HENRI, SUZANNE, MOREL
MOREL
Suzanne... par quel hasard?... que viens-tu faire ici?
SUZANNE, très émue et regardant de tous côtés.
Seul... seul avec Henri I... mon père?
Sans doute... Qu’as-tu doue?
SUZANNE
Rient... Je venais... ma soeur n’est pas ici?
MOREL
Ta sœur?... Pourquoi y serait-elle?
HENRI, à part.
Qu’a-t-elle donc?... C’est étrange!
SUZANNE
Ainsi... vous ne l’avez pas vue?
MOREL
Mais non... Ce n’est pas ici que vous avez l’habitude de prendre vos rendez-vous! Il n’y a qu’une petite folle comme toi qui puisse venir déranger son père au milieu de son travail !
SUZANNE
Pardon... je ne savais pas... je...
MOREL
Allons... je ne t’en veux pas!... embrasse-moi... cl va-l’en. (Elle l’cmbraste.)
SUZANNE
Je me serai trompée... nous devions sortir ensemble... et...
MOREL
Et on t’aura oubliée... C’est un peu l’iisage do la maison... Moi-même... tu sais, on m’oublie aussi quelquefois... SUZANNE, à part.
Mon Dieu tt,. où peut-elle être?
MOREL
Mais tout cela n’explique pas ce trouble... Suzanne, tu as quelque chose?
SUZANNE, vivement.
Moi!... non... rien!
MOREL
Si fait!
SUZANNE
Eli bien! voilà la vérité... c’est que maman, tourmentée de vous savoir triste... voulait nous envoyer ici, ma sœur et moi... pour vous consoler... vous embrasser...
MOREL
Je comprends,... je remercierai ta mère de cette bonne pensée... En attendant, va, mon enfant, et dis-lui que tu m’as trouvé ici travaillant ! Adieu... adieu... (il sc lève et cherche des papiers dans des cartons placés derrière lui.)
HENRI, bas à Suzanne.
Qu’avez-vous? que se passe-t-il?
SUZANNE
Si vous saviez! Esllier...
Eh bien?
HENRI