CHAPITRE XXI
qui résulte de ces deux manuscrits est certainement la plus correcte ; la plus fautive au contraire est celle de la traduction tibétaine du Saddharma pundarîka.
L'occasion de surprendre.] J'ai déjà parlé de cette expression ci-dessus, chap. vi, f. 80 a, f. 209 a. p. 385, Si l'on préfère le second sens que j'ai indiqué pour avatâra, on devra traduire, « l'occasion de perdre. »
Les paroles suivantes des formules magiques.] Voici la leçon de ces formules magiques d'après la version tibétaine du Saddharma pundarîka :
Voici maintenant la version du manuscrit de Londres : ?=# ii^i?ôi% 33% «^% 2^% ^ yiwfrf ^ -jannî ^f^ I df^Pi f%f|i^ ^Tsrf^ :Tr=a7ônH ç^i^r ii
Le premier manuscrit de M. Hodgson ne diffère de ce dernier que dans les points suivants : il lit, comme le manuscrit de la Société asiatique, aw au lieu de 93, (dliR au lieu de îdî|Pi, et ?ri|l^ au lieu de îjsTfir.
Le second manuscrit de M. Hodgson lit aussi ^; ^lîl^ pour ^fç{^' îcJÎiPi pour (oil^Pj; il omet r^f^fn , qu'il remplace par «^î^f^ au lieu de -^àrlH.
Ce seront] Voici la leçon xles formules magiques de Vâiçravana, d'après la version tibétaine : SS i ?i^ (=Rê i ^^ ^Tffn i ^-ifl çôtiçT ii
Les voici , d'après le manuscrit de Londres : ^ «^- ^ sf^ ^^ ^Tlfs ^-^fi Voii^i u.
Le premier manuscrit de M. Hodgson diffère de celui de Londres dans les points suivants : il omet n^, lit ^^ pour ^ ; il omet ôptz ; il lit W^ pour JvTfè.
Le second manuscrit de M. Hodgson lit à peu près comme le premier : il omet ^, lit (^ pour ôiïî^ , et fïd^ pour Jv^-
Ce seront. ] Voici la leçon des formules de Virùdhaka , d'aprèf la version tibétaine : mnin nuit i ntf^ iFurij i =^Tï3Tfèr i mnf^- 1 j^ct-chfîi i j;^ i «rf^ i çar^ »
Voici la version du manuscrit de Londres ;
mm mr mf^ rpyrfT =gTr3TfèT ^iriQ- gV^fîf ^^ aji^rf^fn çsnrfr »
Le premier manuscrit de M. Hodgson ne diffère de cette leçon que dans les points suivants : îTiîT pour iTOt; -cfililfT pour -cJUaifçH; i^^^ pour ^di^i ; jia.| M ^f^ pour ^3T^î%fH.
Le second manuscrit de M. Hodgson a aussi iTOT pour ïTOf; -cjuilf^ pour ^UijRl; ^§î^ pour ïT|i^, et *Uif^ ^ pour d[yçHf%f%.
Les Bâkchasîs.] Les noms de ces divinités femelles qui rappellent le système monstrueux des Tantràs , si même elles né lui appartiennent pas exclusivement , sont écrits de la ma-
niere suivante- d'après le premier manuscrit de M. Hodgson : Lamhâ. Vilamhâ, Kniadanti, Puchpadanti, Mukiitadantî , Kéçanî, Analâ, Malâdharî, Kuntî, Sarvasattvôdjôhârî ; Hârîti est omis. Le second manuscrit de M. Hodgson lit exactement comme le premier tous ces noms féminins , sauf le sixième qui est écrit Kaçanî; il omet de même Hârîti. On trouvera probablement les noms de ces personnages redoutables dans les Tantras dont Gsoma de Côrôs nous a fait connaître les titres.
f. 210 a. Des formules magiques.] Au lieu de ?^, que donne aussi le manuscrit de Londres, les
deux manuscrits de M. Hodgson , d'accord avec la leçon de la version tibétaine , lisent ^. Le- manuscrit de Londres fait suivre la première formule de la lettre Qï, et les trois autres de la syllabe Ç, qui se trouve ainsi placée avant l'exclamation finale de Çôtt^.
Un Yakchakrïtya.] Après ce mot, les deux manuscrits de M. Hodgson lisent « un Mân-riuchakntya, » qn'il faut rétablir à cause du terme qui vient immédiatement après.
f. 210 b. Tritiya, Tchaturthakrïtya.] 11 faut sous-entendre le mot krîtya après Tritîya, comme
après Dvâiiiya; ces termes composés signifient, « un Krîtya au second, au troisième ou au « quatrième degré. » Les deux manuscrits de M. Hodgson lisent plus correctement Dvâitîyaka, Trâitîyaka et Tchâiurthika. Les Krïtyas sont célèbres au Kacîiemire; ce sont des divinités femelles dont on suppose que le pouvoir est au service des magiciens qu'elles favorisent^. Ce nom doit donc s'écrire Krïiyâ et non Krït^'a.
St. 1. La tige du Mardjaka.] J'ignore à quelle plante s'applique ce nom; il y a tout lieu de croire que ce doit être un végétal analogue au bananier.
St. 3. Qui expriment par la pression Vhuile de la graine de se'same.] Voilà une perspective peu encourageante pour ceux qui fabriquent l'huile du tila, si recherchée des Indiens; mais cette réprobation vient selon toute apparence de ce que ceux qui tirent l'huile de la graine de sésame ne peuvent le faire sans écraser un plus ou moins grand nombre d'êtres animés. On a d'autres preuves du respect que l'exagération d'un bon principe a inspiré de tout temps aux Buddhisies pour la vie des plus petits vermisseaux.
•lia.
Des huiles de Tchampaka.] Il s'agit sans doute ici du parfum extrait des fieurs du Michelia tchampaka, que l'on mêle avec de l'huile de cocotier. Je ne sais ce que peut être l'huile de Vârchika, à moins que par Vârc.hika on n'e doive entendre , «parfum extrait du Vartt chika ou de l'aloès. »
' Troyer, Râdjaiorangini , t. I, p. 17 et SGy.