‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 141 sur 428 · CHAPITRE XXJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXJ

poDt 00 lefldiets piét<His avoient passé, le demeonni de Tarmée y passa; et -quand tout feustpasé, ledict Adventureux retourna vers lejioot, oà trouva nKMisieur le grand-maistre toinbé m Feai)», armé de toutes pièces ; et sans lu? et autre gentilhomme nommé Fontaine, Il esteit noyé. Et veulent les aucuns dire qu'il s'y escitfafia tellement qu'il y gaigna la maladie dont il moimit peu après ; mais je tienâ que QOQ, et^ sa mort luy feust advancée d'une autrenvte; car le soir, luy arrivé au logis, la belle fiètre le print, et F armée tira vers Corrége ; et se ûsoit mener ledict seigneur en un traisoeau coauneim cabinet ; et alla jusques à Corrége et toute Tannée, là on le comte et la coœtesse, qoi avoit nom madame Genièvre de Corrége, fort honnestedame, fisrentun bon recueil à toute la compagnie, qui feust mer- TeiUeitfeoKQt homieste ; et arresta Tarmée en trèshame chère trois jours, attendant la guélûoodeiDonsieiff le grand-maistre quiestoit fiMtmalade. Nonobstant ce, feust advisé que ponrceqneTaffaire du roy requéroit grande diBpiitt, qu'on feroit marcher l'armée. Et iMiOaieÈeisiear tonte la charge au sieur Jean- Jac^Rsltitulce sans la bailler à aultre, et ^Œwa à Corr^e. Et ne vouUust le Jeune ^*wWwwn demeurer avecques luy, pour • fie n'estoit ne bon médecin ne bon chi- ^'^^•jià-soit qu'il luy faisoit bien mal de "ta^iw bon oncle. Et quand ledict sieur vist V*8«»|iuvo!t le retenir, luy dit en pleurant : ■Adieu, non nepveu, on m'a advancé ma ■J*t; J8 ae vous verray jamais.» Et le confor- ^fe famé Adventureux le plus qu'il pouvoit. Ikalftâ se partist de luy avecques sa bande de ^i**! adventoHers , et quatre jours après "■"Wldict sieur grand-maistre. Et feust ** pafc perte ; et veulx bien luy donner ^8w»»çie c'estoit le plus sage homme de ''*(9^wtOQ( estât que je pense jamais avoir veu, ct<Kk phs grande diligence et plus grand esî^&6iei, rarmée «e partist, et s'en vint à ■•^^ tirer à La Mirûdole et combattre le WKltt Vénitiens.

CHAPlTftE XXII.

XVI» 8IKCLK, Chroo. et Mém.

Comment le pape Jules prini La MlràiNlole a^nt que le Mcoars < des François y fieusl venu. .

Le pape Jules voyant le grand hyver, avecques le conseil de quelques Espaignols qui estoient avecques luy, pensant que le roy n'eust point sitost son armée preste, et que La Mirandote qui estoit à la comtesse de Mirandole, fille du sieur Jean-Jacques, n'estoit pas prenable en temps d'esté, sinon en temps d'hy ver et de gelée pour ce qu'elle se fioit au marescage, et qu'on ne la peut approcher durant ce grand hyver, y vint mettre son siège et fist la batterie : et se faisoit mener le pape en un traisnean comme un cabinet. Et estoit dans ladicte ville de Mirandole la comtesse et quelques gens d'armes françois ; et en ce temps la ville ne valoit rien, car la muraille ne pouvoit rien résister contre l'artillerie. La batterie y feust faicte ; et la ville voyant ceste grande bresche et que tous les fossés estolent gelés et qu'il n'y avoit point de remède, se rendirent par composition, chascun un baston blanc à la main et la comtesse aussi. Et feust toute pillée la ville ; et perdit ladicte comtesse tout son bien et s'en vmt au camp des François, dont le sieur Jean- Jacques son père qui estoit chef de toute l'armée feust fort marry et couroucé. Et partirent de là pour aller prendre une petite ville et place assez forte, qui se nommoit La Concorde, appartenant à ladicte comtesse, que quinze cens Espaignols tenoient, et y mirent les François leur siège.

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