‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 210 sur 428 · CHAPITRE LXXY · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXY

COnmeni noorfeorcto nuum Èà noÉblMt (fâller mMitf Jameuel fis! là marcher son armée; et comment FAdTCAtureui 8C vint mettre dedans, et du ravtiaîDeiDeot qu*U y llst.

Messencourt pris, monsieur de Nassau ne feust d'ad vis d'aller assiéger Sedan nyfiouiUon; mais pensoit qu'il n'y eust ame dedans Jâraels, comme il avoit autrefois bien pensé ; mais ce coup il estoit bien fourni d'artillerie et de ce qu'il luy falloit; et pensoît que, pour la prise de'Messencx)urt, les gens feussent plus eslonn» qu'ils n'estoient. Il se partist d^Yvoy, et fist lever le siège dé Messencourt, et fist marcher son armée par devant Mouson , sans rien demander aux François ; mais y eust de leurs gens qui atloient boire a la porte. Et s'en allèrent loger en une place qui est sur la rivière de Meuse, nommée Paully, qui eSt pays de Barrois, là où l'Adventureux aVoît fàicl n*â pas long-temps un camp ; et y demeura ledict âeur de Nassau avecques son esquipage, avant qo il vint a Jamets, trois ou quatre jours. Le iiew de Sedan et FAdvenluretix voyant que le chemin qu'il prenoit c'estcfît le chemin de Jamets, et qu'elle estoit mal fournie de geiis, feust r^ gardé entre eulx que F Adventiireut iroit avecques cinquante hommes (Tannes se jetter dedans. Laquelle chose feust faicte ; et partist par un après souper, et s'en alla toute la nuicl avecques ladicte gendarmerie, et passa près de fi où estoit monsieur de Nassau et son armée, wy estant arrivé a Jamets, prépara son cas et ce qui estoit de besoîng à ladicte jrface . comme celuy qui attendoit le siège dTieuré en heure; et sans point de faute il estoit bien apparent, car monsieur de Nassau se vint loger en un village qui se nomme Romain ville, qui est sur la rivière dudiet Jamets, et n'y a audict village, jusques à Jamets , que la portée d'un canon ; par qdoy il estoit bien aisé à veoir, et estoit l'apparence grande, que ledict sîeurifel'a»^^ deust assiéger ladicte place. Ce fiùct, les escarmouches saillirent d'un costé et d'aultre; et n'eust point e&vayé FAdvenior^ix sas |^ escarmovdief , vea ^oe le tkègë «sWlt si près de luy, n'eust été pour une finesse de guerre, qui estoit que, pendant que Fescarmouche se faisoit , il fist brasier le village , qui estoit nn très beau bourg, de peur qu'ils ne «e vinssent

loger dedans; et i^e le pouvoicAt bonnea^eiU assi^ qoe dp cçisiè 4u bourg* J^ feu mis au yillage, Jes coureurs dudict Adveotureux m ittjrèrem, coauiie |1^ avoieot d ordonnance ; et eolx dedans, incopUnefiit fist remp^rer le« porta, affio qu'il ne ;se fist plus de ^illies qqa fir lieux seorets que pe^ de g^ns eolendoient. 0r, il y avoii une platte-foro^ dedans JameU, là ou il y avoit uoe grande salle ; et vouUust rÂdventoreax la faire descouvrir et o^ler le bois, pour ce me dedans iadiq^e salle il y avoit &icl metti^ bpn nombre d'artillerie, car la sienne y ç^tplt, sans celle de son père ; et y avoit treole-six pièces d'artillerie, pièces de batterie et tmlct cens harquebutte^ à crocq ; et y avoit trois ou quatre grosses pièces dessus ladicte platte -forme pour j^uire aipi approches que les enneims feroient. Or, H failoit monter en bault pour abhattre tout ce bois et pour descouvrir çeste saiJe; et, quand ses gens estoient haults, les harquebut tiers du camp, qui estoient desjà \ofj^ aux bords des fossés de ladicte place, affoloient ses gens qui abbattoient ledict logis. p, adooc les fi«t retirer; et s'advisa d'une finesse, car i| y avoit dedans quarante ou cinquante prisonniers du party de l'empereur, qu'il fist monter dessins le corps de maison pour Fabbattre; [^t leur dict : qu'incontinent qu'ils viendroient en hault et que les autres tireroient sur eqlx , qu'ils leur diroient qu'ils estoient des leurs, mais qu'ils estoient prisonniers. Ce qui feust faict; c^r tout subit qu'ils feureot dessus, l'on commença à tirer après eulx: et coounencèrent à crier qu'ils estoient prisonniers des leur§, et par ce moyen feust la plattefcnne achevée, monsieur de Na^u feust deux ÏHffs à visiter la place, nuict et jour, par ca- WMûers «t aultrc» ; et y feurent faictes de belles escanDoocbeç d'un costé et d'aultre. Toutesfois, le second Jour i| se partist avecques son armée, et vint passer sur les haults du village de Roniaiûvilie, et print le chemin de Fleurange ; et renvoya quatre ou cinq cens çhevauU devant ïvoy pour la garder et pour soutenir le faix ^ïe la guerre guerriable;. Et semisrent lesdicts ehevaucheurs en embusche dedans un petit bois assez près dudict Jamets, pensant que ceolx de ladicte place deussent saillir après edx à la queue pour les def&ire, et après, à on long besoing , gaigner la place ; mais l'Advemureux ne vouUust souffrir qu'âme saillit

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