Sous le n0 2016. (Supplément
JOINVILLE ET LE XIIIe SIÈCLE 307
découvert en Italie dans la ville de Lucques, et que pour cette raison on désigne sous le nom de manuscrit de Lucques. Ce second manuscrit, comme le premier, appartient à la Bibliothèque impériale 1 ; puis maintenant on en connaît un troisième entre les mains d'un particulier (M. Brissart-Binet, de Reims), copie de même époque à peu près que celle de Lucques, c'est-àdire du xvie siècle seulement, moins précieuse peut-être en ce sens que d'illustres armoiries, les armes de la maison de Guise, ne la décorent pas, qu'elle est moins riche, moins ornée de miniatures, et à certains égards d'une moins bonne conservation ; mais le très rare mérite de ce troisième manuscrit est de combler la plupart des lacunes qui déparent les deux autres, et notamment de nous donner jusqu'à trente-six pages omises dans le manuscrit de Lucques. C'était donc pour M. de Wailly un avantage assuré sur ces prédécesseurs que d'avoir à sa disposition ce document dont, il y a peu d'années, on ne soupçonnait pas même l'existence; mais indépendamment de cette heureuse chance, ce qui lui appartient en propre, ce qui n'est pas seulement du bonheur,