ALBERIC, ALICE
ALBERIC
Eh bien ! Alice, ma vue vous efFraye?
ALICE
Oui, d'abord... dans le premier moment; {apart.)
inais mainlenant, au conUaire... j'ai une grace a von.s dernander.
ALBERIC
Et laquelle?
ALICE
C^est de ne pas aller ce soir dans la foret...
Et pourquoi !
ALICE
Pourquoi?... il me le demande! apprenez qu'ils sont tous partis pour la chasse... la chasse au loup...
ALBERIC
Eh bien Iqu'est-ce que ga me fait?
ALICE
Comment! 9a ne lui fait rien... (apart,) il paraitrait qu'ils ne connaissent pas leur etati il faut le sauver malgre lui. (.Elle vadouceinejiffermerla porie a droite,) ALBERIC, se rttournant.
Eh bien ! que faites-vous?
ALICE
C'estla seuleporte qui donne sur le bois, et je Fai fermee pour que vous ne puissiez pas sortir^.. vous allez rester seul ici jusqu'a demain malin ; parce que, voyezvous, voila neuf heures, et si elles venaient a sonner pendant que jesuis la avee vous... jecroisque j'en mourraisde frayeur... Adieu, ne meretenez pas... [reprenant la lampe.) Adieu , bonne nuit ; maintenant que je vous sais ici, je dormirai plus tranquille.
ALBERIC
Je n'y coraprendsrien, et a moins que sa l6te...
(Neuf heures sonnent, Alice pousse un rri et laisse tomber sa lampp; une obscurite totale rfegne sur le theatre et au m^me moment on enlend le bruit dcs cors de chasse et des fanfares.)