SCENE XVI
ANGELA , puis un Paysan.
angéla, seule. Bonne Bathilde !... moi qui l’accusais !... quand clic s’éloigfle pour moi... pour mon bonheur... Mon bonheur!... ali! si je pouvais y croire... si Frédéric, en ne la voyant plus... Mais elle est si belle , si brillante !.. N’importe, je suivrai scs conseils... je cacherai mes craintes mes pleurs à Frédéric.... Je me sens
déjà plus gaie, plus heureuse... Ah ! s’il me voyait à présent , il trouverait peutêtre qu’il a tort de ne pas m'aimer.
l,N paysan, entrant pur la driiile, une lettre à la main. Une lettre pour M”* la baronne de Casteldor !..
ANGÉLA. Donnez, donnez... je sais ce que c’est... (Le paysan suri. Elle regarde la lettre.) Déjà !.. l’invitation ne s’est pas fait attendre !... (Elle Couvre.) Que vois-je !... l’écriture de Frédéric ! (S’arrêtant.) Ali !
mon Dieu ! que peut-il donc lui écrire?...
Je tremble et je n’ose lire !.. cette incertitude est au-dessus de mes forces. . ( Lisant.)
u Madame ,
» Mon père m’a chassé de sa maison
( S’interrompant .) Est-il vrai ?... (Continuant.) « J’ai peine à croire encore au se- » cret que vous m’avez révélé. » (S'arrêtant.) De quel secret parle-t-il donc ? (Continuant.) « Pauvre Angola ! la faiblesse de » son organisation la menace d’une mort » subite et terrible... si elle chaule ja- » mais... » (S'interrompant.) Qu’ai-je lu !
Ah ! mon Dieu !.. je le connais donc enlin ce terrible mystère... voilà mon arrêt...
Ah ! c’est affreux!... (Continuant avec effort.) « Jugez donc de ma passion pour » vous, pnisqu’après un tel aveu, je ré- » sistc à faire le bonheur de ma pauvre et » malheureuse cousine ! mais mon parti » est pris !.. Je l'ai dit à mon père : je ne » puis plus exister sans vous voir... La » seule grâce que j’implore est de vous » suivre !... Banni de cette demeure, je » suis caché ici près, sur les bords du Da- » nube... Si vous m’accordez la permission » de vous suivre, de venir secrètement vous » chercher ce soir, avant neuf heures, que » votre voix me fasse entendre l’air tou- » chant de ce matin, et j’accours près de » vous... ( Arec plus d'agitation.) Si vous » me refusez , si, quand neuf heures son- » lieront, je n’ai rien entendu, adieu, 111a- » dame... j’aurai tessé de vivre! » (Jetant un,.cri.) Malheureux ! ali ! courons...
peut-être est-il encore temps !
'.Elle s’arrête an instant qrénéc.'