PROLOGUE
Ames sans énergie , esprits pusillanimes , Que la férule seule a détournés des crimes , En qui l'intérêt seul fait germer la vertu ; ^
Arrêtez-vous ici. . . le reste est superflu. Pour vos cœurs délicats, alimens indigestes , Mes vers vous causeraient des accidens funestes î Un vin robuste et chaud convient à l'âge mur ; L'enfance n'a besoin que d'un lait doux et pur.
Toi, qui sans le secours d'une cause étrangère, De ton seul mouvement , fais le bien pour bien faire ; O toi ! qui ne soumets ton cœur qu'à la raison : Lis ces vers . . . pour tout autre, ils seraient un poison.