‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 128 sur 286 · LE RELIGIEUX SAD APARIBHUTA · texte numérisé non relu

LE RELIGIEUX SAD APARIBHUTA

Ensuite Bhagavat s'adressa ainsi au Bôdhisattva Mahâsattva Mahâsthâmaprâpta : Voici de quelle manière, ô Mahâsthâmaprâpta , il faut savoir que si l'on méprise une exposition de ia loi pareille à celle que je fais, si l'on insulte les Religieux ou les fidèles des deux sexes qui possèdent un Sûtra de cette espèce , et si on les interpelle avec des paroles d'injure et de mensonge , le résultat futur de cette action sera malheureux , et à un tel point, que la parole ne peut l'exprimer. Ceux qui posséderont un Sûtra de cette espèce, qui le réciteront, qui l'enseigneront, qui le comprendront et qui l'exposeront à d'autres avec étendue, ceux-là obtiendront un résultat heureux de cette action , tel que celui dont j'ai parlé plus haut, c'est-à-dire qu'ils acquerront les perfections de la vue, de l'ouïe, de l'odorat, du goût, du corps et de l'intellect , que j'ai décrites tout à l'heure.

Jadis, ô Mahâsthâmaprâpta, dans un temps passé , bien avant des Kalpas plus innombrables que ce qui est sans nombre, immenses, incommensurables, inconcevables, sans comparaison comme sans mesure, avant cette époque, dis-je, et bien avant encore, apparut au monde le Tathàgata, vénérable, etc., nommé BMchmagardjUa-ghôchasvararâdja, doué de science et de conduite, etc., dans le Kalpa Vinirbhôga, dans l'univers Mahâsambhava. f. 199 « Ce Tathàgata, vénérable, etc. , ô Mahâsthâmaprâpta, dans cet univers Mahâsambhava , enseigna la loi en présence du monde formé de la réunion de tous les hommes et de tous les Asuras. C'est ainsi que pour faire franchir aux Çrâvakas la naissance, [etc. comme ci-dessus, f. 11a, jusqu'à :] il enseignait la loi dont le but est la science de celui qui sait tout. La durée de la vie de ce bienheureux Tathàgata Bhîchma...râdja , vénérable, etc.; fut d'autant de centaines de mille de myriades de tôtis de Kalpas qu'il y a de

grains de sable dans quarante Ganges. Après qu'il fut entré dans le Nirvana complet, sa bonne loi subsista autant de centaines de mille de myriades de kôtis de Kalpas qu'il y a d'atomes dans le Djambudvîpa ; et l'image de cette bonne loi dura autant de centaines de mille de myriades de kôtis de Kalpas, qu'il y a d'atomes dans un monde formé de quatre îles. Quand • 199 ^- dans cet univers Mahâsambhava, ô Mahâsthâmaprâpta, l'image delà bonne loi du bienheureux TathâgataBhîclima...râdja, vénérable, etc., eut disparu, un autre Tathâgata, nommé aussi Biiîchma...râdja, vénérable, etc., apparut dans le monde, doué de science et de conduite, etc. De cette manière parurent successivement, l'un après l'autre, dans cet univers Mahâsambhava, vingt fois cent mille myriades de kôtis de Tathâgatas, nommés Bhîclima...râdja, vénérables, etc. Dans le temps qui suivit l'entrée du Bienheureux dans le Nirvana complet, quand commençait à disparaître l'image de la bonne loi de celui* de ces Tathâgatas, qui, dans ce nombre, ô Mahâsthâmaprâpta ; fut le premierdu nom de Bhîchma...râdja, vénérable, etc. , doué de science et de conduite , etc.; dans le temps que cette loi était opprimée par des Religieux remplis d'orgueil, ii y eut un Religieux nommé le Bôdhisattva Mahâsattva Sadâparibhûta. Pour quelle raison, ô Mahâsthâmaprâpta, ce Bôdhisattva Mahâsatxva était-il ainsi appelé Sadâparibhûta ? C'est, ô Mahâsthâmaprâpta, qu'à chaque Religieux ou fidèle de l'un ou de l'autre sexe, que 200 a. voyait ce Bôdhisattva Mahâsattva, il lui disait en l'abordant : Je ne vous méprise pas , ô vénérables personnages ! Vous êtes de ceux qu'on ne méprise pas. Pourquoi cela? C'est que tous vous pratiquez les devoirs imposés aux Bôdhisattvas. Vous serez tous des Tathâgatas, vénérables, etc. C'est de cette manière, ôMahâsthâmaprapta, que ce Bôdhisattva Mahâsattva, devenu Religieux, ne se livre pas à l'enseignement, ne fait pas la lecture ; mais chacun de ceux qu'il voit, d'aussi loin qu'il les aperçoit, il leur fait entendre ces paroles , que ce soient des Religieux ou des fidèles de l'un ou de l'autre sexe , il les aborde en leur disant : Je ne vous méprise pas , mes sœurs , vous êtes de celles qu on ne méprise pas. Pourquoi cela? C'est que vous avez pratiqué autrefois les devoirs imposés aux Bôdhisattvas. Aussi deviendrez-vous des Tathâgatas, vénérables, etc. Voilà, ô Mahâsthâmaprâpta, ce qu'en ce temps-là ce Bôdhisattva faisait entendre à chacun des Religieux et des fidèles de l'un et de l'autre sexe. Mais tous s'en indignaient excessivement contre lui, tous lui en voulaient du mal, lui témoignaient de la

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