‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 146 sur 428 · CHAPITRE XXVIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIL

Comment le vke-roy de Napics et le comte Pedro Navarre Tinrent mettre le siège devant Boulongne, «t commem les Friuçdit le deffendirent.

Peu de temps après que l'armée des François se feust retirée, se ramassèrent les Espaigôols et les gens du pape en la Romagne dont estoit chef le vice-roy de Naples dom Remo de Cardonne; et avoit avecques luy le cçmte Pedro Navarre, petit homme maigre du val de Rancal, lequel avoit faict beaucoup de belles choses sur les Turcs et au royaume de Naples; et homme ingénieux pour prendre places et les defTendre, et s'entendoit aussy pour faire mines et contre-mines ; et estoit capitaine général des gens de pied espaignols dans l'armée da pape« Et du costé des Vénitiens estoit chef messire André Gritty. Or, ce temps pendant, le roy Louis envoya à M. de Nemours la puissance générale sur toute l'armée et pour estre gouverneur de Milan. Lequel assemblement desdictes deux armées par luy entendu, fist diligence d'assembler la sienne ; et, en temps qu'il Fassembloit, envoya dedans la ville de Boulongne M. de Lautrec avecques quatre cens hommes d'armes et lecapitaine Jacob avecques ses lansquenets qui estoient mille; desquels quatre cens hommes d'armes estoit la bande du sieur de Sedan, que menoif le vicomte d'Estoges. Et fisrent la plus grande diligence qu'ils peurent; et en estoit bon besoing, car ils n'y feurent pas de deux jours arrivés quand l'armée du pape et des Vénitiens y arriva devuit ladicte ville, là où commencèrent d'abord à faire une merveilleusement grande batterie et mines, tellement qu'en deux jours fisrent une bresche pour entrer cinquante hommes de fi*ont. Et donnèrent l'assault au costé où estoit une chapelle où avoit desjà quatre enseignes dessus, quand Brisson

(dont vous ay cy-devant parlé ), porleur-d'enseigne de M. de Sedan, avecques son enseigne et quelques gens d'armes qui le suivirent rebouXU tousceax qui estoient jà là-dessus; et croy que sans luy la ville estoit en grand daoger d'estre prise. Et fisrent tellement les lansquenets et autres qui estoient là que ledict assault feost reboutté. Laquelle chose faicte, à Farrivée de M. de r^emours qui s'approchoit se levèrent iesdicts £spaignols pour ce qu'ils n'estoîent pcMnt assez forts, et se retirèrent bien airant en la Romaigne.

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