‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 228 sur 286 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Que Bhagavat modère son ardeur.] Le texte se sert ici de l'expression alpôtsaka, qui appartient également aux livres pâlis du Sud, ainsi que je le remarque dans cette phrase du Tkûpa, vamsa: appôssakatarn âpadjdjamânâ, « éprouvant une diminution de zèle. » Les Tibétains n'ont pas traduit assez exactement le terme d'alpôtsuka, en le rendant par « peu « de miséricorde. » Lorsque Çâkyamuni parvenu à la science parfaite, hésite s'il la communiquera aux hommes, le Lolita vistara s'exprime sànsi : yannvaham alpôtsakavihârênâiva viliarêyam, ce qui signifie, « si je ine contentais de rester avec peu de zèle, » et non « peu « de miséricorde ^ ; » et plus bas : tathâgatasya alpôtsvJiatâyâi tckittam natafh na dharmadéçanâyâfh, « l'esprit du Tatbàgata incline à avoir peu de zèle , » et non « à enseigner la loi. ••

Privés de foi.] Lisez, « privés d'intelligence, n'ayant pas beaucoup de pénétration. »

f. làp a. Dont les uns étaient Maures.] Voyez ci-dessus, chap. i, f. 2 a, p. agô.

f. i47 b- St. 6. Les six connaissances sarnatarelles.] J'ai remarqué que notre texte compte tantôt

cinq ahkidjfiâs, et tantôt six, dans une note consacrée aux connaissances surnaturelles, ci-dessus, chap. v, f. yô a, p. 379, et Appendice, n° XIV. Cette siance et celles qui suivent jusqu'à la fin du chapitre forment un des morceaux les plus caractéristiques de la dernière moitié du Lotas de la bonne loi. L'expression de « la fia du Eaipa • qui y revient si souvent, l'annonce des mauvais traitements que doivent souffrir les prédicateurs de la loi, la nécessité où ils se verront d'abandonner leu.rs monastères, tout cela forme le tableau , peu poétique iî faut l'avouerj niais suiBsamment expressif des persécutions qu'éprouvèrent les sectateurs du Buddha avant de quitter l'Inde centrale , où nous les trouvons encore nombreux et puissanta au iv" siècle de notre ère. Je ne puis croire que cette partie du Lotas ait été écrite pendant l'époque la plus florissante du Euddhisme ; au contraire il est naturel de penser qu'elle porte la trace de souvenirs pénibles pour les disciples de Çâkya, et on doit conclure qu'elle a été rédigée hors de l'Inde, ou au moins pendant le temps de la lutte où les Brahmanes sont restés vainqueurs. De pareilles descriptions des misères qui sont réservées aux Buddhistes après la mort de Çâkya , sont assez fréquentes dans les livres du Nord ; je ne me souviens pas au contraire d'en avoir rencontré de ce irenre dans ceux du Sud. Voyez du reste ci-dessus, chap. in, f. Sg h, p. 366 et 367.

Lalita fLrfcra/f.^aoi- b de mon iaïaii. A-, R^a ich'er roi pa, t. li, p. 368.

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