‹ Le Louage des DomestiquesChapitre 28 sur 28 · DEMANDES OFFRES PLACEMENTS FIXES EXTRAS · texte numérisé non relu

DEMANDES OFFRES PLACEMENTS FIXES EXTRAS

3 Un service de coopération. Les syndiqués vont se fournir chez les marchands désignés par l'association et envoient leurs factures acquittées à l’agent général, qui les centralise et obtient sur le total une réduction dont il fait profiter les sociétaires. C’est donc un escompte réel qui leur est fait.

4° Des cours gratuits ont été organisés ; une bibliothèque renferme des ouvrages techniques et des publications périodiques concernant le service et les questions sociales.

Le Syndicat, malgré toute sa bonne volonté, nous permettra de demeurer sceptiques sur un point — c’est le but que se propose le n° 6 du programme exposé plus haut: « Le Syndicat veut étudier les moyens de prévoir les différends qui pourraient survenir entre les maîtres et les serviteurs etde les régler dans l'intérêt des deux parties ». Tout le monde sait par expérience qu’il n’y à pas d’arbitrage possible en cas de différends entre maitre et serviteur ; ou bien après la rupture, l'entente se refait d'elle même ou bien chacun reste sur ses positions

et le contrat se résilie, mais l'intervention d'un tiers est nettement inutile.

Le syndicat français des gens de maison s'inspire des principes les plus sages. Il ne doit, dit l’organe du syndicat, (1) « inspirer la méfiance à personne ni aux maïitres ni aux serviteurs. Tandis que la plupart des autres syndicats ouvriers ont été créés dans un esprit de lutte contre le patronat, tandis que par la propagande, par la grève, par le sabotage, 1ls appuient bruyamment leurs revendications, notre syndicat se propose surtout la bonne harmonie des classes, l'entente parfaite entre maitres et serviteurs. » Les syndiqués ne sont pas des révoltés ; « 1ls acceptent les inégalités sociales comme une des conséquences de l’existence humaine et croient fermement que c’est, surtout, par la fidélité au devoir que l'on peut arriver à l'amélioration du sort commun. » (2)

Le nombre des syndiqués était au premier Janvier de 2.000 environ. L'actif social de : 6.233,98.

Le syndicat a pour organe « Le moniteur des gens de maison » qui paraît tous les mois.

Ces associations ne sont pas les seules qui existent. On compte encore :

« La protectrice des gens de maison ».

« Le Cordon-Bleu », association de cuisinières.

(1) Le moniteur des gens de maison, 15 Aoùt 1907. (?) Le montteur des gens de maison, 15 Août 1907.

«+ L’association indépendante des gens de maison des deux sexes *.

« L'union syndicale des gens de maison ».

« Le, syndicat des gens de maison femmes ».

« La société amicäle et mutuelle des gens de maison - « La Paguerette du Faubourg-Saint-Germain ».

- La sociélé de secours mutuels des cochers et conducteurs d'automobiles de maisons bourgeoises. »

La Bourse du travail à organisé aussi un syndicat de gens de maison (1).

Parmi ces associations, presque toutes s'occupent de questions professionnelles, quelques-unes poursuivent en plus un but politique, d’autres sont exclusivement des mutualités. Il est probable que ce neseront pas les seules. Nous souhaitons aux groupements qui se formeront, tout en s’occupant de questions professionnelles, de ne pas grossir démesurément le chapitre des revendications, de laisser à d’autres le soin des affaires politiques et de porter toute leur attention sur la mutualité si riche en

bienfaits encore incompris.

Vu :

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Vu : M. PLANIOL et permis d'imprimer, LE Vice-RECTEUR Vu :

DE L'ACADÉMIE DE PARIS, Dan 1 or LYON-CAEN.

(4) Il aurait été intéressant d’enregister ses tendances. Nous n'avons pu avoir de renseignements malgré nos efforts.

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