant dissipera tout cela pour ses enfants, qui sont. les Bôdhisattvas parvenus ici à l'état de Bôdhi.

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